Nicolas Bacri, né le à Paris, est un compositeur français, auteur de cent-soixante œuvres dont sept symphonies, onze quatuors à cordes, huit cantates, deux opéras en un acte, quatre concertos pour violon, sept trios avec piano, quatre sonates pour violon et piano, deux sonates pour violoncelle et piano, et de nombreuses autres œuvres de musique de chambre et concertantes pour deux pianos, flûte, hautbois, clarinette, clarinette-basse, cor, trompette, alto et violoncelle...
Biographie
Nicolas Bacri naît le à Paris. Après avoir été formé par Françoise Levechin-Gangloff, Christian Manen et Louis Saguer (1979), il reçoit l'enseignement au CNSMD de Paris de Serge Nigg et Michel Philippot (composition), Claude Ballif (analyse musicale) et Marius Constant (orchestration).. En 1983, il obtient au sein de cette institution un premier prix de composition musicale avec les félicitations du jury.
De 1983 à 1985, il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome Villa Médicis. En 1987, il remporte le prix Stéphane Chapelier.
Entre 1987 et 1991, Nicolas Bacri occupe le poste de délégué artistique du service de la musique de chambre à Radio France. et programme soixante-dix concerts par an (de la musique ancienne jusqu'aux créations) dont la toute première intégrale en France des quinze quatuors à cordes de Chostakovitch (saison 1989–1990) avec le Manhattan String Quartet (comme symbole de la fin de la guerre froide). Sous son impulsion, Radio-France aura également été la première institution française à programmer la musique des principaux compositeurs internés dans le camp de Terezin pendant la seconde guerre mondiale (Pavel Haas, Gideon Klein, Hans Krasa et Viktor Ullmann) lors des émissions en direct sur France-Musique, Les mardis de la musique de chambre.
De 1991 à 1993, il est en résidence à la Casa de Velázquez à Madrid puis de 1993 à 1999 il est lauréat de la Fondation du Crédit National (Banque populaire) et réside à l'Abbaye de La Prée sur l'invitation de l'association Pour Que l'Esprit Vive. Avec Dominique de Williencourt et Hélène Thièbault il fonde et co-dirige les Rencontres Musicales de La Prée de 1994 à 1998 qui donneront aux mélomanes l'occasion de découvrir, pour la première fois en France, le Quintette avec piano op. 18 de Mieczyslaw Weinberg. Après deux nouvelles années à Paris il est nommé compositeur en résidence au CRR de Bayonne (direction Xavier Delette) et réside dans cette ville de 2001 à 2006. Après quinze mois à Genève, il s'installe à Bruxelles où il vit depuis .
Il enseigne l'orchestration de 2005 à 2011 à la Haute école de musique de Genève., puis la composition au CRR de Paris d' à , ainsi qu'à la Schola Cantorum de 2018 à 2023.
Distinctions et récompenses 1987 : La SACEM lui décerne le prix Stéphane Chapelier, 1989 : Prix André Caplet par l'Académie des beaux-arts. Cette même académie lui décerne en 1993 le prix Georges Wildenstein, et le prix Pierre Cardin l'année suivante. 1991 : La ville de Nantes lui décerne le Prix Pineau-Chaillou. 1992 : Prix Hervé Dugardin, de la SACEM 1993 : Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque, pour un premier disque monographique. 1995 : Prix Claude Arrieu, de la SACEM 2005 : Grand Prix lycéens des compositeurs, grâce à sa cantate op. 44 (Sonnet 66 de W. Shakespeare) pour mezzo-soprano et cordes (éditions Durand).. 2006 : Grand Prix de la Musique symphonique de la SACEM 2017 : Décret ministériel du 23 mars 2017 sur culture.gouv.fr.
Œuvre Avant de revenir progressivement au sentiment tonal (plus qu'à la tonalité proprement dite) il a, comme beaucoup de compositeurs, pratiqué la musique atonale dans les années 1980. (opus 1 à 20). Le lyrisme de ses œuvres récentes n'exclut pas une attention portée à la logique formelle qui a toujours caractérisé sa musique depuis ses débuts.
« Un temps ancrée dans une esthétique constructiviste post-webernienne dont le point culminant est sa Symphonie No. 1 (1983-84) dédiée à Elliott Carter qui a écrit de lui en : "En effet la musique de Nicolas Bacri vaut certainement la peine d'être étudiée, car l'imagination et la maîtrise musicales que vous y trouverez montre que ses partitions sont parmi les plus importantes de sa génération française.", sa musique a progressivement renoué, depuis son Concerto pour violoncelle de 1987 (dédié à Henri Dutilleux), avec cette continuité mélodique que l'esthétique prédominante de l'après-guerre avait évacuée. Loin de constituer une régression, au sens adornien du terme, ce virage contribue à inscrire N. Bacri dans l'esthétique de son temps, une esthétique de la réconciliation. » (Philippe Michel, The New Grove Dictionary of Music and Musicians, édition 2001).
Nommé aux "Victoires de la musique classique" à cinq reprises en 2004, 2005, 2007, 2008 et 2012 N. Bacri est le tenant d'une musique modale qui ne se veut ni strictement tonale, ni sérielle. Il rejoint par là une nouvelle tendance de la musique contemporaine en général et de la musique française en particulier, aussi représentée par Thierry Escaich, Guillaume Connesson, Philippe Hersant , Jean-Louis Florentz, Olivier Greif ou Karol Beffa.
En 1995 et 96 il est Premier compositeur invité de l'Orchestre Symphonique Français pour lequel il écrit Folia et Cantate No. 4 (Sonnet de Shakespeare 66). De 1995 à 1998 il est Compositeur en résidence à l'Orchestre de Picardie pour lequel il écrit ses Quatrième et Cinquième Symphonies. En 2001 il est en résidence au C.N.R. et à l'Orchestre de Bayonne-Côte-Basque pour lequel il écrit sa Cinquième Cantate "Isiltasunaren Ortzadarra". Simultanément à sa résidence pour trois saisons (2010-12) au Festival des Forêts (Compiègne) il est compositeur associé à l'Ensemble orchestral de Paris pour les saisons 2009-2011 et termine pour cet orchestre son cycle Les Quatre saisons pour hautbois, violon, alto, violoncelle et orchestre à cordes pour François Leleux.
Bacri a reçu d'importantes commandes dans tous les grands domaines musicaux : opéra, symphonie, concertante, vocale, chorale et musique de chambre. En , Riccardo Muti a dirigé la première mondiale de sa Concertante Elegy for Bass Clarinet and Orchestra op. 150 « Ophelia's Tears », avec le soliste J. Lawrie Bloom, une œuvre commandée par l'Orchestre symphonique de Chicago. Howard Reich, du Chicago Tribune, a écrit à propos de cette œuvre : « L'écriture ouvertement émotionnelle pour la clarinette basse (...) a certainement défié les modes musicales de notre époque bruyante ». Dans son livre The Classical Revolution : Thoughts on New Music in the 21st Century, John Borstlap a salué Bacri comme « le compositeur français le plus important depuis Messiaen et Dutilleux... ».
Dans son livre Notes étrangères., Nicolas Bacri déclare :
Ses principaux éditeurs sont Le Chant du monde, Alphonse Leduc, Durand., Gérard Billaudot (Paris). et Peer Music (Hamburg/New York).
Orchestre 7 symphonies : op. 11, 1983-84 (à Elliott Carter) op. 22 « Sinfonia dolorosa », 1986/90 (in memoriam Alan Pettersson) op. 33 « Sinfonia da requiem », avec Mezzo-soprano & chœurs, 1988-94 op. 49 « Symphonie classique Sturm und Drang », 1995-96 op. 55 « Concerto pour orchestre », 1996-97 op. 60, 1998. Dédiée à Serge Nigg. Commande de Radio France pour l'Orchestre national op. 124 « Sinfonia tripartita », 2003/2011-14 Folia, chaconne symphonique, op. 30, 1990 « A Short ouverture », op. 84, 1978/2002-03 Elegie In Memoriam D.S.C.H. op. 85b, 2003/12 Partita op. 88b, 2004 Via Crucis op. 107, pour instruments à vent, 2008 Fragments symphoniques (Ouverture) op. 124a, 2011 A Day (Quatre Images pour orchestre) op. 130, 2013
Orchestre à cordes Esquisses pour un Tombeau, op. 18, 1985-89 Musica per archi, op. 36b, 1991-92 Sinfonietta, op. 72, 2001 Elegy in memoriam D.S.C.H., op. 85, 2003/12
Concertos 5 Concertos pour violon : () op. 7, 1982-83 op.29 3 Canti e finale, 1987-89 op. 83, 1999-2000/2003 () Winter's Night (Concerto-Méditation pour violon et orchestre à cordes) op. 116, 2008-09, créé par Elissa Cassini Quasi Una Fantasia - Concerto pour 3 violons et orchestre, op. 118, 2010 (A Lisa Batiashvili, Alina Pogoskina et Baïba Skride) 4 Concertos pour clarinette : () op. 20 Capriccio notturno, 1986-87 (à Robert Fontaine) () op. 61 Concerto da camera, pour clarinette et orchestre à cordes, 1998 (à Philippe Cuper) op.150 Ophelia s Tears, Concertante Elegy pour clarinette-basse et orchestre, 2019 (For J. Lawrie Bloom and to the memory of Oliver Knussen (1952-2018)) op. 152 Concerto breve, pour clarinette et orchestre à cordes, 2019-20 (à Aude Camus, Romain Guyot et Paul Meyer pour le Concours Jacques Lancelot) 2 Concertos pour trompette : op. 39, Épisodes pour trompette, orchestre à cordes, instruments à vent, piano et percussions en hommage à Michael Tippett, 1992 op. 65, Im Angedenken J. S. Bachs, pour trompette et orchestre à cordes, 2000 2 Concertos pour violoncelle: Concerto pour violoncelle op. 17, 1985/87, (à Henri Dutilleux) Sinfonia concertante, op. 83a, pour violoncelle et orchestre, 1999-2000/2004 (à Sébastien Van Kuijk) Concerto pour piano op. 2, 1980-81 (à Frederick Martin) Concerto pour flûte, op. 63, 1999 (à Philippe Bernold)
Autres œuvres concertantes Requiem, op. 23, pour alto ou violoncelle et orchestre de chambre, 1987-88 (in memoriam Dimitri Chostakovitch) Folia, op. 30b, pour alto ou violoncelle et orchestre à cordes, 1990 Symphonie concertante, op. 51, pour deux pianos et orchestre à cordes, 1995-96 rev. 2006 (à Hélène et Marie Desmoulin, in memoriam Miecyslaw Weinberg) Une Prière, op. 52, pour alto ou violon ou violoncelle et orchestre, 1995-97 (à la mémoire des martyrs juifs de tous les temps) Divertimento, op. 66, pour violon, piano et orchestre, 1999-2000 Notturno, op. 74, pour hautbois et orchestre à cordes, 2001 (à François Leleux) Les quatre saisons : (à François Leleux) Concerto nostalgico op. 80 L'automne, pour hautbois (ou violon), violoncelle (ou basson) et orchestre à cordes, 2000/02 Concerto amoroso op. 80 Le printemps, pour hautbois, violon (ou deux violons), et orchestre à cordes, 2004-05 Concerto tenebroso op. 80 L'hiver, pour hautbois (ou violon), alto et orchestre à cordes, 2009 Concerto luminoso op. 80 L'été, pour hautbois (ou violon), violon, alto, violoncelle et orchestre à cordes, 2010-11 Partita concertante op. 88c, pour flûte (ou hautbois, ou clarinette, ou basson) et orchestre à cordes, 2004 Nocturne, op. 90, pour violoncelle et orchestre à cordes, 2004 Musica concertante, op. 117, pour cor ou alto ou violoncelle et orchestre à vent ou à cordes, 2008-10 Piccolo Concerto notturno op. 137, pour alto solo et ensemble d'altos, 2014
Musique de chambre 11 Quatuors à cordes : « Fantaisie », op. 1, 1980 (à Michel Philippot) « 5 Pièces opus 5 », 1982 (à Denis Cohen) « Esquisses pour un Tombeau », op. 18, 1985-89 (à Frédérick Martin) « Omaggio a Beethoven », op. 42, 1989-94 (au Quatuor Lindsay) op. 57, 1997 (au Quatuor Danel) op. 97, 2005-06 (à Jacques Boisgallais et au Quatuor Psophos) « Variations sérieuses », op. 101, 2006-07 (à Alain Meunier, in memoriam Robert Simpson) « Omaggio a Haydn », op. 112, 2008-09 (à Georges Zeisel et au Quatuor Voce) « Canto di speranza », op. 140, 2015 (au Quatuor Malibran) 0 « Metamorphoses », op. 142, 2016-18 (à Bernard Fournier et au Quatuor Voce) 1 « Quartetto serioso in omaggio a Beethoven », op. 153, 2019-20/22 ( à David Hackbridge Johnson) Autres œuvres avec quatuor à cordes « Toccata sinfonica », pour piano et quatuor à cordes op. 34b, 1987-93 Sextuor à cordes, op. 36, 1991-92 Concerto da camera, pour clarinette et quatuor à cordes op. 61, 1998 Partita concertante pour flûte (ou hautbois, ou clarinette, ou basson) et quatuor à cordes op. 88c (2004) Sonatina lirica, pour clarinette (ou saxophone alto) et quatuor à cordes op. 108 n° 1b, 2008 Concerto breve, pour clarinette et quatuor à cordes op. 152, 2019-20 7 trios avec piano