Le combat du Bourgneuf-la-Forêt ou encore Combat de l’étang de la Chaine se déroula à la suite d'une révolte paysanne lors de la Pré-Chouannerie.
Combat Vers la fin du mois de septembre 1792, en Mayenne, une troupe de gardes nationaux d'Andouillé, La Brûlatte, La Baconnière et Saint-Germain-le-Guillaume livrent au pillage le château de Fresnay et le Château de Launay-Villiers. Alertés par le tocsin, les paysans de Launay-Villiers, Boislin ( ???) et Bourgon se rassemblent à Launay-Villiers, place que le marquis de La Rouërie venait de quitter après y avoir séjourné clandestinement pendant trois mois.
Au chevalier Jacques de Farcy, propriétaire du château de Villiers, qui demande aux insurgés de ne point aller perdre la vie pour cette baraque, les paysans répondent qu'après les châteaux des nobles, ce seront leurs métairies qui seront incendiées par les patriotes. Ils décident donc de poursuivre leur action punitive et se dirigent vers le Bourgneuf.
Un des agents de La Rouërie, Jean-Louis Gavard, secondé par Jean ChouanIl prenait les ordres de Gavard, connu seulement de quelques-uns des chefs. Telle est la version officielle de la légende des chouans. Pour qui connaît les lieux, un simple maire ne pouvait faire preuve de tant de qualités stratégiques. L'endroit est particulièrement bien choisi : la troupe doit passer sur un pont très étroit, sans possibilité de passer au nord (dans l'étang) ni au sud (en bordure du bois de Misedon et dans les marécages.) Le stratège sera reconnu officiellement un an plus tard, en septembre 1793: il s'agissait de Charles Gaspard Elisabeth Joseph de Bailly, supposé émigré, mais que même la rumeur publique disait réfugié dans la région. (Archives Départementales de la Mayenne, L.2043)., prend alors la tête des insurgés. Les paysans se lancent aussitôt à la poursuite des gardes nationaux, qu'ils rattrapent au Bourgneuf-la-Forêt le soirles gardes nationaux revenaient coucher.. La charge menée par les frères Pinçon met rapidement en déroute les gardes nationaux qui abandonnent leur butin et laissent 18 morts sur le terrainChristian Le Bouteiller, La Révolution dans le pays de Fougères, p.147-149.. La municipalité du BourgneufRegistre de la mairie, vue 32, an III., perturbée par les événements ignore le nom des morts qui ne sont pas du villageneuf cadavres d'hommes qui ont été tués dans le dit bourg ou environ que Lon dit quil sont de La paroisse de La Baconniere est d'andouillée. L'une des victimes est Pierre GandonD'Andouillé. Archives départementales de la Mayenne, E dépôt 5/E13 vue 123. Registre d'Andouillé., un dixième mort est Pierre BabinD'Andouillé. Archives départementales de la Mayenne, E dépôt 5/E13 vue 57. Registre d'Andouillé..
L'embuscade est suivie le lendemain par une échauffourée entre les chouans et la force armée de Laval qui venait pour réprimer l'insurrection. Elle fut reçue à l'étang de la Chaîne par une fusillade à laquelle Jean Chouan ne prit aucune part, s'étant déjà réfugié en Bretagne, avec les frères Pinçon, de Bourgon. Cet accrochage fait deux morts parmi les insurgésGeoffroy Veillard du Genest et François Censier de Launay-Villiers, tous les deux enterrés à Saint-Ouën-des-Toits le 29 septembre (E dépôt 178/E15 vue 78) ; et un blesséLe gendarme Fontaine..
Plaque Une croix commémorant ce combat, est installée par l'Association du Souvenir de la Chouannerie Mayennaise près de l’étang de la Chaine, est consacrée le par l'abbé du Faÿ.
Sources Le Patriote du département de la Mayenne, du et du ; , tome 1, 423. ;
Notes et références
Catégorie:Bataille de la Chouannerie Catégorie:Bataille de 1792 Catégorie:Bataille sur le sol français Catégorie:Histoire de la Mayenne Catégorie:Septembre 1792