Morlanwelz (prononcé : []. ; en wallon Marlanwè) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

La commune fait partie de la région du Centre, avec plus de habitantshttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK répartis sur trois sections de commune. Dans la seconde moitié du vingtième siècle, la ville belge a accueilli de nombreux immigrants d'origine italienne (environ 3 000), principalement de Villarosa, une ville de l'arrière-pays sicilien avec laquelle Morlanwelz est jumelée depuis 2002.

Toponymie

Morlanwelz-Mariemont

Carnières

On pense généralement que le nom de Carnières provient du mot bas-latin « carnus », qui correspond à « carpinus » en haut-latin et à « carne » en roman, signifiant « charme ». Ainsi, Carnières désignerait en latin « carpinetum » un endroit planté de charmes. Cependant, il a aussi parfois été interprété comme dérivant du mot « carnage »’’.

Géographie

Situation Morlanwelz se trouve à l'est de la province de Hainaut dans l'arrondissement de La Louvière situé dans la région du Centre.

Communes limitrophes

Sections de commune

# Nom Superf.(km). Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Morlanwelz-Mariemont 9,65 9.358 969 58004A 2 Carnières 7,71 8.199 1.063 58004B 3 Mont-Sainte-Aldegonde 3,01 1.545 513 58004C

Géographie physique

Morlanwelz-Mariemont Morlanwelz se caractérise par un relief doux, une position charnière entre deux bassins hydrographiques et une structure géologique variée. La commune s’étend sur le versant nord‑est de la vallée de la Haine, avec une altitude qui oscille entre et sur les limites communales, mais qui atteint du côté de Mariemont. L’ensemble du territoire présente une altitude moyenne d’environ , avec un minimum de et un maximum de selon les données topographiques élargies du secteur.

Morlanwelz se situe sur une ligne de partage des eaux séparant le bassin de la Meuse (via la Sambre et le Piéton) et celui de l’Escaut (via la Haine). La Haine, rivière principale, traverse la commune mais est en grande partie canalisée et couverte dans la zone urbanisée. Deux affluents locaux le ruisseau de l’Olive et le Ry du Bois complètent ce réseau hydrographique. On y trouve également des sources d’eau ferrugineuse, témoignant d’une composition minérale particulière du sous‑sol.

Les sols sont limoneux sur les versants et alluvionnaires dans la vallée, constitués de dépôts quaternaires. Le sous‑sol est riche et stratifié : craie d’origine secondaire, houille prise dans des couches de grès et schistes, ainsi que sables et argiles tertiaires. La principale nappe aquifère se situe à la base des sables bruxelliens, utilisée pour l’alimentation en eau depuis 1877.

Le paysage ancien était dominé par la forêt Charbonnière, dont subsiste aujourd’hui le bois de Mariemont. La vallée de la Haine comportait autrefois des zones marécageuses, cohérentes avec l’étymologie évoquant un « pays de marais ».

Carnières Le village ressemble à un amphithéâtre formé par des collines disposées en gradins, offrant un relief assez accidenté. Le point le plus bas se situe dans la vallée de la Haine, à l’arrivée de la Chaussée Brunehaut, au lieu-dit « Platinerie », où l’altitude est de . Le point le plus élevé se trouve sur la route de Bascoup, à au nord du carrefour avec la rue Beauregard, et culmine à ’.

Les autres points élevés de la localité sont :

Placard : ; Cimetière de Collarmont : ; Haut de la Gade : ; Gare : .

À l’est de la Haine, dans les vallons façonnés par ses eaux et ses ruisseaux tributaires, prédominent les formations quaternaires. À l’ouest de ce cours d’eau, les terrains sont majoritairement d’origine crétacée. Le sous-sol recèle de la houille et, à faible profondeur, on trouve des sables de diverses natures. Du côté du bois d’Hairmont, apparaissent des formations de tuf calcaire. Le terrain houiller affleure à l’est de la Haine, vers la Chaussée Brunehaut et les hauteurs du « Tienne à Caillaux » et du « Calvaire »’.

Démographie

Démographie : Commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,91994101,21995101,61996101,41997101,11998101,21999101,72000101,72001102,42002102,12003101,72004101,42005101,52006102,62007103,32008103,82009104,32010104,12011105,02012105,52013104,92014105,32015105,12016105,42017104,92018105,02019105,22020105,62021105,82022106,02023106,12024105,82025105,52026105,7

Histoire

Morlanwelz-Mariemont

Morlanwelz possède une histoire longue et étonnamment riche, marquée par un passé rural, une romanisation précoce, une période féodale structurante et une industrialisation fulgurante au . Les premières traces humaines connues remontent à la préhistoire : plusieurs haches en silex ont été découvertes entre 1877 et 1893 sur le territoire communal, témoignant d’une occupation très ancienne. À l’époque romaine, la région est traversée par la chaussée Brunehault, une voie antique monumentale dont le tracé s’étend sur plus de à Morlanwelz-Mariemont. Sa largeur, variant de 9 à plus de selon les tronçons, illustre l’importance stratégique de cette route dans l’organisation du territoire gallo-romain. Le Moyen Âge voit apparaître les premières mentions du nom Morlanwelz, dérivé du « gué de Morland », attesté dès 1211. Un château fort domine alors la vallée de la Haine du jusqu’en 1536, structurant la vie locale autour d’un noyau défensif et religieux : l’église, dont l’origine remonte au , sera reconstruite en 1863. Jusqu’au , Morlanwelz reste un village essentiellement agricole, organisé autour de ses terres, de ses hameaux et de son gué.

Le marque un tournant décisif avec l’essor du charbonnage. La famille Warocqué, figure incontournable de l’histoire locale, impulse un développement industriel majeur : mines, métallurgie (Baume et Marpent), boulonneries Cambier, industries alimentaires comme Le Bon Grain. Cette prospérité attire une population croissante et transforme profondément le paysage urbain. Les Warocqué font également bâtir de grandes demeures et un ensemble d’infrastructures sociales et éducatives : crèche, maternité, orphelinat, athénée, lycée. Raoul Warocqué, dernier héritier, joue un rôle central dans cette modernisation. La commune actuelle naît de la fusion de Morlanwelz-Mariemont, Carnières et Mont‑Sainte‑Aldegonde. Après la fermeture progressive des industries traditionnelles au , l’économie locale se réoriente vers les petites et moyennes entreprises, notamment dans des parcs d’activités comme celui de Sainte‑Henriette. Morlanwelz devient aussi une véritable cité d’enseignement, accueillant chaque jour plus de , du maternel au supérieur. Enfin, Morlanwelz est indissociable du domaine de Mariemont, célèbre pour son parc paysager de et son musée archéologique de renommée internationale, héritage d’une histoire prestigieuse remontant à Marie de Hongrie.

Carnières

Au Haut Moyen Âge, le cœur du village de Carnières se trouvait à Collarmont. C’est là qu’on a construit la première église Saint-Hilaire, perchée sur un petit plateau, au lieu-dit « Cron Chesne », presque à flanc de la colline de Collarmont cette église fut démolie en 1874’’. En 1643, sous Louis XIV, le passage des troupes françaises après la bataille de Rocroi provoqua plusieurs incendies et le pillage de l’église (victoire de Condé sur les Espagnols). En 1667, elles imposèrent de lourdes contributions de guerre aux habitants (prise du pays par Turenne). En 1674, les Français passèrent lors de la bataille de Seneffe, opposant Condé au prince d’Orange. En 1675, Louis XIV, accompagné de Vauban, investit les Pays-Bas, et son passage à Carnières entraîna de fortes réquisitions. En 1690, les troupes traversèrent lors de la bataille de Fleurus, où le maréchal de Luxembourg vainquit les Allemands (Ligue d’Augsbourg). En 1692, les Français revinrent pour la bataille de Steinkerque, où le maréchal de Luxembourg triompha de Guillaume d’Orange (Ligue d’Augsbourg), tandis que Louis XIV exigeait de nombreuses prestations. Pendant la Première Guerre mondiale, une partie du hameau de Collarmont fut incendiée, deux habitants furent exécutés et 44 autres envoyés en Allemagne comme prisonniers civils. Les Allemands pillèrent, commirent des violences et exigèrent nourriture ainsi que boissons alcoolisées. En 1916 et 1917, 216 Carniérois furent déportés dans des camps allemands, puis rapatriés en raison du manque de main-d’œuvre qui posait problème aux Allemands. Quatre moururent et beaucoup revinrent avec de graves maladies ou restèrent infirmes à vie. En 1919, les troupes anglaises qui avaient été cantonnées dans le village repartirent. En 1977, lors des fusions des communes, la commune de Carnières a perdu son autonomie communale et elle a été rattachée avec Mont-Sainte-Aldegonde à Morlanwelz-Mariemont.

Mont-Sainte-Aldegonde

Héraldique

Politique et administration

Conseil et collège communal 2024-2030 Collège communal Bourgmestre Jean-Charles Deneufbourg PS 1er Échevine Josée Incannela PS 2e Échevin Gérard Mattia PS 3e Échevin François Devillers PS 4e Échevin Frédéric Scheirelinck PS 5e Échevine Ines Tasca PS Président du CPAS Nebih Alev PS

Liste des bourgmestres

1977-2000 : Nestor-Hubert Pécriaux, (PSB-PS). 2001-2012 : Jacques Fauconnier, (PS). 2012-2024 : Christian Moureau., (PS). 2024 : Josée Incannela.., (PS). 2024-: Jean-Charles Deneufbourg..., (PS).

Jumelages Site de la commune de Villarosa et Villarosani.it - La Communauté des citoyens de Villarosa. . . .

Patrimoine et culture Patrimoine architectural Le patrimoine immobilier classé.

Morlanwelz vignette|235x235px|Le prieuré de Montaigu. Les ruines de l'abbaye de l'Olive, fondée en 1218, reposent à Morlanwelz, dans le bois de MariemontJoseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, .. Le prieuré de Montaigu, construit en 1615. L'hôtel de ville, construit en 1895 en style néo-gothique,.. L'église Saint-Martin, construite en 1865 et consacrée en 1867. L'athénée provincial du Centre, construite en 1909 grâce à Raoul Warocqué. L'orphelinat ancien, édifié en 1910. Une ancienne crèche datant de 1901. Une ancienne maternité construite en 1907.

Carnières La maison natale du peintre Alexandre-Louis Martin. L'ancienne maison communale (1837).