vignette|Le vallon est un tremplin vers des courses de raquettes et de ski-alpinisme. vignette|Chapelle Notre-Dame-des-Neiges au hameau de la Barge.

Maurin est un établissement humain de la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye dans le département des Alpes-de-Haute-Provence.

Occupant l'extrémité supérieure de la vallée de l'Ubaye qui y prend sa source, le territoire de Maurin constitue une fine bande territoriale ceinte de hautes cimes confinant au Dauphiné au nord et au Piémont au sud et à l'est.

Sise à d'altitude, l'église Saint-Antoine-du-Désert de Maurin est par ailleurs la plus haute paroisse de Provence.

vignette|Lac du Marinet. vignette|Aiguilles du Chambeyron. vignette|Col du Longet. vignette|Source de l'Ubaye.

Environnement limitrophe

Généralités Le territoire de Maurin est à faible déclivité dans sa partie habitée ; le hameau de la Barge (), premier de trois hameaux, précède Maljasset () qui initie une ouverture plus large du vallon jusqu'au hameau de Combremond () (ou Combe-Brémond). Sa jonction à la partie aval, le vallon de Saint-Antoine, unique accès carrossable, se fait par une charnière de déclivité étroite à forte pente, La Blachière, de dénivelé dont la voie reste axée et sans épingle à cheveu.

Sa partie habitée est située à vol d'oiseau à du chef-lieu, et à l'opposé à du col du Longet, la source précise de l'Ubaye et la frontière. Il est à de Saint-Véran, Queyras. Ce vallon est un lieu essentiel de randonnées. Les onze kilomètres aval, vallon de Saint-Antoine, sont aussi décrits dans cet article, jusqu'au verrou géologique du Châtelet.

Le vallon amont, après les zones habitées, est une excroissance nord-est qui est dans un azimut de 60°, c'est le "vallon du Longet". La confluence la plus importante du vallon de Maurin est celle du riou de Mary. Il a un débit régulier alimenté principalement du glacier de Marinet. Ce vallon de Mary, talweg perpendiculaire à l'Ubaye, permet l'arrivée anticipée du soleil matinal au solstice d'hiver sur Combremont. Avançant dans la saison, ce hameau perd vite, cet avantage matinal par sa proximité avec la montagne de l'Alpet. Lieu où se trouve la plus proche des carrières de marbre blanc/vert, utilisée au . C'est une ophicalcite sous le nom de marbre vert de Maurin). De cette carrière provient le marbre utilisé pour le tombeau de , aux Invalides. Ce vallon de Maurin est au nord-est du chef-lieu. Sa partie habitée débute par de tronçon en pente douce de 2,2 % s'élargissant doucement. C'est une zone d'habitats construite presque à d'altitude. Ces hameaux alignés au vallon sont: La-Barge, Maljasset, l’Isus, Combremont. L'amont ensuite est de pentes à incidences variées, jusqu'aux sources de l'Ubaye. La voie aval, carrossable, n'est déneigée en hiver que depuis 1972Il était une fois… Saint-Paul sur Ubaye, éd. ACHVU, 2013, (). En hiver ce fut une distance importante, à skis ou en raquettes qui la séparait très franchement des Serennes, parcours du vallon de Saint-Antoine, encaissé difficile d'entretien à cause des pentes avalancheuses et des éboulements. C'est au prix d'un entretien quotidien que cette voie est aujourd'hui vraiment accessible pendant l'hiver.

Les hameaux vignette|Partie aval du vallon. Carte nouvellement découverte, établie entre 1749 et 1755 sous la direction de Pierre Joseph de Bourcet, ingénieur militaire. Chef-d’œuvre aquarellées, dessinées au 1/14 400. La-Barge Il est le hameau aval. À voie unique, entre les maisons, la traversée du hameau est étriquée. Cette difficulté empêche la progression plus haut des véhicules aux gabarits importants : les limites administratives imposées sont de et en largeur à environ. Attention, n'ayant pas de trottoir, la priorité est donc aux piétons; la vitesse de traversée est de maximum (réduite depuis début 2016). Les murs des maisons et les avancées de toiture sont d'ailleurs régulièrement endommagés. Ce hameau comportait une école communale jusqu'aux environs de 1960. Le local a été vendu par la commune vers 1990. Ce premier hameau est encore dans une partie resserrée de la vallée, peu éclairée en hiver, alors que les autres zones habitées sont dans une ouverture nette du vallon proche de la confluence avec le riou du vallon de Mary.Actualité : L'esthétique du hameau va s'améliorer très rapidement. D'importants travaux d'enfouissement de tous les réseaux sont terminés comme le goudron et l'assainissement collectif associatif de tous ses habitantsASL LA BARGE http://www.net1901.org/association/ASL-LA-BARGE,1083001.html Déclaration 27/12/2012; Publication 19/01/2013. La seule finition attendue pour mettre un terme aux cinq ans de travaux collectifs qui ont été nécessaires, concerne la dépose des poteaux et liaisons aériennes devenus inutiles.La genèse succincte du projet : Vers 2008 avec la loi prévoyant les contrôles réguliers des assainissements non-collectifs, une enquête dressant un état des lieux territoriale a été réalisée et un service associé SPANC créé. Ce rapport classait chaque habitat dans deux catégories bien distinctes d'assainissement individuels et collectifs. Dans celui-ci tout le hameau avait été classé "habitat-dispersé" donc "assainissement-individuels". Les habitants ont alors réagi en envoyant collectivement un courrier signalant les difficultés quasi insurmontables que créaient les travaux correspondants. L'agence de l'eau, autorité compétente, a alors répondu par une incitation financière (subvention de réalisation) en suggérant un peu une entente collective d'habitants et la réflexion sur un projet associatif inédit.

Maljasset Depuis 2006 la circulation dans le hameau est interdite. Un parking d'environ cent places est disponible avant. Le hameau Maljasset est un des principaux départs de ballade. Il comporte trois lieux d'hébergement et de restauration actifs, dont un du CAFCAF.. vignette|droite|Boite à lettre internationale au Col de Mary France/Italie, réminiscence des nombreux travailleurs piémontais travaillant à la carrière. Bénévolement, elle est toujours relevée.

l’Isus, La-Rua, Combremont À partir de Maljasset, la voie carrossable actuelle, d'accès à Combremont fut réalisée au pour le transport des blocs de marbre vert de Maurin.

À partir de Maljasset, avant l'exploitation de la carrière, le cheminement amont principal était ce chemin assez rectiligne, à pente régulière et douce qui monte vers le fond de la vallée, de largeur muletière bordé de murets nets, traversant en diagonale l'une des plus intéressantes zones de prés et terrains agricoles du vallon, bien exposés, ponctués de clapiers. Il passe au-dessus de l'église (). Il est maintenant utilisé principalement par les randonneurs pour l'accès vers la bifurcation qui monte à gauche (nord) vers le col Tronchet (passage vers Ceillac). Ce chemin accède donc à cette zone habitée haute par le hameau de l'Isus et rectilignement se prolonge vers Combremont. Ce tronçon traversant l'habitat s’appelle « La Rua ». Là, la moitié des maisons ont soit disparu, soit sont en ruine (il y en avait environ 15) (on ne s'en rend plus vraiment compte, sur des maisons étaient alignées autour de ce chemin principal). Une très ancienne carte postale permet de le constater. Les habitants racontent qu'il y avait un dernier hameau à plus loin en montant, Saint-Bernard, qui aurait été détruit par un glissement de terrain (la carte de Cassini en porte mention).

Saint-Antoine Le hameau est encaissé par la proximité des cimes et des barres rocheuses, à l'ubac celles du "Nid-d'Aigle" et de la "combe de l'Ours". À l'adroit, l'évasement du cône de déjection du riou (bas du vallon du "Grand-Caire") comporte quelques prés. Sur la carte de Cassini d'environ 1750, comme sur la première carte d'état-Major environ 1850, le hameau n'était pas désigné Saint-Antoine. Sur celle de Cassini trois hameaux sont symbolisés, rive gauche, il y en a deux La-Ruade-Penedebir (hameau actuel) et en amont Pie (hameau totalement disparu), enfin rive droite Marous, là où se trouve actuellement une seule "meyre", celle de Mouras (ce dernier toponyme est très clair, lié à la désignation du museau bovin) désignant l'épaulement rocheux arrondi (érosion glaciaire qui n'a pas d'arbre), avec une roche très dure et solide (école d'escalade avec équipement d'encrage côté Ubaye).

Hameaux disparus ou presque Description dans l'ordre de l'aval vers l'amont : Pie (entre Marrous et Saint-Antoine) Sur la carte de Cassini (fin XVII) le symbole d'un hameau rive droite est sans équivoque. Sur la carte de Bourcet de 1754 beaucoup plus précise, il reste une seule maison signalée à cette date, des champs sont très bien dessinés (quasi inexistants aujourd'hui) et un pont important est porté juste en face pour rejoindre la voie de la rive gauche de Marrous. L'abbé Signoret dans sa description du cheminement du marbre site se toponyme qu'il orthographie "Pies". Sur la carte de Darçon de 1780 les champs sont présents, le pont a été dessiné puis effacé. Sur la première carte d'E-Mj., vers 1850 plus rien sauf un grand pré en aval. On peut estimer à environ la distance au Pont-Vouté.

Marrous Sur les cartes du XVIII de Bourcet et d'Arçon, il y a quatre maisons. Fin XX, il ne restait qu'une seule très grande maison à deux niveaux. L'emplacement, la base, des trois autres était quasi totalement invisible. Probablement dû à de très gros travaux antérieur de nivellement. La maison s'est régulièrement dégradée et s'est revendue maintes fois. D'énormes travaux ont commencé en 2015 ; la charpente a été retirée pour préparer une rénovation et seul le pan de mur nord a été conservé. Les murs sont tombés à la suite de la dépose de la toiture et ont ensuite été remontés à l'identique à partir du niveau sur leurs fondations existantes. Une autorisation de réfection de la toiture a été délivrée en .

Les-Isus ou St Roch (entre Maljasset et Combrémont) Les anciens prononçant souvent toutes les lettres du français disaient l'Issuss ou les Issuss qui est dérivé du mot français issue. C'est le croisement principal de tout le vallon, jonction approximative, en tous les cas visuelle du vallon de Marie (Val Maira et Vareta), du col Girardin, du Longet et de l'aval. Granges de Parrouart La dénomination du titre est celle de la carte de 1754 de Bourcet, le lac fait environ . Le hameau qui est à cent mètres en retrait du lac, comporte cinq grosses bâtisses, sur la rive gauche de la confluence du Clausis, entourées d'environ de prés bien dessinés occupant quasiment tout le cône de confluence du riou de Parrouart (à cette époque dénommé riou et vallon de Clausis, aujourd'hui tout engravé). Le topographe indique clairement des granges et pas des maisons habitées à l'année. Sur la carte de Cassini, c'est curieux, il y a là trois symboles de hameaux. Le toponyme est peu lisible sur la numérisation de géoportail et semblerait être "Cabanon" ; une meilleure précision pourrait éclaircir l'inscription. Sur la carte d'Et.-Mj 1850, il n'y a plus de toponyme et il ne reste que cinq hectares de champs avec une seule bâtisse.

Granges du Gas Le toponyme du titre est celui de la carte de Bourcet. Une seule bâtisse est entourée complètement de murets, suffisamment hauts pour qu'ils soient très bien dessinés (ressemblent aux bâtisses défensives sur cette carte, l'Oronaye et Vallonnet). Elle n'y est entourée que de prés. Sur la carte d'Et-Mj, le toponyme est Ga, sans "s" et il y a deux bâtisses, avec de champs. Sur les prés en amont, il y a en aussi deux bâtisses. Sur la carte de Cassini aucune bâtisse ni toponyme.

Agriculture thumb|Des moutons dans le vallon de Maurin.