La combat de Plabennec se déroula à la suite d'une révolte paysanne contre la levée en masse lors de la Pré-Chouannerie.
Combat Dans le Léon, au nord du Finistère, l'insurrection éclate le à Plabennec (des troubles se sont déjà produits les jours précédents, notamment à Guipavas et Gouesnou), François Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. I, 334. attaquent à dix heures du soir les commissaires escortés par les 200 gardes nationaux de BrestRoger Dupuy, La Bretagne sous la Révolution et l’Empire, 1789-1815, 113-114.. Les insurgés, embusqués dans des fossés tirent plusieurs coups de fusil, le commissaire Perrot, notamment, est blessé et deux gardes nationaux sont tués (Jacques Moisan et Mail).
Les Républicains battent en retraite sur Gouesnou, poursuivis par les insurgés qui tentent de délivrer les leurs, retenus prisonniers. Mais en chemin, le général Canclaux leur vient en aide avec Louis Élégoët, Le Léon, Histoire et Géographie contemporaine, 129-130. et met en fuite les insurgés qui se replient sur Plabennec. Canclaux occupe ensuite Plabennec, puis se porte sur Lannilis, 120 gardes nationaux prennent également le contrôle de Ploudalmézeau, dont le maire, François BarbierFrançois Barbier, né le à Locmaria (Quimper), notaire à Ploudalmézeau, maire, fut condamné à mort pour avoir joué un rôle d'instigateur dans les révoltes contre-révolutionnaires liées au refus de la levée en masse survenues le à Ploudalmézeau, puis à Plabennec et Guipavas les jours suivants ; il fut guillotiné le Place du Château à Brest, est arrêté, tandis qu'un autre détachement occupe Gouesnou.
Le soulèvement est massif dans le Léon, mais le général Canclaux dispose d'importantes troupes dues à la présence à Brest d'un corps expéditionnaire en instance de départ pour Saint-Domingue afin d'aller y affronter les esclaves révoltés. 600 insurgés ont été tués d'après une lettre écrite à la Convention par le commissaire Cahel, cependant les registres de Plabennec ne font état que de deux soldats, des gardes nationaux, tués (Jacques MoisanJacques Moisan, né à Guipavas, domicilié à Brest, ouvrier, mort le à Plabennec (« trouvé mort au pied du calvaire ») et Noué MailNoué Mail, soldat volontaire à Brest, mort le à Plabennec (« étant venu avec l'armée à Plabennec » ) et cinq paysans (Gabriel Le GallGabriel Le Gall, né le à Plabennec, décédé le à Kerveur en Plabennec (« trouvé mort aux environs du bourg par l'effet des coups de feu »), François CastelFrançois Castel, baptisé le à Plouvien, laboureur, décédé le à Kerbrat Locmaria en Plabennec (« trouvé mort aux environs du bourg par l'effet des coups de feu »), Jean CreffJean Creff, né le à Kernilis, laboureur, décédé le à Kergarc en Plabennec (« trouvé mort aux environs du bourg par l'effet des coups de feu »), Guillaume BoulicGuillaume Boulic, né le , forgeron à Pentreff sur la route du Drennec, tué le à Plabennec (« d'un coup de feu ») et SalouLe registre des décès de Plabennec n'indique pas ce nom) tués au combat. Pour François Cadic les Républicains ont 4 morts (mais le registre des décès de Plabennec ne porte pas trace des deux décès supplémentaires supposés) et plusieurs blessés.
Bibliographie , 360. , 129-130. , 113-114.
Notes
Catégorie:Bataille de la Chouannerie Catégorie:Bataille de 1793 Catégorie:Bataille sur le sol breton Catégorie:Chouannerie dans le Finistère Catégorie:Mars 1793