Arte France est une société française d’édition de programmes de télévision créée le sous le nom La Sept. Devenue le pôle français de la chaîne franco-allemande Arte à la création de cette dernière le , elle prend le nom La Sept-Arte le , puis son nom actuel le .

La société possède des filiales dans le cinéma avec Arte France Cinéma, la radio avec Arte Radio, l’édition (livre ou multimédia), la pédagogie (Arte Éducation), ainsi que dans la production avec ARTE France Développement. Elle a également participé ou participe encore au financement de chaînes françaises et internationales telle que TV5 Monde.

Histoire de la société La Sept (1986-1992) vignette|Logo de La Sept (du 31 mai 1989 au 25 avril 1992).

Projet Dans les années 1980, le paysage audiovisuel français est en plein bouleversement avec une libéralisation menant à l’apparition d’opérateurs privés (Canal+, La Cinq, TV6 et TF1). Dès 1984, François Mitterrand, alors président de la République, a l’idée d’une chaîne culturelle et éducative à vocation européenne.. Le , Georges Fillioud, secrétaire d’État chargé des Techniques de la communication dans le gouvernement Fabius, charge Pierre Desgraupes, ancien PDG d’Antenne 2, d’imaginer un nouveau programme de télévision publique de dimension européenne destiné à être diffusé par le futur satellite TDF 1. En , Desgraupes remet le rapport de la chaîne culturelle européenne « Canal 1 »CANAL 1 : une télévision culturelle pour 400 millions d'Européens-Le Monde-11/07/1985Le promoteur du projet Canal 1 souhaite la constitution rapide d'une entité juridique autonome pour la chaîne européenne." A télévision nouvelle, structure nouvelle "-Le Monde-11/09/1985. Le mois suivant, le gouvernement annonce la création d’une nouvelle chaîne de service public inspirée du rapport..

Le , La Sept, pour « Société d’Édition de Programmes de Télévision », est créée. Elle est détenue à 45 % par FR3, à 25 % par l’État français, à 15 % par Radio France et à 15 % par l’INA. Bernard Faivre d’Arcier est le président du directoire jusqu’à l’automne où il se voit remplacé par Georges Duby, historien au Collège de France. En , la société se dote d’un Comité des programmes ouvert aux représentants des chaînes publiques européennes. Le , La Sept signe un premier accord de coopération avec la ZDF (Allemagne). Entre 1987 et 1988, de nombreux autres accords sont signés avec l’ARD (Allemagne), la RTBF (Belgique), la SSR (Suisse), la Danmarks Radio (Danemark), la SVT (Suède), Channel 4 (Royaume-Uni), l’ORF (Autriche), la RTVE (Espagne) et l’ERT (Grèce).

Le , La Sept devient la « Société européenne de programmes de télévision » et change de statut pour devenir diffuseur en plus de producteur de programmes. En avril, elle reçoit l’autorisation du CSA d’émettre sur un canal du satellite TDF 1..

Le Consortium européen pour la télévision commerciale Créé en et né de la volonté de diverses productions européennes de travailler ensemble, le Consortium européen pour la télévision commerciale réunit la Fininvest, Robert Maxwell, Beta Taurus et la SEPC (holding des participations françaises au capital de la Cinq) L'Italie, en revanche, depuis l'arrivée de Silvio Berlusconi et ses trois… Beta-Taurus et de coproduire avec des chaines françaises et italiennes.. Au départ, il doit gérer la diffusion satellitaire de La Cinq et de La Sept, la future chaîne culturelle via TDF 1.. Dossier satellite T.D.F. 1: Le gouvernement, le 11 mars 1986, a cinq jours des élections législatives attribua deux des canaux disponibles du satellite T.D.F. 1 au Consortium européen pour la télévision commerciale. Cette société réunit le groupe Fininvest, Maxwell, la Société allemande Beta taurus et la S.E.P.C., holding des participations françaises au capital de la Cinq. "T.D.F. 1 transmettra la Cinq et la future septième chaine a vocation culturelle. Ces quatre canaux sont attribues pour une durée de 16 ans au prix de 55 millions de francs par an et par canal" (Le Monde du 13 mars 1986).. Mais le gouvernement Chirac met fin à ce projet..

Début de la diffusion 1989 : début de diffusion, via le satellite TDF 1., le , touchant un nombre de téléspectateurs très réduit.. Puis s’ajoute la diffusion via les réseaux câblés européens et les réseaux hertziens d’Europe de l’Est à la suite d’accords passés par la chaine.

1990 : augmentation importante de la couverture de La Sept par la reprise de ses programmes sur FR3 le samedi de 15h à minuit, à la demande de Jérôme Clément, président de La Sept. du au , dans le cadre de La Sept sur la 3..

Programmes emblématiques Histoire parallèle, série de Marc Ferro, Palettes, série d’Alain Jaubert, Tours du monde, tours du ciel, série de Robert Pansard-Besson, Le dessous des cartes, série de Jean-Christophe Victor, Océaniques, série de Pierre-André Boutang, Les Documents interdits, La Ville Louvre, documentaire de Nicolas Philibert.

Intégration dans Arte (1990-1992) Le , à la veille de la réunification allemande, un traité interétatique entre la France et les onze länder allemands établissant les fondements d’une Chaîne Culturelle Européenne (CCE) est signé à Berlin. Le , la chaîne « Arte », pour « Association relative à la télévision européenne », est créée sous la forme d’un groupement européen d’intérêt économique (GEIE). Le groupement est composé de deux pôles paritaires : La Sept en France et Arte Deutschland TV GmbH en Allemagne.

Le , La Sept crée La Sept Cinéma, une société de production cinématographique. En , elle fonde La Sept Vidéo, une société de production, d’édition et de commercialisation de vidéos.

Le , Arte commence sa diffusion par câble et satellite lors d’une soirée spéciale en direct de l’Opéra de Strasbourg. Le , la chaîne étend sa visibilité en France en récupérant le hertzien terrestre français, jusqu’alors attribué à La Cinq qui vient de faire faillite.. La Sept a perdu son rôle de diffuseur et n’est plus qu’une société d’édition de programmes de télévision intégrée à Arte.

La Sept-Arte (1993-2000) vignette|Logo de La Sept-Arte du au Le , La Sept change de nom pour celui de « La Sept-Arte ».

En , La Sept-Arte lance Arte Éditions, qui doit prolonger les programmes de la chaîne dans le domaine du livre et du multimédia.

En 1994, une nouvelle chaîne publique voit le jour : La Cinquième. Le ministre de la Communication Nicolas Sarkozy impose alors la création le d’un groupement d’intérêt économique (GIE) incluant La Sept-Arte et La Cinquième afin de faire des économies. À partir du , les deux chaînes doivent se partager le canal : La Cinquième diffuse ses programmes de à et Arte diffuse les siens le reste du temps...

Le , la chaîne Festival (future France 4) fait ses débuts. La Sept-Arte en est actionnaire à hauteur de 11 %..

Fin 1996, face à l’échec du GIE La Sept-Arte/La Cinquième en termes d’économies, le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy envisage la création d’une nouvelle société dotée d’un budget propre.. Cette structure est mise en place par le gouvernement Jospin après les élections législatives françaises de 1997.

Le , La Sept Cinéma prend le nom d’Arte France Cinéma.

En , La Sept-Arte/La Cinquième devient actionnaire de la chaîne francophone internationale TV5 Monde à hauteur de 12,5 %. TV5 Monde diffuse quelques émissions d’Arte France qu’elle co-produit ou achète et dont elle réalise le sous-titrage en .

Au moment de la création du groupe France Télévisions en 2000, le gouvernement Jospin, sa ministre de la Culture et de la Communication Catherine Trautmann et le directeur des chaînes publiques Marc Tessier veulent faire passer le groupement La Sept-Arte /La Cinquième dans le giron de la nouvelle holding publique. Jérôme Clément, président du Comité de gérance d’Arte, obtient avec l’appui des Allemands qu’Arte soit maintenue en dehors de cette holding par un amendement voté au Sénat le . La chaîne reste donc indépendante..., tandis que La Cinquième intègre France Télévisions le et prend le nom de France 5 le .

Arte France (depuis 2000) Le , La Sept-Arte prend le nom d’Arte France. Le , La Sept Vidéo change de nom pour celui d’Arte France Développement.

En 2001, Arte France devient actionnaire à 25 % de l’Agence française de coopération médias (CFI), chargée d’aider le développement des médias des pays du Sud.. Une convention fixant le cadre de la collaboration est signée entre les deux sociétés le . En , Arte France devient actionnaire à 15 % de la nouvelle chaîne culturelle canadienne francophone ARTV. Elle revend sa participation à Radio Canada le ..

En , Arte France lance Arte Radio, une webradio à la demande qui propose des formats courts (reportages, documentaires, créations sonores...).

En 2008, lors de création de la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF), Arte France réduit sa participation dans TV5 Monde à moins de 4 %.

Début , la présidente Véronique Cayla doit quitter son poste alors qu’elle arrive en fin de carrière à .. Bruno Patino est nommé à sa place à la tête d’Arte France..

Identité graphique Le premier habillage, conçu par Hélène Guétary, met en scène des personnages insolites, telles des sœurs jumelles, ou des moutons qui occupent les nuits de la chaîne pendant plus de pour accompagner les téléspectateurs dans leur sommeil. Cet interlude bénéficie d’une reconnaissance remarquableLe choix d'Arte, de Jérôme Clément, édition Grasset, 2011, . et a même été commercialisé en vidéocassette.. Radio Nova signe la bande-son.

En , la chaîne change d’habillage et de charte graphique conçus par l’agence britannique Lambie-Naim & Company. La typographie du logo évolue pour être plus lisible, opte pour une couleur orange et s’affiche à l’écran avec un angle à 4 degrés.

En , Arte lance un nouvel habillage signé de l’agence Razorfish. Les jingles identitaires mettent en scène des personnages de la vie quotidienne dans un esprit zen.

Le , la chaîne lance un nouvel habillage plus dynamique, signé de l’agence allemande Velvet Mediendesign, qui a pour thème la « curiosité », d’où son nouveau slogan « Vivons curieux ». Les jingles identitaires mettent en scène des personnages dans des situations de curiosité. La bande son est toujours conçue par Nova Prod, sous la direction artistique de Catherine Lagarde..

Pour les vacances de Noël 2005, Hélène Guétary réalise un habillage mettant en scène des personnages de toutes origines chantant des chansons de Noël dans leurs langues et dans leurs tenues de fête traditionnelles.

Avec les nouvelles technologies, Arte doit évoluer son mode de diffusion numérique. Par conséquent, la chaîne lance le un habillage revisité par l’agence Luxlotusliner réalisé en 16/9 et en haute définition. Chaque jingle montre un visage d’homme, de femme ou d’enfant regardant face à la caméra, tel un portrait photographique. La musique est signée Tibo Javoy et Keren Ann et supervisée par Nova Prod.

Le , Arte met en place un nouvel habillage et un logo qui se pare d’une couleur rouge tout en gardant sa forme.

Le , la chaîne lance un nouvel habillage réalisé par l’agence britannique The Partners en coopération avec Lambie-Nairn. Le logo conserve sa forme et sa couleur, mais il s’affiche désormais en verticale et apparaît comme un aimant à l’écran.

Organisation

Dirigeants Le Directoire Le Directoire assure la gestion de la société. Il est composé de trois membres nommés pour cinq ans : le président, le directeur général et le directeur de la gestion et de la coordination.

Présidents : Bernard Faivre d'Arcier : - ; Georges Duby : . - ; Jérôme ClémentJérôme Clément, président, est aussi président du Comité de gérance d'Arte GEIE du au puis du au et vice-président du au puis du au . : - ; Véronique CaylaVéronique Cayla, présidente, est aussi présidente du Comité de gérance d'Arte GEIE du au . : - .. Bruno PatinoBruno Patino, président, est aussi président du Comité de gérance d'Arte GEIE du . : depuis le .

Directeurs généraux :