Libération (en , en , en ) est une coproduction internationale épique de 7 h 27 tourné par Iouri Ozerov de 1967 à 1971 et retraçant des épisodes marquants de la Grande Guerre patriotique à partir de 1943.

Il s'agit d'une coproduction de l'Union soviétique, de la République démocratique allemande, de l'Italie, de la Pologne et de la Yougoslavie.

Synopsis L'Arc de feu (en russe Огненная дуга), (), terminé en 1968 Le premier épisode de cette épopée cinématographique soviétique sorti en 1969 évoque le contexte de la bataille de Koursk et la bataille elle-même.

Après un test décevant sur le blindage d'un char Tigre, Adolf Hitler exige que l'on apporte des améliorations à ce blindé avant de lancer l'Opération Citadelle. Il s'ensuit une période de calme mais l'état-major soviétique sachant, par ses services de renseignements, que l'ennemi concentre des troupes dans les régions de Poltava, Kharkov, Orel et Briansk pense que les Allemands vont lancer une offensive. L'interrogatoire d'un prisonnier allemand capturé par des sapeurs soviétiques alors qu'ils ouvraient un passage dans un champ de mines vient conforter cette opinion.

Afin d'affaiblir le dispositif offensif, Gueorgui Joukov autorise des frappes d'artillerie auxquelles succède un grand calme qui interroge, du frontovik au grade le plus élevé. Cette « paix » provoque un certain laxisme sur la ligne de front et les gradés doivent réagir. Ce répit est dû à une certaine désorganisation dans les lignes allemandes à la suite des bombardements, et l'opportunité d'une attaque, l'effet de surprise ayant échoué, leur apparaît moins clairement.

Le , les Allemands attaquent : aux frappes aériennes succèdent les chars suivis par les fantassins. Pendant ce temps au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen, Andreï Vlassov tente de recruter des prisonniers pour son Armée de libération russe mais n'en entraîne guère. Un autre prisonnier, Iakov Djougachvili, est approché pour être échangé avec le Generalfeldmarschall Friedrich Paulus. Il refuse et son père, Joseph Staline, fera savoir qu'on n'échange pas un maréchal contre un simple soldat.

Sur le front, la situation est terrible pour les troupes russes qui tiennent plus ou moins bien selon les secteurs. Sous les bombes, les tirs de mitrailleuses, les soldats résistent comme Sachka qui transporte des caisses de munitions, Zoïa qui soigne les blessés, Maximov qui après avoir perdu tous ses hommes est renvoyé à son poste puis capturé par les Allemands, le capitaine Orlov qui doit contenir des soldats qui paniquent. D'autres comme Savtchouk sont blessés et certains en état de choc sont inopérants.

Dans ces circonstances, Joukov persuade Staline d'engager les troupes prévues pour l'opération Koutouzov afin de permettre la contre-offensive de Constantin Rokossovski. Le secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique lui donne trois jours pour la préparer.

À Londres, Winston Churchill s'inquiète de la situation sur le front russe et pense à une invasion de l'Europe par les Balkans d'autant plus qu'il n'avait pas reçu de bonnes nouvelles des résistants yougoslaves mais les troupes de Josip Broz Tito fondent sur l'occupant et brisent l'encerclement.

Du côté allemand, Erich von Manstein engage toutes ses divisions blindées et les Soviétiques les affrontent avec leurs chars, ce qui permet d'assister, entre autres, à une charge à partir du bloc de vision du pilote, puis à l'extérieur lorsque les équipages des blindés touchés poursuivent le combat au révolver, au poignard, au corps à corps au milieu de quelque chose qui ressemble à l'enfer. Avec les renforts de la armée de la Garde du général Alekseï Jadov et la armée blindée de la Garde du général Pavel Rotmistrov l'envahisseur subit de lourdes pertes : Gustav Schmidt se suicide après l'anéantissement de sa division.

L'offensive allemande est arrêtée mais il reste encore deux années de souffrances, de courage et de pertes.

La Percée, en russe Прорыв () terminé en 1969 Alors que les troupes américaines viennent de débarquer en Sicile, le Hitler se rend à Trévise pour y rencontrer Benito Mussolini. Le Führer tente de remobiliser le Duce mais celui-ci accablé par la situation ne prend aucune décision, ce qui précipite sa destitution puis son arrestation sur l'ordre du roi Victor-Emmanuel III.

À Berlin, Hitler confie à Otto Skorzeny la mission d'aller délivrer Mussolini avant de recevoir von Kluge à qui il demande plusieurs divisions pour les transférer sur le front italien comme le lui conseille le maréchal Wilhelm Keitel. Von Kluge soutenu par deux généraux réussit à convaincre le Führer de ne pas retirer d'unités du front de l'Est.

Ce maintien n'empêche pas les troupes soviétiques de prendre Orel et Bielgorod. Mais l'ennemi n'est pas anéanti et pour le vaincre commence la bataille du rail afin qu'il ne puisse se replier en bon ordre.

Dans les territoires occupés, bien que les Allemands fassent pression sur la résistance par une répression féroce sur la population, les résistants ne renoncent pas : à Varsovie une bombe explose dans un cinéma fréquenté par l'occupant.

Mussolini, libéré par des commandos allemands, se retrouve en présence d'Hitler pour qui la situation est magnifique : à l'ouest les Anglo-Américains sont incapables d'ouvrir un front, en Italie les troupes ont des positions très fortes et en Russie un rempart a été construit sur les rives du Dniepr. C'est là que les forces soviétiques des fronts du centre, de Voronej, de la steppe et du front sud-ouest atteignent le fleuve.

La traversée est très difficile sous les tirs de l'artillerie ennemie, la mitraille et les bombes larguées par les avions mais il faut traverser coûte que coûte, avec tout ce qui peut flotter, au prix d'énormes pertes. Les Russes parviennent à établir plusieurs têtes de pont. Ainsi le bataillon du colonel Loukine où l'on retrouve le capitaine Tsvetaïev, le capitaine Orlov, l'adjudant Sachka et son ami Sklyar pour ne citer qu'eux s'installent dans un village où un sniper de la ROA fait un « carton ». Ils comprennent vite qu'ils sont là pour attirer les Allemands afin de soulager d'autres unités et qu'ils n'ont aucun espoir de recevoir de l'aide. Sacrifiés, les malheureux se battent jusqu'aux dernières cartouches, submergés par l'adversaire. Quinze survivants parviennent à s'échapper par les marais.

Au Kremlin, on rend compte des succès des franchissements avec plus de vingt têtes de pont et on suggère à Staline de renforcer la armée pour s'emparer de Kiev après le . Staline décide d'avancer l'opération au pour célébrer l'anniversaire de la grande révolution d'octobre. Rybalko qui commande la armée de chars de la Garde doit préparer l'offensive et pour traverser le fleuve sans être trop exposé réussit, grâce au cadavre du soldat Petrov qui transporte un document qui indique de fausses positions, à détourner l'attention des Allemands et traverser le Dniepr sans dommages.

L'attaque de Kiev commence par une offensive blindée, la nuit, avec projecteurs et sirènes. Puis ce sont des combats acharnés dans la ville au milieu des décombres, des explosions, des incendies où beaucoup perdent la vie. Les survivants reçoivent leur lot de décorations, de félicitations.

À Téhéran, Roosevelt, Staline et Churchill se retrouvent à l'ambassade d'URSS où le secrétaire général du PCUS réclame l'ouverture d'un second front. Churchill propose les Balkans mais Roosevelt trouve la cible trop éloignée. Et pendant ce temps, des armées soviétiques avancent dans la neige en direction de Berlin. L'année 1944 s'annonce meilleure sinon moins difficile que 1943.

Opération Bagration, en russe Напрaвление главного удара () terminé à la fin de 1970 et au début de 1971 partie

Le Churchill et Roosevelt informent Staline qu'ils ont décidé d'ouvrir un front au nord de la France en . En retour le leader soviétique les informe qu'il prépare une attaque massive sur le front de l'Est. Les résultats de cette conférence parviennent à l'ambassade britannique, à Ankara, le . Le valet de chambre Elyesa Bazna à la solde des nazis leur transmet des photographies du dossier. Hitler qui les reçoit de la main d'Heinrich Himmler croit à une manœuvre de Churchill et n'y accorde aucune importance.

Au front Nikolaï Vatoutine tombe dans une embuscade où il est mortellement blessé : les offensives en Ukraine se poursuivent sous les ordres de Gueorgui Joukov, Ivan Koniev, Rodion Malinovski...

Au Kremlin, devant Staline, Joukov fait un état de la situation et chacun expose son point de vue pour préparer la grande offensive d'été. En définitive le choix se porte sur la Biélorussie, là ou les Allemands les attendent le moins car les terrains marécageux rendent très difficile la progression des blindés. Staline donne son accord et demande que l'on étudie le projet.

Sur le terrain où l'on retrouve Zoïa toujours aussi téméraire, aussi dévouée, les Allemands se défendent farouchement. Les pertes soviétiques sont lourdes et Joukov donne l'ordre d'arrêter l'offensive. Il part en inspection dans les zones de marécages où il découvre que des soldats ont trouvé un moyen pour s'y déplacer plus facilement.

Le au Kremlin, Staline préside à une réunion qui rassemble les principaux chefs militaires soviétiques : ils lui exposent le programme détaillé de l'offensive d'été. Le secrétaire général du PCUS, convaincu du sérieux du travail, ratifie le projet et décide de l'appeler opération Bagration.

Alors qu'à Berlin Hitler découvre que les informations fournies par leur espion à Ankara étaient bonnes, on a du mal à bien se préparer à l'attaque soviétique parce qu'on ne sait pas où elle aura lieu. Pendant ce temps dans les profondeurs des forêts biélorusses un représentant de l'Armée rouge rencontre des chefs des principaux groupes de partisans biélorusses qui sont chargés de saboter le réseau ferré sur toute la longueur du front, ce qui est fait.

Tout semble prêt : artillerie, blindés, aviation attendent le signal. Parmi les forces aériennes on trouve l'escadrille Normandie-Niémen commandée par Pierre Pouyade (et non Pouillarde comme écrit dans les sous-titres) dont deux des pilotes, Jacques et le lieutenant Zaitsev, vont être abattus par la DCA dans des circonstances particulières. partie Le , le maréchal Joukov rend compte des premiers succès de l'opération Bagration : Hovhannes Bagramian a forcé les Allemands à traverser la Dvina occidentale et a encerclé Vitebsk, Ivan Tcherniakhovski progresse vers la Bérézina et Borissov, Matveï Zakharov s'avance vers Moguilev. Ils ont pu compter sur l'aide de qui ont paralysé les voies ferrées de l'ennemi qui ne semble toujours pas croire à une offensive de l'Armée rouge dans ces secteurs.

L'état-major déclenche un pilonnage destiné à affaiblir les défenses allemandes, à couvrir le bruit de l'installation des rondins, celui de la progression des blindés et des fantassins dans les marais. La surprise n'est pas totale pour la Wehrmacht et la traversée des marécages avec des moyens de fortune est très difficile sous le feu de l'ennemi. Cependant crée une brèche, progresse vers Bobrouïsk et à la tête d'une flottille traverse la Bérézina. Ces revers entraînent le remplacement d'Ernst Busch par le Generalfeldmarschall Walter Model. Rien ne semble arrêter les troupes soviétiques qui parviennent à Bobrouïsk : le général Adolf Hamann fuit en incendiant la ville où Joukov et ses troupes pénètrent en recevant un accueil triomphal.

Les blindés de Mikhaïl Panov foncent vers Minsk semant l'infanterie qui se retrouve à en arrière. En traversant les forêts les tanks prennent en «stop» les partisans qui vont remplacer les fantassins et tous partent à la conquête de Minsk pour poursuivre leur avancée et faire leur jonction avec la colonne de chars de