Le Malin était l'un des six contre-torpilleurs de la Marine nationale française de la classe Le Fantasque ayant été construits dans les années 1930. Reclassé croiseur léger après sa modernisation en 1943 aux États-Unis, il faisait partie, avec ceux de sa classe, des navires les plus rapides du mondeLe Terrible, navire jumeau du Malin, a atteint une vitesse de 45,02 nœuds lors de ses essais, record mondial pour les bâtiments de sa catégorie., pouvant atteindre et soutenir une vitesse de plus de 40 nœuds. Des six de sa classe, il fut le premier lancé et le dernier rayé des listes de la Flotte.
Comptant quatre citations à l'ordre de l'Armée de mer, il s'est particulièrement illustré lors de la Seconde Guerre mondiale, et ce jusqu'à un abordage accidentel avec Le Terrible en . Réparé, il reprit du service actif (participation au printemps 1946 à la commémoration de la Bataille de Narvik) en 1951 et 1952 en Indochine puis en France. Sera définitivement condamné et démantelé en 1976.
Histoire Premières campagnes Au déclenchement du conflit, il fait partie de la Force de Raid.
Narvik. Dakar. Afrique du nord. États-Unis. Grèce. Italie. Corse. Débarquement en Provence.
Rénovation Le mercredi , le Malin quitte Casablanca, son port d'attache, assurant la sécurité d'un convoi vers les Antilles. Il ne dispose alors plus que de sa seule machine arrière, et doit bénéficier de réparations et d'une rénovation totale de son armement. Le , le Malin quitte le convoi et met le cap sur Boston (Etats-Unis) où il arrive le .
Les travaux durent alors plus de 4 mois, durant lesquels les marins sont débarqués et hébergés dans des "barracks" confortables, appartenant à l'US Navy. Il se noue de nombreux liens avec la population locale qui apprécie les "frenchies". À partir du commencent les essais, concluants. Le Malin appareille le vers le Nord pour Casco Bay, au Nord de Portland, afin d'effectuer cette fois un entrainement aux tirs et des essais d'artillerie. Il subit quelques dégâts, dus à une sévère tempête, en se rendant de Portland à Norfolk, où il fait escale pour réparer. Il quitte finalement les Etats-unis le , depuis la baie de Chesapeake, au sud de Washington. Bataille d'Ist (29 février 1944) Engagement naval en mer Adriatique, entre les îles de Škarda et Molat, au large de l'île d'Ist, le , entre les croiseurs légers des Forces navales françaises libres et d'une flottille de la Kriegsmarine escortant un cargo.
Fin de la Seconde Guerre mondiale En disponibilité armée en 1945, avant de reprendre de 1951 à 1952 une activité d'escorteur en Indochine.
Guerre d'Indochine De 1951 à 1952 Le Malin assure l'escorte du porte-avions Arromanches en Indochine. Sera mis en réserve le .
Destin final Désarmé à son retour d'Indochine, Le Malin est affecté d' à comme annexe à l'École navale pour l'instruction des élèves officiers. Il a ensuite servi de ponton dans le port militaire de Brest jusqu'à son retrait des listes de la Marine, le . La coque, numérotée Q 359, a alors été utilisée comme brise-lames à l'embouchure du Scorff à Lorient puis vendue pour la ferraille en 1976 à la société Bonturi et démantelée.
Notes et références
Bibliographie Paul Carré, « Le Fantasque » - L'Odyssée de la DCL, Marines édition, dépôt légal , Pierre Bassot, Une vie de Malin - Mémoires d'un croiseur léger, Éditions du Pen Duick, dépôt légal , Henri Darrieus et Jean Quéguiner, Historique de la Marine française (1922-1942), Éditions l'Ancre de Marine, dépôt légal 1996, Henri Darrieus et Jean Quéguiner, Historique de la Marine française (-), Éditions l'Ancre de Marine, dépôt légal 1994,
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Articles connexes Histoire de la marine française depuis 1789 Liste des contre-torpilleurs français
Catégorie:Contre-torpilleur de la Marine française Catégorie:Bateau de guerre de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Bateau lancé en 1933 Catégorie:Navire construit à La Seyne-sur-Mer Catégorie:Navire démoli en 1976 Catégorie:Forges et chantiers de la Méditerranée