Cette page concerne les évènements survenus en 2009 en Ukraine :
Chronologie
Janvier 2009 Jeudi : Kiev indique avoir refusé le prix de par de gaz liquide car il n'était pas associé à une hausse du tarif payé par la Russie pour faire transiter par le territoire ukrainien le gaz destiné à l'Europe. La société ukrainienne Naftogaz avait de son côté proposé un prix de , contre en 2008, et une hausse du tarif de transit de 1,7 à pour et parcourus. À la suite de l'interruption des livraisons de gaz russe vers l'Ukraine, Naftogaz dit avoir constaté une baisse de pression dans ses gazoducs et avoir entrepris de puiser dans ses réserves de 17 milliards de mètres cubes de gaz stockés dans des réservoirs souterrains qui, selon la compagnie, équivalent à plusieurs mois de consommationLe Monde.fr, Conflit gazier : Moscou durcit le ton.
Vendredi : Naftogaz accuse Gazprom de ne pas avoir livré le volume nécessaire de gaz pour son acheminement vers l'Europe via le territoire ukrainien. Les livraisons de gaz russe à la Pologne en provenance de l'Ukraine baissent de 6 % dans l'après-midi.
Samedi : La présidence ukrainienne pour la sécurité énergétique a mis en garde l'Europe contre des problèmes d'approvisionnement en gaz, à la suite du conflit qui l'oppose à la Russie sur cette question : « Si la partie russe ne livre pas plus de gaz qu'actuellement, dans environ dix jours, il peut y avoir des problèmes technologiques très graves […] Si le gazoduc ukrainien ne reçoit pas les volumes de gaz, la pression dans les tuyaux va baisser. Par conséquent, automatiquement, indépendamment du personnel, il y aura des interruptions. Le système sera obligé de s'arrêter pour faire revenir la pression »Le Monde.fr, Conflit gazier : L'UE menacée par le conflit sur le gaz.
Dimanche : Naftogaz accuse Gazprom de manipulations en matière d'approvisionnement du gaz qui transite à travers l'Ukraine, il aurait réduit de 52 millions de m le volume de gaz qui transite vers l'Europe par les gazoducs ukrainiens, connus sous le nom de Soyouz, alors que Gazprom affirme qu'il fournit les volumes nécessaires de gaz destinés à l'Europe à l'entrée du système de transport de gaz ukrainien et en totale conformité avec le contrat de transit. Naftogaz met en garde contre les « conséquences imprévisibles dans tout le système de distribution en Europe ».
Vendredi : L'équipe d'observateurs européens a commencé à surveiller les flux de gaz russes en Ukraine. Composée d'une vingtaine de personnes issues des principales compagnies énergétiques européennes, ainsi que de fonctionnaires de l'exécutif européen. Elle s'est rendue dès son arrivée en Ukraine vers le point de distribution de Ukrtransgas, à Kiev, où elle a commencé à travailler. Elle est chargée de s'assurer que Kiev ne siphonne pas le gaz destiné à l'Europe, en vérifiant que les quantités de gaz sont les mêmes à l'entrée et à la sortie du territoire ukrainien. Selon un spécialiste du secteur gazier : « Le fait de compter le gaz ne pose pas de problème technique fondamental […] Les processus techniques sont connus, maîtrisés, les observateurs vont plutôt avoir un rôle de témoin de bonne foi ». En plus de compter le volume, les observateurs doivent s'assurer que la pression du gaz reste la même, à l'aide d'un manomètre. Plus la pression est élevée et plus il y a de gaz en circulation dans les gazoducsLe Monde.fr, Conflit gazier : les observateurs européens sont arrivés en Ukraine. Le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko accepte de laisser entrer les observateurs russes sur son territoire pour surveiller le transit de gaz russe vers l'Europe : « Nous assumons l'obligation de permettre aux représentants de la partie russe d'accéder aux points d'entrée et de sortie » du gaz russe transitant par l'Ukraine pour être livré à l'Europe, alors que les observateurs européens déjà arrivés « ont commencé à travailler », ce qui signifie que « toutes les conditions sont là pour une reprise immédiate des livraisons » a déclaré la Commission européenne.
Samedi : Le président de la société nationale ukrainienne d'hydrocarbures Naftogaz, Oleg Doubina, à son retour d'un voyage en Russie où il a rencontré des responsables du géant de l'énergie Gazprom, au sujet des problèmes de tarif pour le gaz en 2009 et sur le montant des arriérés de paiement de l'Ukraine, a déclaré que les négociations n'ont « abouti à rien en trois jours ».
Dimanche : Le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek est arrivé à Kiev afin de convaincre les dirigeants ukrainiens de signer l'accord, permettant notamment à des observateurs ukrainiens, européens et russes de contrôler la circulation de gaz russe sur le territoire ukrainien, qui était le principal point de friction entre Moscou et Kiev. La première ministre, Ioulia Tymochenko, a déclaré : « Nous avons signé le protocole aujourd'hui afin de prouver que l'Ukraine ne constitue pas un obstacle à la livraison du gaz russe. Ce protocole prévoit également l'arrivée d'experts sur le territoire russe afin d'observer l'approvisionnement côté russe ». Cependant, en dépit de l'accord, la querelle Moscou-Kiev n'est pas réglée.
Mardi : La compagnie gazière nationale Naftogaz admet bloquer le gaz russe destiné à l'Europe en raison de « conditions de transit inacceptable » imposées par le fournisseur russe Gazprom. Le problème porte sur la fourniture du « gaz technique » nécessaire afin de disposer d'une pression suffisante dans les gazoducs pour l'acheminement du gaz russe à l'Europe. La Russie estime qu'il appartient à l'Ukraine de le fournir, dans le cadre des accords de transit bilatéraux, ce que conteste Kiev. La Commission européenne a indiqué que les experts chargés de vérifier le transit du gaz n'avaient pu avoir pleinement accès au centre de distribution de Gazprom à Moscou et à celui de Naftogaz à Kiev.
Mercredi : La première ministre Ioulia Tymochenko, déclare que l'Ukraine cessera de bloquer le transit du gaz à destination de l'Europe lorsqu'elle sera, elle aussi, de nouveau approvisionnée en gaz russe. « Si le gaz est fourni aujourd'hui, il sera immédiatement envoyé » vers l'Europe. Naftogaz a admis bloquer le transit gazier qui devait reprendre mardi matin, mais a expliqué sa position par le fait que Gazprom avait posé des « conditions de transit inacceptables ».
Lundi : Oleg Doubina, président de Naftogaz, et Alexeï Miller, président de Gazprom, ont signé à Moscou les nouveaux contrats sur les livraisons de gaz à l'Ukraine et sur le transit vers l'Europe sur dix ans, en présence des premiers ministres Ioulia Tymochenko et Vladimir Poutine. L'accord prévoit que la Russie vendra à l'avenir son gaz à l'Ukraine « à un prix basé sur la formule européenne, mais avec un rabais de 20 % pour l'année 2009, à condition que les prix du transit demeurent au niveau fixé pour 2008 ». La première ministre Ioulia Tymochenko déclare : « Gazprom a reçu l'ordre de commencer les livraisons de gaz dans toutes les directions […] nous redémarrerons le transit dès que le gaz arrivera dans le système de gazoducs ukrainien […] il n'y aura pas de retards dus à l'Ukraine ».
Vendredi : À la suite de la signature de l'accord sur la reprise des livraisons de gaz signé par la première ministre Ioulia Tymochenko avec laquelle le chef de l'État est en conflit, le premier adjoint au chef de l'administration présidentielle, Oleksander Chlapak, qualifie l'accord de « capitulation » devant la Russie, déclarant : « Nous envisageons d'entamer des contacts avec la partie russe pour des consultations cet été au plus tard ». Le président Viktor Iouchtchenko se rend mardi auprès de la Commission européenne à Bruxelles pour tirer les leçons de la crise du gaz qui a interrompu les livraisons russes à destination de l'Europe pendant 22 jours. Les discussions porteront notamment sur la modernisation du réseau de gazoducs ukrainiens par lequel transite une grande partie de gaz russe livré à l'Union européenne mais qui « est un réseau très, très ancien, très inefficace, avec des pertes immenses » selon le président José Manuel Barroso : « Nous avons vu pendant cette crise que l'Ukraine avait des difficultés à remplir ses engagements, pas parce qu'il y a de la mauvaise volonté à l'égard de l'Europe - au contraire, l'Ukraine veut avoir un destin européen - mais en raison d'infrastructures anciennes ».
Février 2009 Mercredi : Deux jeunes Ukrainiens sont condamnés à la prison à vie pour avoir commis, en 2007 dans l'est du pays, 21 meurtres particulièrement atroces qu'ils filmaient à l'aide d'une caméra vidéo. Un complice, qui n'a pas directement participé aux tueries, a été condamné à neuf ans de prison pour coups et blessures. Les victimes, parmi lesquelles un adolescent de 14 ans et une femme enceinte, ont été choisies par hasard. Les jeunes leur donnaient d'abord un coup de barre métallique ou de marteau sur la tête pour les immobiliser, ensuite leur coupaient les oreilles, leur crevaient les yeux ou leur ouvraient le ventre. D'après l'enquête, les trois jeunes sont issus de bonnes familles, « ne souffrent pas de troubles psychiques » et étaient parfaitement conscients de leurs actes, « les psychologues ont cependant noté la pauvreté de leur monde émotionnel, l'absence d'intérêt pour les gens et de repères moraux ».
Mars 2009 Lundi : Le président Viktor Iouchtchenko et sa rivale, le premier ministre Ioulia Tymochenko, déclarent avoir trouvé un accord sur un plan d'action nécessaire pour la reprise du financement du Fonds monétaire international (FMI). Des amendements au budget seront votés en avril et mai, « toutes les divergences qui existaient entre le gouvernement et la Banque centrale ont été surmontées ». Le FMI avait donné son feu vert en novembre à l'octroi d'un prêt de 16,4 milliards de dollars à l'Ukraine, dont une première tranche de 4,5 milliards de dollars a déjà été versée. Mais le déblocage de la deuxième tranche, de presque 1,9 milliard de dollars, est entravé par des conflits politiques entre le président, qui soutient la Banque centrale, et le premier ministre autour du budget 2009, largement déficitaire contrairement aux exigences du FMI.
Mardi : Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, estime possible un nouvel arrêt des livraisons de gaz russe à l'Ukraine et à l'Europe, dont 80 % des livraisons transitent par l'Ukraine, au lendemain d'une opération inédite des services de sécurité ukrainiens au siège de la société Naftogaz à Kiev. Cette opération, au cours de laquelle les agents du SBU auraient tenté de saisir les originaux des contrats conclus le entre la société ukrainienne et Gazprom, marque une nouvelle aggravation du conflit entre le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, et son premier ministre, Ioulia Tymochenko. La première ministre, Ioulia Tymochenko, qui est à Paris pour s'entretenir de la crise avec le président Nicolas Sarkozy, estime qu'« il faut des élections anticipées en Ukraine », mais que le pays n'est pas au bord de la faillite, l'état de l'Ukraine n'est ni pire, ni meilleur que celui d'autres pays dans l'espace postsoviétique.
Jeudi : La société d'hydrocarbures Naftogaz annonce avoir payé la totalité de sa facture pour le gaz russe consommé en février, peu après la menace de premier ministre russe, Vladimir Poutine, d'interrompre de nouveau ses approvisionnements.
Avril 2009 Vendredi : environ personnes, essentiellement des jeunes et des retraités, ont défilé à Kiev contre le pouvoir « orange » en réclamant la démission du président Viktor Iouchtchenko et du gouvernement, incapables, selon eux, de contrer les effets de la crise économique mondiale sur le pays. La manifestation du n'avait réuni que personnes.