Il était une fois un merle chanteur (en , Iko shashvi mgalobeli, en ) est un film soviétique réalisé par Otar Iosseliani, sorti en 1970. Le film, , n'a été distribué en France qu'en 1974.
Synopsis Tbilissi, capitale de la Géorgie. Guia Agladze est timbalier dans l'Orchestre symphonique. Sa vie professionnelle se résume à donner un coup de timbale au début et à la fin d'un concert. Mais, il est distrait et arrive toujours le dernier... Sans cesse en mouvement, toujours sur le point d'être en retard ou de manquer un rendez-vous, Guia vit comme un oiseau sur la branche. Parfaitement insaisissable, on ne sait jamais où le trouver... Il est pourtant doté de multiples dons et son charme est irrésistible. Un jour, destin cruel, pressé comme à l'habitude et troublé par les silhouettes de jolies filles, Guia trouve la mort dans un accident de la circulation...
Fiche technique Titre : Il était une fois un merle chanteur Titre original : Iko shashvi mgalobeli Titre en langue russe : Жил певчий дрозд Réalisation : Otar Iosseliani Scénario : Otar Iosseliani, Dimitri Eristavi, Semion Lounguine, Ilya Nousinov, Otar Mekhrichvili, Chermazan Kakichachvili Musique : Taimuraz Bakuradze Photographie : Abesalom Maisuradze Décors : Dimitri Eristavi Son : Tenguiz Nabobachvili Montage : Djoulia Bezouachvili Sociétés de production : Kartuli Pilmi, Georgian-Film, Gruziya Film Pays d'origine : Langues originales : géorgien et russe Format : noir et blanc - - mono Genre : comédie dramatique Durée : 82 minutes Date de sortie : Union soviétique : (Tbilissi) ; (sortie nationale) France : (Festival de Cannes) ; (sortie nationale)
Distribution Guéla Kandelaki : Guia Agladze Irina Djandieri : Goghi Tchkheidze : Goghi Elena Landia : la mère Djansug Kakhidze : le chef d'orchestreDjansug Kakhidze (1936-2002) joue pratiquement son propre rôle. Personnalité reconnue de la vie musicale, il fut chef de l'Orchestre symphonique d'État de Géorgie. Robert Sturua : Sosso Marina Kartsivadze Zourab Nijaradze Maka Makharadze Dea Ivanidze
Commentaires et analyse , estime Jacques LourcellesJacques Lourcelles; Dictionnaire du cinéma - Les films, Bouquins, Robert Laffont, 1992.. le plus inconsciemment réfractaire au régime dans lequel il vit, écrit-il.
Guia, le héros du film d'Otar Iosseliani, possède, toutefois, Jean de Baroncelli, in Le Monde, cité dans Le Cinéma géorgien, Cinéma/pluriel, Éditions du Centre Georges-Pompidou, Paris - 1988.
Il était une fois un merle chanteur (c'est le titre d'une chanson populaire), c'est donc aussi, in : Positif, avril 1975.
Tout au long du film, l'oisiveté de Guía est en contraste avec le professionnalisme des travailleurs : Guia rencontre dans son odyssée oisive une biologiste, un professeur de physique, un chirurgien, un géomètre, un cadreur, un horloger ; et le travail de la vigne est évoqué à la fin du film. Quand il demande à sa mère de le laisser travailler, il ne parvient qu'à inscrire quelques clés de sol sur une partition vierge.
, le film est, néanmoins, volontairement ambigu. R. Jurenev : Iskusstvo Kino, 1972, n°8.
La musique a un rôle essentiel tout au long du film : des extraits de la Passion selon saint Matthieu - Erbarme dich, des musiques traditionnelles géorgiennes, des airs d'opéra.
Dans un texte intitulé Le temps obsessionnel, le psychanalyste Daniel Sibony illustre une réflexion sur le temps à partir du film d'Otar Iosseliani. cité par Antony Fiant, (Et) le cinéma d'Otar Iosseliani (fut), Éditions L'Âge d'Homme, 2002.
Jean de Baroncelli livre, à propos de cette scène tragique, la réflexion suivante :
Distinction Meilleur film étranger, Italie, 1974
Notes et références
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