Claude Pivi, né le à Nzérékoré et mort le à Conakry, est un officier militaire guinéen. Il est membre du Conseil national pour la démocratie et le développement et ministre chargé de la sécurité présidentielle sous la présidence de Moussa Dadis Camara.

Biographie Claude Pivi naît en à Nzérékoré. Il a d'abord une carrière sportive dans le karaté, disputant notamment les Championnats d'Afrique dans les années 1980. Il intègre l'Armée guinéenne en 1985 et enseigne le karaté à plusieurs militaires dont Aboubacar Sidiki Diakité.

Sous la présidence de Lansana Conté, il est sergent-chef du bataillon autonome des troupes aéroportées. Il se révèle en tant que porte-parole des soldats lors d'une mutinerie en .

Il est nommé ministre par décret présidentiel le lendemain de la formation du gouvernement de Kabiné Komara le .. Il devient capitaine en .. Le journal Jeune Afrique évoque de fortes tensions entre membres du CNDD à la suite des événements du 28 septembre 2009..

Claude Pivi figure en vingtième position sur la liste de personnalités guinéennes soumises à interdiction d'entrée ou de passage en transit sur le territoire de l'Union européenne à la suite du massacre du au stade de Conakry, dans le but de sanctionner les membres du CNDD et les personnes associées, http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:281:0007:0011:FR:PDF. Il figure également à la suite de cette répression violente sur la liste établie par l'Union africaine, sanctionnant l'ensemble des membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ainsi que des personnalités civiles par un refus d’accorder des visas, des restrictions sur les voyages et le gel des avoirs..

Inculpation et condamnation à la perpétuité vignette|gauche|Accusés lors du procès du massacre du 28 septembre 2009. Dans l'instruction ouverte par la justice guinéenne sur les événements du , il est inculpé par les juges d'instruction chargés de l'affaire le .. En , le procès lié aux événements du se poursuit devant le tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry avec les témoignages des victimes..

En , après son évasion de la maison centrale de Conakry, orchestrée par un commando avec à sa tête Verny, un des fils de Claude Pivi, la junte dirigée par Mamadi Doumbouya promet une récompense de 54 000 euros pour la capture de Claude Pivi..

Le , Claude Pivi est reconnu coupable de « crimes contre l’humanité » dans les massacres survenus en 2009 et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-cinq ans de prison et un mandat d'arrêt est décerné contre lui...

Dans la soirée du , Claude Pivi est arrêté par la police à la frontière avec le Liberia., envoyé à Monrovia avant d'être extradé par vol spécial sur Conakry dans la nuit du 17 au . Par la suite, il est détenu à la prison civile de Coyah..

Mort Claude Pivi meurt en détention, selon le communiqué du parquet général. Il souffrait de diabète chronique et d’hypertension artérielle. Il est hospitalisé après une non-observance de son traitement ayant conduit le à une hypoglycémie sévère nécessitant son évacuation d’urgence à l’hôpital militaire du Camp Samory Touré. Après deux jours de soins intensifs, il meurt le , des suites d'un coma hypoglycémique selon le médecin traitant. Le parquet général commandite une autopsie dont les conclusions feront l'objet d'un communiqué ultérieur.

Notes et références

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