Prionocidaris est un genre d'oursins tropicaux de l'ordre des Cidaroida.
Description et caractéristiques morphologiques Ce sont des oursins réguliers : le test (coquille) est plus ou moins sphérique, protégé par des radioles (piquants), l'ensemble suivant une symétrie pentaradiaire (centrale d'ordre 5) reliant la bouche (péristome) située au centre de la face orale (inférieure) à l'anus (« périprocte ») situé à l'apex aboral (pôle supérieur). Comme tous les oursins cidaroïdes, les radioles sont clairsemées mais très massives, et les plus anciennes sont souvent recouvertes d'épibiontes (algues calcaires, éponges, vers tubicoles...) qui les font paraître grises, alors que le test est protégé par de toutes petites radioles secondaires colorées.
Caractéristiques de détermination du genre : Le test est relativement grand et allongé en hauteur ; il est moyennement mince et fragile. Le disque apical représente 40-50 % du diamètre du test ; il est monocyclique. Plaques génitales toutes similaires en taille, séparées par les plaques oculaires. Le système apical est densément tuberculé. Interambulacres avec jusqu'à 12 plaques par série. Les tubercules les plus adapicaux peuvent avoir une trace de crénulation de leur côté adapical. Aréoles ovales ; incisées, séparées par des cercles scrobiculaires sauf juste à côté du péristome. Les tubercules scrobiculaires sont à peine différenciés. Le péristome est un peu plus petit que le disque apical. Les plaques interradiales ne parviennent pas tout à fait au péristome. Les pédicellaires portent une encolure ornée de spicules calcaires. Les radioles (piquants) principales sont relativement longues et droites ; elles présentent un collier et un cou court (mais de plus de .) ; elles sont subtilement spiculées avec une corticale de poils fins. Les radioles secondaires sont aplaties..
Les critères de distinction les plus simples sont le test élevé, et le rapprochement des tubercules primaires, qui rend confluents leurs cercles scrobiculaires.
Ce genre est apparu au Crétacé (Albien), et persiste dans les eaux tropicales de l'Indo-Pacifique.
Liste des espèces thumb|Prionocidaris bispinosa à Singapour. thumb|idem, variante morphologique. thumb|Prionocidaris pistillaris en muséum. Selon : Prionocidaris australis (Ramsay, 1885) ; époque actuelle, Australie tropicale (collerette ornée de points blancs, radioles larges). Prionocidaris baculosa (Lamarck, 1816) ; époque actuelle, Océan Indien et Ouest-Pacifique jusqu'aux Philippines (collerette blanche ornée de points violets). Prionocidaris bispinosa (Lamarck, 1816) ; époque actuelle, Océan Indien et Ouest-Pacifique (collerette rose). Prionocidaris callista Rowe & Hoggett, 1986 ; époque actuelle, Australie orientale tropicale et tempérée et Nouvelle-Calédonie (collerette verdâtre ornée de points blancs, radioles fuselés). Prionocidaris glandulosa (de Meijere, 1904) ; époque actuelle, Océan Indien et Ouest-Pacifique (petite espèce, collerette ornée de points blanc-vert sur fond rouge verdissant). Prionocidaris hawaiiensis (Agassiz & Clark, 1907) ; époque actuelle, Hawaii (petite espèce, longue collerette verte, ornée de points blancs, radioles fins). Prionocidaris pistillaris (Lamarck, 1816) ; époque actuelle, Océan Indien (collerette ornée de lignes violettes). Prionocidaris popeae Hoggett & Rowe, 1986 ; époque actuelle, Nouvelle-Calédonie et Vanuatu (55-). Prionocidaris thomasi (Agassiz & Clark, 1907) ; époque actuelle, Hawaii (collerette brune).
ne reconnaît que : Prionocidaris baculosa, Prionocidaris bispinosa et Prionocidaris popeae.
Un des critères utilisés pour différencier les espèces est l'encolure à la base des radioles : elle peut être striée ou ponctuée suivant les espèces..
L'espèce longtemps dénommée Prionocidaris verticillata est désormais placée dans un genre propre : Plococidaris verticillata.
Il existe d'autres cidaridés aux radioles épineuses qui peuvent être pris pour des membres de ce genre, comme le proche Acanthocidaris maculicollis (présent dans l'océan Indien), le grand Chondrocidaris gigantea (Indo-Pacifique), et les nombreuses espèces du genre Goniocidaris (Pacifique ouest notamment).
Espèces disparues Selon : Prionocidaris cookei Cutress, 1976 Prionocidaris haasti Fell, 1954 Prionocidaris katherinae Cutress, 1980 Prionocidaris malindiensis Stephenson, 1968 Prionocidaris marchalli Fell, 1954 Prionocidaris neglecta Smith & Wright, 1989 Prionocidaris praeverticillata Stephenson, 1968 Prionocidaris scoparia Chapman & Cudmore, 1934
Selon le Natural History Museum : Prionocidaris arnaudi (Lambert, 1909) ; Campanien-Maastrichtien, Europe de l'Ouest. Prionocidaris granulostriata (Desor, 1855) ; Turonien, Europe de l'Ouest. Prionocidaris neglecta (Smith & Wright, 1989) ; Albien, Europe de l'Ouest. Prionocidaris pseudopistillum (Cotteau, 1862) ; Santonien, Europe de l'Ouest. Prionocidaris subvenulosa (Peron & Gauthier, 1880) ; Turonien, Algérie. Prionocidaris vendociniensis (Agassiz & Desor, 1847) ; Turonien-Santonien, Europe de l'Ouest.
Références taxinomiques
Bibliographie . Rowe, F.W.E & Gates, J. (1995), Zoological Catalogue of Australia 33, "Echinodermata", Melbourne: CSIRO Australia, 510 pp. .
Notes et références
Catégorie:Genre d'échinodermes (nom scientifique) Catégorie:Cidaridae Catégorie:Taxon décrit en 1863