Alexandre Prachay, né le à Sail-sous-Couzan (Loire) et mort pour la France le à El Biar en Algérie, est un homme politique français. Il a été député communiste de Seine-et-Oise.

Biographie Fils d'un contremaître, Alexandre Michel Prachay exerce la profession d'instituteur de 1915 à 1925 « Alexandre, Michel Prachay », sur assemblee-nationale.fr. Il passe ensuite une licence de mathématiques et devient alors professeur de collège. Il enseigne à Arbois, Briançon, Beaune et finalement à Pontoise à partir de 1930.

Il adhère au parti communiste en 1923 et s'implique beaucoup dans l’action politique là où il exerce. Il prend la direction du du Parti communiste et multiplie ses activités en militant notamment dans les comités du Secours rouge international.

Lors de élections de 1928, il est pour la première fois candidat dans la circonscription de Louhans (Saône-et-Loire). Il n'est pas élu.

Candidat à Pontoise aux élections cantonales en 1931, puis aux élections législatives de 1932, aux cantonales de 1934 et aux sénatoriales de 1935, sans succès. Une élection partielle en 1935 lui permet d’entrer au conseil municipal de Pontoise, étant ainsi le premier conseiller municipal communiste de la ville.

Lors des élections de 1936, il est élu député de la première circonscription de Pontoise (Seine-et-Oise), candidat du Front populaire, battant le radical Henry Franklin-Bouillon, député sortant, élu depuis 1910 et bien implanté localement. Candidat aux élections cantonales en 1937, il est battu par le candidat de droite, Jean Debrie.

Très actif au sein du conseil municipal, il émet le vœu de la création d’un fonds national de chômage, destiné à .

Il intervient pour demander que le taux journalier de l’allocation principale de chômage passe à et que le pointage soit simplifié. Il demande également le rétablissement et la réparation de fontaines publiques, notamment celle dite des Deux Tuyaux située rue Basse (actuelle rue Pierre Butin) aux abords de la Grande rue, le prolongement de canalisations d’eau jusqu’au quartier du Chou.

En matière sportive, il demande que le Rugby Club de Pontoise-Maurecourt, dont le siège a été transféré de Maurecourt à Pontoise, soit bénéficiaire du stade municipal. Ses interventions sont rarement prises en compte ou adoptées. Ses interventions plus politiques vont au-delà du contexte local: demande au conseil municipal de voter la dissolution des ligues fascistes, l’attribution d’une subvention en faveur de l’Espagne républicaine, sans succès.

Il s’indigne que la municipalité mette à disposition la salle des fêtes en faveur du candidat Franklin-Bouillon, alors qu’elle lui refuse une réunion électorale pour les élections législatives de 1936. Cette même réunion est protégée par des gardes mobiles, comme quoi la vie politique locale à la fin des années trente est très dense à Pontoise !

Accusé d'avoir constitué le Groupe ouvrier et paysan français à la Chambre, il est arrêté le , déchu de son mandat le , et condamné le par le tribunal militaire de Paris à cinq ans de prison, francs d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiquesNotice , Nadia Ténine-Michel, Élie Fruit, Le Maitron en ligne. pour reconstitution de ligue dissoute et propagation des . Interné à Maison-Carrée en Algérie, il est libéré par les Anglo-Américains après le débarquement allié en Afrique du Nord en . Sa santé ayant été durement ébranlée par 40 mois de captivité, il meurt le à El-Biar (Algérie). Sa dépouille est exhumée en pour être ramenée en France dans son village de Sail-sous-Couzan (Loire) pour rejoindre la sépulture familiale le . Le , par décision de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, il est reconnu mort pour la France.

Mandat 03/05/1936 - 21/01/1940 : Député communiste de Seine-et-Oise

Hommages posthumes À la Libération, la ville de Pontoise rebaptisera sa Grand rue, en rue Alexandre Prachay. En 2007, dans son village natal Sail-sous-Couzan, le maire Jean-Claude Chazelle mena un combat face aux élus de droite pour faire graver le nom du député Alexandre Prachay sur le nouveau Monument aux morts qui se trouve "Place de la Paix entre les peuples".

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier français, tome 39, .

Fonds d'archives Archives municipales de Pontoise, cotes 1D48, 1D49, 1O228, Per9, 1DHP38,

Articles connexes Liste des députés de Seine-et-Oise

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