Pierre Léon Leclerc de Vaumorin de La JubertièreIl prend le nom de Leclerc de la Jubertière à la mort de son oncle en 1833, dont il avait épousé la fille., né le à Riaillé (Loire-Atlantique), décédé le à Livré-la-Touche (Mayenne), est un agronomeLéon Leclerc est un de nos agronomes les plus distingués, qui devait obtenir et qui a réellement obtenu d'heureux résultats de ses travaux; car il a tout ce qu'il faut pour réussir, fortune, talents et amour passionné de la science. in Travaux du Comice Horticole de Maine-et-Loire ; , , - 1838-39, pomologue et un homme politique français.

Biographie Origine et famille Sa famille est originaire du comté de Laval. Leclerc peut aussi se trouver sous la forme Le Clerc. Cette famille Le Clerc était originaire d'Entrammes ; le premier connu, Bertrand, y vivait en 1461. Les Le Clerc du Flécheray étaient une branche. Leurs armes se voyaient au cloître des Jacobins de Laval : d'azur au chevron d'or, trois étoiles d'or en chef et un cœur de gueules en pointe.

Léon Leclerc est affilié à Julien Leclerc du Flécheray, procureur fiscal du comté de Laval, qui est l'auteur d'un mémoire manuscrit Mémoire sur le comté de Laval en 1698Édité sous le titre du Le Comté de Laval. Son Histoire, les Mœurs de ses Habitants, ses Manufactures. Chailland, Libraire-Éditeur, Rue des Béliers -, Place des Arts à Laval. Mayenne. 1888.. Ce mémoire était sans doute destiné à l'intendant Miromesnil lors de la rédaction des mémoires pour l'instruction du duc de Bourgogne.

Il est le fils de Pierre Julien Leclerc du Flécheray de La Provotière (1741-1782), maître de forges à la Provotière, en Riaillé, et de Françoise Marie Aubin de La Messuzière (1755-1844). Il se marie, le 4 fructidor an XII, avec Angélique Leclerc de la Jubertière, à Laval. Ils ont 3 enfants : Angélique (1805-1867, épouse de Joseph-Hippolyte Doublard du Vigneau), Marie Amélie (1818-1897) et Marie Léon AmédéePropriétaire à Livré-la-Touche en 1860, 1866. Maire de Livré. (1824-1880).

Homme de culture Il commence sa carrière dans le commerce. Il était propriétaire et adjoint au maire de Forcéson oncle y dirigeait une blanchisserie-draperie. (près de Laval) et y a été adjoint au maire. Le , il achète la nue-propriété du château de Poligné, mais Mme veuve DucheminVeuve de Jean-Baptiste Duchemin de Mottejean., née Courte, garda la jouissance.

Homme cultivé, il pratique les langues vivantes, dont principalement avec l'allemand. Connaisseur des langues classiques et des idiomes bibliques, il a aussi étudié le persan, le sanscrit et le chinoisCatalogue des livres composant la bibliothèque de feu Léon Leclerc, Jean-François Delion, 1859.

Il est chevalier de la Légion d'honneur le .

Homme politique Propriétaire et adjoint au maire de Forcé (Mayenne), il est député de la MayenneLeclerc est un homme tout à fait inoffensif; la politique l'occupe fort peu. Ses seuls travaux, ses seuls loisirs se rattachent à l'étude des insectes microscopiques; vingt bocaux rangés dans son cabinet, et qui paraissent vides aux yeux du vulgaire, sont l'objet de ses délassements. Armé de sa lunette, il y compte des variétés infinies qui l'enchantent. Les étiquettes de ses bocaux annoncent à quelle classe appartiennent les nombreuses familles qui y sont renfermées. Un profane pourrait voir une manie dans ce délassement : un savant l'admirera. Biographie des Députés, , 1828. de 1815 à 1816, puis de 1824 à 1830.

À la suite des élections législatives d'août 1815, il a fait partie de la Chambre introuvable, où il a voté avec la majorité. Nommé président du collège électoral de Laval en 1824, il a réuni ses suffrages, et a été élu député. Il a soutenu dans les deux dernières sessions la royauté. Il est un des partisans de François-Régis de La Bourdonnaye.

ElectionsBiographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny) : le , député du collège de département de la Mayenne, par 127 voix (194 votants, 255 inscrits). aux Élections législatives de 1824, député du arrondissement de la Mayenne (Laval), dont il présidait le collège électoral, par 225 voix (317 votants, 337 inscrits), contre 90 à M. Leclerc-Delaunay. Il continua à siéger au centre. Réélu, comme ministériel, aux Élections législatives de 1827, dans le même arrondissement, par 163 voix (296 votants, 328 inscrits), contre 131 à Prosper Delauney

Il resta partisan convaincu des Bourbons, mais n'appuya pas sans réserve le Ministère Jules de Polignac; il échoua aux Élections législatives de 1830, avec 158 voix contre 199 à Charles de Lézardière.

Biologie En 1827, dans une Encyclopédie allemande Nitzsch propose la création de nouveaux genres d'« infusoires ».

Dujardin, en 1841, cite notamment Leclerc : .

C'est d'ailleurs Léon Leclerc qui, en 1815, est l'auteur de la description du genre DifflugiaDictionnaire classique des sciences naturelles, présentant la définition, Auguste Drapiez, , un animal microscopique qu'il observe dans les environs de Laval (Mayenne).

Agronomie et botanique Il participe à l'amélioration de la race chevaline, surtout dans le canton de Craon, où il avait créé à Livré-la-Touche, un haras.

On lui doit l'importation de plusieurs fruits et la création de variétés nouvelles. Léon Leclerc était un des correspondants privilégiés d'André LeroyTravaux du Comice Horticole de Maine-et-Loire, , , , 1841, de Jean-Baptiste Van MonsIl lui a dédié une poire à cuire : la Léon Leclerc (de Laval), Annales de la Société d'Horticulture de Paris, tome XV, , , 1834., de Philippe André de VilmorinDéputé, il lui communique une Pomme cultivée aux environs de Laval, sous le nom de Pomme de Boutigni. Elle est fort colorée, de forme allongée, analogue par la légèreté et la bonne qualité de sa chair au Calville rouge. Alexandre Pointeau, Le Bon Jardinier, 1829..

Louis-Augustin Bosc d'Antic lui confie peu avant sa mort, des grains de raisin provenant de Shiras. Léon Leclerc obtient de ces semis un raisin qu'il a nommé raisin de Shiras, qu'il communique à plusieurs pépiniéristesJamin à Paris, Leroy et Vibert à Angers., ainsi qu'à la Société d'Horticulture de ParisCours d'Horticulture, A. Poiteau, ..

Il est connu pour avoir vers 1828 introduit et propagé la variété de poires Bon-Chrétien Williams dans les vergers françaisIl avait reçu par un de ses correspondants de Londres, des rameaux en 1828. Il les multiplie et offre des greffes en 1831 au Muséum de Paris.. Il échangeait régulièrement des graines, des plants, des greffons avec des correspondants. Il eut aussi du succès avec ses propres semis et a obtenu des variétés de fruits de valeur.

Ses principales réalisations sont : la poire Van Mons Léon Leclerc en 1828Charles M Hovey a cité ce fruit comme étant une des meilleures poires que nous n'ayons jamais mangée (The Magazine of Horticulture, volume XIII, , 1847). André Leroy la décrivait comme une des meilleures parmi les bonnes (Dictionnaire de Pomologie, tome 2, , 1869). ; la Reinette Tardive (nouvelle) en 1832Il en trouva vers 1832, inconnu et semé par le hasard, le pied-type dans une propriété sise aux portes d'Angers, en demanda des greffes et le propagea de divers côtés chez nous, puis chez les Belges, où M. Bivort décrivit ce nouveau pommier dès 1847 (Album, t. I, ). Malheureusement nous négligeâmes, au Comice horticole d'Angers, quand Léon Leclerc nous en offrit des rameaux, de prendre note du lieu où il l'avait découvert, ce qui fait qu'aujourd'hui son acte de naissance doit rester incomplet. Dictionnaire de Pomologie, André Leroy, tome 4, , 1873.. Cette pomme se conservait très longtemps et était de toute première qualité gustative ; les poires Amédée LeclercDu nom de son fils., semée en 1835. Cette variété n'a fructifié qu'en 1849Après la mort de Léon Leclerc, en 1858, ses semis passèrent à Louis Hutin, son jardinier, pépiniériste à Laval et il s'empressa de les propager. Dictionnaire de Pomologie, André Leroy, tome 1.. Elle a été livrée au commerce en 1861 ; Amélie LeclercDu nom de sa file., dont le pied-type s'est mis à fruit en 1850Hutin, promoteur de cette variété, a commencé à la répandre en 1861; et a entrepris sa multiplication. ; Angélique Leclerc (dame du Vrigneau), semée en 1833. Cette variété n'a fructifié qu'en 1848Hutin, promoteur de cette variété, a commencé à la répandre en 1861; et a entrepris sa multiplication.. la poire Jules d'Airoles-Léon LeclercCette poire est à distinguer de la poire Jules d'Airoles obtenu par Xavier Grégoire de Jodoigne en 1852Elle a été commercialisée en 1863 par François Hutin qui avait été longtemps son jardinier. À sa mort, il s'était installé comme pépiniériste et avait repris ses semis. Dictionnaire de Pomologie, André Leroy, tome 2, , 1869. Annales, Volumes 3 à 4, Société d'horticulture et d'histoire naturelle de l'Hérault, . ; la poire ChamaretDu nom du président de la Société industrielle de la Mayenne. ; la pomme Président d'OsmonvilleDu nom du président de la Société d'hoticulture de la Mayenne.Elle a été commercialisée par François Hutin qui avait été longtemps son jardinier. À sa mort, il s'était installé comme pépiniériste et avait repris ses semis. ; la guigne Sucrée Léon-Leclerc en 1853.