Le d'artillerie est régiment d'artillerie français, créé en 1833 pendant la monarchie de Juillet au moyen d'éléments provenant de divers régiments d'artillerie. Le régiment est dissous depuis le .
Création et différentes dénominations : création du
: le régiment est dissous
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et bataille 1834 à 1848 Le est créé par ordonnance royale du Annuaire de l'Etat militaire de France pour l'année 1834 page 430.
Le , il est formé à Bourges par le lieutenant-général Petit à partir de quatre régiments d'artillerie : 2 batteries montées du batteries montées : conducteurs à cheval et servants à pied. 4 batteries à pied du batteries à pied : tout le monde est à pied 2 batteries montées du 4 batteries à pied du 1 batterie à cheval du batteries à cheval : tout le monde est à cheval 1 batteries montées du 4 batteries à pied du 1 batterie à cheval du 1 batteries montées du 4 batteries à pied du
Le a stationné à Bourges en 1834, à Besançon en 1837, à Lyon en 1839, à Toulouse en 1843, et à Bourges en 1848.
De 1840 à 1854, la prend part à la campagne d'Algérie et elle participe aux expéditions de Cherchell, de Médéa, de Miliana et s'illustre durant la bataille du col de Mouzaïa en 1840. En 1844, il participe à l'.
Second Empire En 1849, en Algérie, les batteries participent au combat de Tiferaa et à la prise de l'oasis de Zaatcha.
Ses garnisons ont été Strasbourg en 1850, Metz en 1858, Grenoble en 1863, Bourges en 1866, Vincennes en 1870.
Il était encore à Bourges en 1854, lorsqu'il fut atteint par la fâcheuse organisation qui marque cette année. Par des motifs absolument incompréhensibles, les vieilles traditions ont été brisées. La plupart des régiments changèrent de numéros, et le perdit le rang qu'il possédait depuis si longtemps. Il devint le .
L'organisation du , forme le nouveau avec l'état-major, 5 batteries de l'ancien et des batteries des , et . Il verse 8 batteries au , 1 batterie au et 1 batterie au . Il reçoit en échange 5 batteries à pied du , 1 batterie à pied du et 1 batterie à pied du .
De 1854 à 1856, il est employé lors de la Guerre de Crimée et participe aux batailles de l'Alma, de Balaklava, d'Inkerman et au siège de Sébastopol en 1854, puis à la bataille de Traktir en 1855 durant laquelle la contribue à repousser les attaques russes contre le pont de Traktir.
En 1857, dans l'expédition de Grande Kabylie, une partie de la se trouve à bataille d'Icheriden.
En 1859, une partie de l'unité est engagée dans la campagne d'Italie et participe aux batailles de Palestro, de Magenta, de Melegnano et de Solférino, durant laquelle la s'illustre. Pendant ce temps, une autre partie du régiment fait partie de Expédition du Maroc. Cette même année, d'autres éléments sont envoyés à l'expédition de Chine et participe à la bataille de Palikao en 1860.
En 1867, dans le cadre des guerres du Risorgimento, des éléments se trouvent à la bataille de Mentana.
En 1870 il est en garnison à Langres. Une partie du régiment affectée à l'armée du Rhin durant la guerre franco-prussienne de 1870, combat à Frœschwiller tandis qu'une autre partie affectées à l'armée de Châlons participe à la bataille de Sedan. Les autres batteries non-embrigadées dans ces deux armées, faites prisonnières, se trouvent : À la défense de Belfort À la défense de Paris durant laquelle elles sont engagées aux batailles de Villiers et de Champigny, du Bourget en 1870 et de Buzenval en 1871. À l'armée de la Loire, () avec laquelle elle assiste aux batailles de Coulmiers, de Beaune-la-Rolande et de Loigny en 1870, et à la bataille du Mans en 1871. À l'armée du Nord, où elles se trouvent aux batailles de Pont-Noyelles en 1870, de Bapaume et de Saint-Quentin en 1871. À l'armée de l'Est elle combat à Villersexel et Héricourt en 1871.
1871-1914 Il est en garnison à Besançon en 1872.
La réorganisation du l'a remis sur le pied de « ». Il a gardé 10 de ses batteries, reçu 1 batterie à cheval du , et cédé 3 batteries au .
Le fait partie de la depuis le décret du 28 septembre 1873 et il verse ses deux batteries à cheval l'une au et l'autre au .
En 1881, quelques batteries sont envoyées en expédition dans le sud-Oranais et à l'expédition de Tunisie.
De 1884 à 1886 il envoie les ( et ) en Extrême-Orient dans le cadre de la Guerre franco-chinoise qui participent à la campagne de Bac Ninh, à la , à l'embuscade de Bac Le, à la camapgne de Formose en 1884, à la retraite de Lang Son et au siège de Tuyên Quangen 1885.
Première Guerre mondiale Affectation Avant le début du conflit, le d'artillerie de campagne forme dans la 19e brigade d'artillerie, l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie, avec casernement à Bruyères et Saint-Dié-des-Vosges (dans la ). Le régiment est subdivisé en trois groupes (deux à Bruyères et la troisième à Saint-Dié), chacun composé de trois groupes de neuf batteries de quatre canons de modèle 1897 (36 canons).
Le , soit juste avant le début de la mobilisation générale, le régiment et sa division sont affectés à la surveillance et la défense du secteur de la Haute-Meurthe dans le cadre de l'opération de « couverture » prévue au Plan XVIIJournal des marches et opérations du d'artillerie de campagne, du 31 juillet 1914 au 31 mai 1915, .. Puis ils sont intégrés dans le .
1914 Les batteries du d'artillerie de campagne connaissent le baptême du feu à Saint-Blaise et Sarrebourg (bataille des Frontières). Il est alors dans tous les combats : la Marne, l'Artois, la Belgique,
1915 Notre-Dame-de-Lorette au sein de la
1916 vignette|Portrait d'un artilleur du , vers 1916. Verdun.
1917 Bataille de la Malmaison, qui lui vaudra une deuxième citation à l'ordre de l'armée.
1918 Bataille de Champagne, qui lui vaudront deux citations à l'ordre de l'Armée.
Entre-deux-guerres De 1923 à 1939 il tient garnison à Haguenau. En 1934, le régiment y fête avec faste son .
Seconde Guerre mondiale
1939 En , le devient le régiment d'artillerie divisionnaire de la D.I. Il mène ses premiers combats dans la région de Haguenau et de Bitche.
1940 La 43e division est mise en réserve en dans la région de Reims avant d'être envoyée à la frontière belge entre Mons (en Belgique) et Maubeuge le .
Chargé de contenir l'avancée allemande à hauteur de la Sambre, le R.A fut vite à court de munitions, et débordé par le sud de Maubeuge. Fin mai, le Régiment, faute de mobilité, fut considéré comme "perdu au combat". En mai 1940 au cours de la bataille des Flandres, il obtient sa cinquième citation à l'ordre de l'armée. Le colonel André, chef de corps, est tué au combat le , à Quévy-le-Petit.
1945 vignette|1945, formation du régiment, borne mémoire à Mortagne-sur-Gironde. thumb|alt=De g. à d. : colonel Alfred Jacobson, chef d'escadron Jacques Baratte, colonel Henri Adeline, lieutenant-colonel Georges Moressée, artilleurs du 12e régiment d'artillerie|Passage en revue du 12e RA, Forces françaises de l'Ouest, Charente-Maritime, 1945.De g. à d. : colonel Alfred Jacobson, chef d'escadron Jacques Baratte, colonel Henri Adeline, lieutenant-colonel Georges Moressée Reformé en 1945 à Mortagne-sur-Gironde à partir de groupes F.F.I, il participe à la libération de Royan, de la Rochelle et de l'île d'Oléron. L'action d'éclat vaut au , commandé par le chef d’escadron Jacques Baratte, une citation à l'ordre de la division. thumb|Remise de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent par le colonel Alfred Jacobson au groupe du régiment d'artillerie commandé par le chef d'escadron Jacques Baratte, 1945
De 1945 à nos jours Le régiment stationne ensuite dix ans en Allemagne avant d'être envoyé en Algérie en 1955.
En Algérie de 1955 à 1961 il prend part à de nombreuses opérations. En garnison à Strasbourg de 1962 à 1966 puis à Illkirch-Graffenstaden jusqu'en 1976. Le RA est le régiment d'artillerie de la brigade mécanisée de la division, jusqu'à la réorganisation de l'Armée de terre commencée en 1976 et terminée en 1979. En 1976, il s'installe au camp d'Oberhoffen à Haguenau. Le RA est le régiment d'artillerie de la division blindée. De 1983-1984 l'une de ses batteries () est envoyée au Liban (l'opération Diodon IV). De 1984 à 2009 il prend part aux missions extérieures au territoire métropolitain à divers titres (ex-Yougoslavie, Liban et Nouvelle-Calédonie, Guyane, Antilles). La division blindée est transformée en division légère blindée rattachée à la Force d'action rapide. Le RA qui est maintenu au camp d'Oberhoffen sur Moder comme régiment du corps blindé et mécanisé devient régiment d'artillerie de corps d'armée, rattaché au corps d'armée. Le régiment de par sa fonction d'artillerie sol-sol de corps d'armée est pressenti pour être doté du lance roquette multiples. Il reçoit cet équipement au début des années 1990, abandonnant ainsi les canons automouvants AMX 13 155 F3. 150px|right|thumb|Insigne de béret d'artillerie En 1991 un jumelage fut fondé avec le Raketenartilleriebataillon 122 à Philippsburg, par la suite à Walldürn. C'est en 1991 que le régiment a été doté du nouveau système d'armes LRM (lance-roquette-multiple) à 24 unités. avant de recevoir le radar Cobra en 2006.
À partir de 1998, le RA participe à des opérations extérieures dans les départements et territoires d'outre-mer mais également au Liban, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo.
La dissolution du corps d'armée amène le rattachement du RA à la brigade d'artillerie du corps d'armée France dans la maquette ADT XXI, Armée de terre XXI. Le régiment est professionnalisé et intégré à la brigade d'artillerie dont l'état-major est à Haguenau. La loi de programmation militaire 2009-2014 ne maintient pas le RA dans l'organigramme de l'Armée de terre : le régiment est dissous le .
Étendard vignette|upright=1.3|Dessin du revers de l'étendard du régiment. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Mouzaïa 1840 Zaatcha 1849 Sébastopol 1854-1855 Solférino 1859 Extrême orient 1884-1885 Verdun1916-Argonne 1918 La Malmaison 1917 Champagne 1918
Décorations vignette|gauche|upright=0.5|Photographie de la cravate de l'étendard du régiment avec ses décorations.
La cravate de l'étendard du régiment est décorée :
De la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre citations à l'ordre de l'armée. Il a reçu le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.
De la Croix de guerre 1939-1945 avec une citation à l'ordre de l'armée puis une citation à l'ordre de la division. Insigne
Le pourtour représente la fourragère du régiment aux couleurs du ruban de la médaille militaire. Les canons croisés de bronze, sur un fer à cheval, symbolisent l'artillerie et soulignent l'attachement du régiment à son histoire. La cathédrale de Strasbourg rappelle une des garnisons où le régiment a résidé durablement. Puis, la ville de Haguenau, autre garnison où le douze a séjourné de 1923 à 1939, est symbolisée par la quintefeuille blanche et rouge issue du blason de la ville.
Devise Mordant et manœuvrier
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment Le 12ème RA est engagé en dans les combats des Flandres. Le , après de violents combats, le Régiment est encerclé à Blaregnies. Il combat jusqu'à l'épuisement de ses munitions aux côtés du 10ème BCP et du 158ème RI pour ralentir la percée allemande. Pour échapper à la capture, le Colonel ANDRE donne l'ordre de chercher à percer l'encerclement. C'est pendant ces derniers combats qu'il est tué. Le régiment sera décoré par une cinquième Citation à l'ordre de l'armée :
"Bataille de BLAREGNIES