L’homéisme est un courant du christianisme ancien qui se développe à partir du dans le cadre de la crise arienne. Les homéens sont parfois appelés acaciens, du nom d'un de leurs chefs de file, Acace de Césarée.
Doctrines L'homéisme constitue une position intermédiaire dans l'arianisme entre les anoméens ou ariens stricts et les homoïousiens : pour les homéens, le Fils est simplement semblable (en grec / ) au Père, sans préciser de quoi relève cette similitude. Cette position en même temps que cette similitude du Fils avec le Père, affirme l'inégalité des personnes de la Trinité. En outre, Hans Christof Brennecke définit ainsi les traits caractéristiques de l'homéisme : « méfiance à l'encontre de la spéculation théologique, biblicisme strict et même en partie zèle enragé contre tout paganisme »H. C. Brennecke, in Studien..., cf. Bibliographie ; cité par Xavier Morales, La théologie trinitaire d'Athanase d'Alexandrie, éd. Institut d'études augustiniennes, 2006, .
La tendance homéenne trouvera son expression la plus remarquable dans le deuxième symbole de Sirmium datant de 357, sous le règne de l'empereur Constance II, puis dans la confession de foi du concile de Constantinople de 360 qui sera un temps le credo officiel de l'empireRichard Patrick Crosland Hanson, The search for the Christian doctrine of God: the Arian controversy 318-381, éd. Continuum International Publishing Group, 2005, . Ce concile est à l'origine de l'« arianisme historique » qu'ont adopté une partie des Barbares, essentiellement les Goths, évangélisés par Ulfilas présent aux débatsPierre Maraval, Le christianisme de Constantin à la conquête arabe, PUF, 1997, .. À la suite de Constance l'empereur romain Valens favorisera également le parti homéen tandis que l'empereur Théodose va le faire déclarer hérétique par l'intermédiaire du premier concile de Constantinople ..
Outre Acace de Césarée, on compte parmi les homéens Eusèbe d'Émèse et Georges de Laodicée. L'homéisme ne forme pourtant pas un courant cohérent à proprement parler et ses tenants se réclament tantôt d'Arius, tantôt de l'orthodoxie nicéenne : durant le concile qui se déroule à Aquilée en 381 un évêque homéen du nom de Palladius, responsable de l'épiscopat de Ratiaria en Mésie affirme ainsi rejeter AriusJacques Zeiller, Les origines chrétiennes dans les provinces danubiennes de l'Empire romain, éd. Anastatica, 1967, , en ligne.
Notes et références
Annexes Bibliographie Hanns Christof Brennecke, Studien zur Geschichte der Homöer, Volume 73 de Beiträge zur historischen Theologie, éd. Mohr Siebeck, 1988, extraits en ligne Daniel H. Williams, Ambrose, Emperors and Homoians in Milan : The First Conflict overa Basilica, in Arianism after Arius, éd. M. Barnes and D. Williams, 1993, Richard Patrick Crosland Hanson, The search for the Christian doctrine of God: the Arian controversy 318-381, éd. Continuum International Publishing Group, 2005, , extraits en ligne
Articles connexes Semi-arianisme Conciles de Sirmium Eudoxe de Constantinople (484-519) Pape Hormisdas (450-523)
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