Les Astriclypeidae forment une famille d'oursins plats de l'ordre des Clypeasteroida.

Description Ce sont des oursins plats, dont l'intérieur est renforcé par un système de contreforts complexe, formant un système de microcanaux à la périphérie. Ils sont équipés de quatre gonopores. Les ambulacres et les interambulacres sont de largeur similaire à l'ambitus, et les pores supportant les podia s'étendent jusque dans les interambulacres. Les pétales sont bien développés, le plus souvent fermés distalement (ou presque). Le cercle basicoronal est petit, les éléments interambulacraires formant des pointes mais sans être vraiment étirés. Les interambulacres postérieurs sont disjoints adoralement. Le périprocte est situé sur la face orale, associé à la première paire de plaques interambulacraires post-basicoronales. Des encoches perradiales ou des lunules sont présentes sur certains ou tous les ambulacres (la plupart des espèces ont 2 lunules postérieures, Astriclypeus mannii en a 5, une suivant chaque pétale). Les sillons nutritifs sont bien développés, bifurquant au bord du cercle basicoronal et finement ramifiés distalement.

thumb|center|upright=3|Sculpsitechinus auritus, face aborale, profil, face orale et détails (dessins de 1809).

Cette famille, endémique de l'Indo-Pacifique tropical, ne doit pas être confondue avec celle, américaine, des Mellitidae, qui sont aussi des oursins plats perforés (mais qui ont tous une lunule anale, qui n'existe chez aucun Astriclypeidae). Les lunules des Mellitidae, de structure dite « festonnée », et celles des Astriclypeidae, de structure « en treillis » (cross-linked), sont construites différemment et ont vraisemblablement une origine évolutive indépendante, comme l'a corroboré une analyse phylogénomique récente...

La fonction des lunules a fait l'objet de deux hypothèses concurrentes. Une hypothèse trophique, proposée pour le mellitidé Mellita quinquiesperforata, leur attribuait un rôle dans le tri et l'acheminement des particules alimentaires vers la face orale.. Elle s'oppose à une hypothèse hydrodynamique, selon laquelle les lunules agiraient comme des déflecteurs (« lift spoilers ») réduisant la portance exercée par le courant sur le test et permettant à l'animal de rester plaqué au fond à des vitesses de courant plus élevées ; cette dernière hypothèse est celle qui a reçu le soutien expérimental le plus net.. Chez les Mellitidae, la fermeture de la lunule anale au cours de la croissance répond à un mécanisme de régulation ontogénétique bien documenté..

Répartition stratigraphique Oligocène à actuel, en Europe, en Afrique du Nord, et en zone Indo-Pacifique..

Liste des genres et espèces D'après : Amphiope (L. Agassiz, 1840a) † Astriclypeus (Verrill, 1867) -- 1 espèce actuelle Astriclypeus mannii (Verrill, 1867) ; 5 lunules, Philippines et mer de Chine Echinodiscus (Leske, 1778) -- 3 espèces actuelles Echinodiscus andamanensis Stara & Sanciu, 2014 ; 2 lunules, océan Indien Echinodiscus bisperforatus (Leske, 1778) ; 2 lunules allongées, Indopacifique Echinodiscus truncatus L. Agassiz, 1841 ; 2 lunules courtes, partie indienne de l'Indonésie Kieria Mihály, 1985 † Paraamphiope Stara & Sanciu, 2014 -- 1 espèce actuelle Paraamphiope raimondii Stara & Sanciu, 2014 ; 2 lunules, anus très postérieur, Indonésie Sculpsitechinus Stara & Sanciu, 2014 -- 4 espèces actuelles (dont 1 nomen nudum) Sculpsitechinus auritus (Leske, 1778) ; 2 lunules très étroites et ouvertes postérieurement, Indopacifique Sculpsitechinus iraniensis Fatemi, Attaran-Fariman & Stara, 2016 ; Iran Sculpsitechinus tenuissimus (L. Agassiz, 1847) ; 2 lunules courtes et ovales, Pacifique ouest Sculpsitechinus tulearensis Stara & Sanciu, 2014 ; 2 lunules, Madagascar (nomen nudum)

Références taxinomiques

Bibliographie Mortensen, T. 1948. A Monograph of the Echinoidea IV.2 Clypeasteroida. C. A. Reitzel, Copenhagen. Nisiyama, S. 1968. The echinoid fauna from Japan and adjacent regions, Part II.Palaeontological Society of Japan, Special Paper 13, 1-491, pls 19-30. Wang, C.C. 1982. On the Early Miocene sand dollar Echinodiscus yeliuensis n. sp. from the Taliao Formation of Yeliu, northern Taiwan. Proceedings of the Geological Society of China 25, 150-157. . . . . . .

Notes et références

Catégorie:Famille d'échinodermes (nom scientifique)