Taman (en ) est une stanitsa du raïon de Temriouk, dans le kraï de Krasnodar, en Russie. Sa population était de habitants en 2002 et de habitants en 2010.

La construction d'un port de marchandises international est projetée pour 2015 à quelques kilomètres au sud de la stanitsa, dans le village de Volna, soulevant les critiques de la population locale. Le pipeline de TogliattiAzot est en cours de construction.

Géographie Taman est située dans la péninsule de Taman.

Histoire Les anciens Grecs y étaient établis au moins en 592 dans un site appelé Hermonassa. L'anniversaire des ans de la localité a été fêté le 4 septembre 2008 et une chapelle a été consacrée à cette occasion. La ville d'Hermonassa exista jusqu'au Trois siècles plus tard, les Byzantins fondèrent le port de Tamatarkha qui fit partie du khanat des Khazars du au milieu du . Il semble qu'une communauté significative de Juifs y était établie, puisque les sources arabes la nommaient Samkouch-la-Juive (Samkouch-al-Iakhoud). La bourgade fut ensuite prise par la principauté proto-slave de Tmoutarakan qui contrôlaient ainsi le Bosphore Cimmérien et le khanat fut vaincu par le prince Sviatoslav de Kiev en 965. La ville était alors un port slave animé qui commerce avec Constantinople et les villes du Pont-Euxin. Des communautés de Grecs, d'Adygues, de Russes, d'Arméniens, d'Alains, de Juifs s'y côtoyaient. La ville était entourée d'une muraille de briques et le prince Mstislav Vladimirovitch y fit construire une église dédiée à la Vierge. La ville tomba sous la domination des Coumans au , puis des Génois au (Matriga), puis des Turcs. Les Ottomans l'appelaient alors Taman.

L'historien suédois Johann Erik Tunmann (1746-1778), qui s'y rendit au , décrit une population mêlée en majorité de Yasses (Adygues), suivis d'Arméniens, de Juifs, de Grecs, de TurcsJohann Erik Tunmann, Le Khanat de Crimée..

Lorsque la Crimée devient russe, des cosaques Zaporogues fondèrent une nouvelle stanitsa en 1792 et une garnison des Cosaques de la mer Noire avec une flottille. Taman dépendait alors d'Akhtanizovskaïa. En 1793, ils construisirent une église dédiée à la Protection de la Mère-de-Dieu, la plus ancienne de la région. Il y avait au début du habitants, deux églises, deux écoles et une trentaine de commerces, tandis que nombre d'habitants vivaient de la pêche. On installa un poste télégraphique. Le bourg fut officiellement enregistré comme stanitsa indépendante en 1849.

La ville subit de violents combats en 1943, pour se libérer de l'occupation allemande. Un musée est ouvert dans la petite maison où Mikhaïl Lermontov séjourna pendant sa relégation, ainsi qu'un musée voué aux cosaques du Kouban. Taman possède son musée archéologique depuis 1975.

Population La population de Taman s'élevait à 10 027 habitants en 2010. Elle est alors composée de citoyens russes, dont les nationalitésLa fédération de Russie distingue la citoyenneté (russe) et la nationalité (c'est-à-dire l'origine ethnique) qui se fait sur une base déclarative : russe, moldave, ukrainienne, polonaise, tatare, ouzbèke, coréenne, allemande, etc. sont les suivantes : nationalité cosaque du Kouban (76,9 %), tatare (10,6 %), tatare de Crimée (4,6 %), ukrainienne (2,9 %), etc.

Transport La ville possède une gare passager, une gare du port et le port de Taman. Notes

Sources

Catégorie:Localité dans le kraï de Krasnodar Catégorie:Ancienne ville en Russie