thumb|Le pape Grégoire XVI cofondateur avec les évêques de Belgique par bref du 13 décembre 1833 de l'université catholique de Malines puis de Louvain. thumb|Pierre de Ram, le premier recteur de l'université catholique de Malines, 1834.
L'université catholique de Malinesparfois appelée aussi université catholique à Malines de son nom usuel<ref>L'Université catholique recueil religieux, Paris, 1836, p. 63: « M. De Cazalès, professeur à l'Université catholique de Malines. » Voir aussi Andrée Despy-Meyer, « Institutions et réseaux » dans: Histoire des sciences en Belgique 1815-2000, Bruxelles : Dexia, 2001, p. 72 : « L'Université catholique de Malines, pour sa part, est née d'une volonté des évêques de rétablir l'école d'enseignement supérieur qui existait à Louvain avant que le Directoire ne la supprime » et ibidem, Hendrik Deelstra, La chimie dans les universités et les écoles supérieures', p. 165 : « Lorsque l'Université catholique fut transférée de Malines à Louvain » et p. 169 : « Fondée en 1834 sous le nom d'Université libre de Belgique, l'Université de Bruxelles changea de nom en 1842 pour devenir Université libre de Bruxelles. La jeune université, créée en toute hâte dans le but de s'opposer à la nouvelle Université catholique de Malines dut commencer avec beaucoup d'improvisation. »</ref>, fondée en 1834 sous le nom d'université catholique de BelgiquePierre De Ram, Universitas Catholica Belgii, 1834. Document VIII, "Statuts de l'Université catholique de Belgique". Voir aussi : L'Ami de la religion, volume 81, 1834, p. 329 : « connu par plusieurs écrits et entr'autres par un discours dont nous avons parlé sur l'affaire de l'école libre à la chambre des pairs; M. de Coux, qui vient d'être nommé à une chaire dans l'Université catholique de Belgique »., en latin Universitas catholica BelgiiUne médaille commémorative fut frappée avec la légende : Catalogue des monnaies et médailles formant le cabinet de feu M. J.B. De Jonghe, Bruxelles, Heussie, 1860, p. 172 n° 3289. Ainsi que : Pierre De Ram, , Lovanii, 16. nov. 1834., est une université qui fut fondée à Malines le par les évêques de Belgique, à la suite d'un brefEdward van Even, Louvain dans le passé et dans le présent, Louvain, 1895, p. 606 : du pape donné à Rome le . L'université catholique de Belgique à la suite de la suppression en 1835 de l'université d'État de Louvain s'établit alors à Louvain, où elle prit le nom d'université catholique de Louvain.
Histoire L'épiscopat avait décidé de créer une université
Comme l'écrit Jean-Jacques Hoebanx,
Le premier recteur en fut l'abbé de Ram.
Cette université nouvelle ne resta qu'un an à Malines et elle déplaça ainsi son siège à Louvain le et prit alors le nom d'université catholique de Louvain ce qui ne se fit pas sans créer de réactions au sein de la Belgique libérale qui craignait de voir cette université nouvelle usurper non seulement le passé mais les bourses de l'ancienne université de LouvainMaurice Voituron, Le Parti libéral joué par le parti catholique dans la question de l'enseignement supérieur, Bruxelles, 1850 : .
Les émeutes de 1834 L'annonce de la fondation de l'université catholique de Belgique à Malines par les évêques provoqua des émeutesJohn Bartier, Guy Cambier, Libéralisme et socialisme au , Université libre de Bruxelles, Institut d'histoire du christianisme, 1981, p. 17. dans les grandes villes universitaires de Gand, de Liège et de Louvain qui craignaient ainsi de voir disparaître l'enseignement de l'État.
Les professeurs L'université comptait comme professeursL'Ami de la religion, 1834, p. 233.: M. Thiels, doyen de la faculté et professeur de dogme ; M. Verkest, professeur de morale ; M. Annocqué, secrétaire de la faculté, donne les prolégomènes de l'Ecriture sainte ; M. Wouters, professeur d'histoire ecclésiastique ; M. Deram, qui est recteur, donnera le cours de droit canon deux fois par semaine ; le comte Charles de Coux (1787-1864), ancien collaborateur de Félicité Lamennais, professeur d'économie politique de 1834 à 1845Journal des économistes, revue de la science économique et de la statistique, fasc. 22, Paris, 1859, p. 309 : « C'est l'épiscopat belge qui eut, par la fondation de l'université catholique en 1834, l'honneur de rendre à la science économique toute son importance dans l'enseignement supérieur. Ce fut un français, M. le comte de Coux, qui fut appelé à la remplir. », ayant fait sa soumission publique aux deux encycliquesJournal des économistes, Société d'économie politique de Paris, Société de statistique de Paris, 1864, p. 13 : « Depuis longtemps l'Université catholique de Malines a un cours d'économie politique à l'instar des autres universités ou facultés belges », et Correspondance du R.P. Lacordaire et de madame Swetchine publiée, 1864, p. 26: . Il s'agit des encycliques de Grégoire XVI, Mirari vos du 15 août 1832 et Singulari nos du 7 juillet 1834 condamnant les idées de Lamennais.. Au milieu de l'été 1845, Charles de Coux quitte la Belgique pour s'installer à Guérande à la suite de son mariage ; il devient rédacteur en chef de L'Univers.
En outre l'abbé de Ram avait veillé à ce que soit donné un cours de langue et de littérature néerlandaisesAstrid von Busekist, La Belgique : politique des langues et construction de l'État de 1780 à nos jours, 1998, p. 87 : « Or, à l'Université catholique de Malines, créée en 1834, est enseigné un cours de langue et littérature néerlandaises, à l'initiative du recteur De Ram ».
Les étudiants Dix-neuf élèves des six diocèses de Belgique suivaient les cours de théologie.
Le collège de philosophie comptait plus de quarante pensionnaires et plus de vingt externes.
Les locaux Les leçons se donnaient dans les bâtiments de l'ancien archevêché.
Bibliographie concernant l'université catholique de Malines Le numéro de page indique le passage concernant l'université catholique de Malines. Pierre De Ram, Universitas Catholica Belgii, Oratio quam die IV mensis novembris anni MDCCCXXXIV, in: aede metropolitana Mechliniensi habuit Petrus-Franc.-Xav. De Ram,... quum illustrissimus ac reverendissimus Dominus Engelbertus, archiepiscopus Mechliniensis primas Belgii oblato solemni ritu missae sacrificio Universitatem Catholicam inauguraret, Louvain, 1834, 16 nov. L'Ami de la religion, 1834, p. 233 A. Ferrier, Description historique et topographique de Louvain, Bruxelles : Haumann, Cattoir et , 1837 Augustin Theiner, Jean Cohen, Histoire des institutions d'éducation ecclésiastique, 1841, p. 112 Maurice Voituron, Le parti libéral joué par le parti catholique dans la question de l'enseignement supérieur, Bruxelles, 1850, p. 16 Catalogue des monnaies et médailles formant le cabinet de feu M. J.B. De Jonghe, Bruxelles : Heussie, 1860, p. 172 n° 3289 E. Van Even, Louvain monumental ou description historique et artistique de tous les édifices civils et religieux de la dite ville, Louvain : C.-J. Fonteyn, 1860 Correspondance du R. P. Lacordaire et de Madame Swetchine, 1864, p. 26 Journal des économistes, Société d'économie politique of Paris, Société de statistique de Paris, 1864, p. 13. Louis Hymans, Histoire populaire du règne de Léopold , roi des Belges, 1864, p. 154. Adolphe Quetelet, Sciences mathématiques et physiques chez les Belges au commencement du , 1866, p. 534. Patria Belgica, Encyclopédie nationale, 1875, p. 140. Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique, volume 17, 1881, p. 236 Georges Weill, L'éveil des nationalités : et le mouvement libéral (1815-1848), 1930, p. 181 Marcel Dessal, Charles Delescluze, 1809-1871: un révolutionnaire jacobin, 1952, p. 30 Mémoires de la Société royale des sciences de Liège, 1958, p. 89 L'esprit laïque en Belgique sous le gouvernement libéral doctrinaire, 1857, 1967, p. 665 Ruth L. White, L'Avenir de La Mennais : son rôle dans la presse de son temps, 1974, p. 173 Aloïs Simon, Gaston Braive, Jacques Lory, Mélanges dédiés à la mémoire de , 1975, p. 145 Jean Préaux, Église et enseignement, 1977, p. 177 Carlo Bronne, Léopold et son temps, Bruxelles, éd. Paul Legrain, 1980, p. 154 John Bartier, Guy Cambier, Libéralisme et socialisme au , 1981, p. 17 Edmond Henri Joseph Reusens, Documents relatifs à l'histoire de l'Université de Louvain (1425-1797), 1885, p. 228 Astrid von Busekist, La Belgique : politique des langues et construction de l'État de 1780 à nos jours, 1998, p. 87 Véronique Laureys, L'Histoire du sénat de Belgique de 1831 à 1995, 1999, p.71. Andrée Despy-Meyer, Institutions et réseaux dans: Histoire des sciences en Belgique 1815-2000, Bruxelles : Dexia, 2001, tome I, p. 72 Hendrik Deelstra, La chimie dans les universités et les écoles supérieures, dans: Histoire des sciences en Belgique 1815-2000, Bruxelles : Dexia, 2001, tome I, p. 165 et p. 169 Jacqueline Aubenas, Suzanne Van Rokeghem, Jeanne Vercheval-Vervoort, Des femmes dans l'histoire de Belgique, depuis 1830, 2006, p. 14 André Tihon (abbé), Löwen, in: Lexikon für Theologie und Kirche, vol. 6., Herder, Freiburg ; Basel ; Wien, éd., 2006, p. 1070-1073 2011 : Pieter Dhondt, Un double compromis. Enjeux et débats relatifs à l'enseignement universitaire en Belgique au XIXe siècle'', Gand : Academia Press, 2011.
Notes
Articles connexes Liste chronologique des universités européennes existant sans interruption
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