Jean-Baptiste II de Boyer, seigneur d'Éguilles, et de Vacquières et Joyeuse-Garde (à St-Martin et Mouriès), est un érudit et parlementaire provençal, né à Aix-en-Provence le et mort dans la même ville le .

Biographie Fils de Vincent de Boyer d’Éguilles de Malherbe (1618-1659), conseiller au Parlement d’Aix, et Madeleine de Forbin de Maynier d'Oppède (1630-1671) Fille du président Vincent-Anne de Forbin-Maynier d'Oppède (1579-1631) et d’Aimare de Castellane La Verdière (v.1600-1649) , Jean-Baptiste de Boyer, second du nom, fut célèbre en son temps pour son cabinet de curiosité et pour avoir été commanditaire de nombreuses œuvres d'art.

En effet, conseiller au parlement de Provence dès 1677, Boyer possédait l’un des plus riches cabinets de sa ville d'Aix-en-Provence. On y voyait un grand nombre d'œuvres originales qui témoignaient de son goût pour la peinture italienne ; pièces significatives de Raphaël, Andrea del Sarto, Titien, Michel-Ange Caravage, de Paul Véronèse, du Corrège, Carracci, du Tintoret, du Guide, Nicolas Poussin, Sébastien Bourdon, Eustache Lesueur, Pierre Puget, Rubens, Antoine Van Dyck, etc.

thumb|Valerio Castello, « La Sainte famille avec Saint Jean Baptiste enfant ». Ancienne collection Boyer d'Éguilles Huile sur toile, 121 x 98,3 cm. Vente Londres (Sotheby's), 8 juillet 2009, lot. 30. Gravé par Coelemans en 1709 pour le recueil publié par Mariette en 1744 (planche 23) - Londres, commerce d'art en 2009.

Il avait gravé lui-même plusieurs de ces tableaux qu’on trouve dans la première édition de ses estampes, publiée en 1709, par Jacques Cœlemans (Anvers, ? - Aix-en-Provence, 1735) et par Barras, et qui ne se trouvent plus dans la seconde édition donnée par Mariette. Dans son « Voyage du Levant », Pitton de Tournefort loue plus le collectionneur que la collection :

En 1678, Jean-Baptiste Boyer reprend la suite de son père, qui avait bâti, à partir de 1657 le château d’Éguilles (aujourd’hui mairie d’Éguilles). Il suit les dessins du célèbre architecte Pierre Puget et réalise les aménagements intérieurs.

Il épousa à Draguignan, le, Jeanne-Marie Surle, dame d'Argens (v.1650-v. 1720), l'un des plus riches partis de sa régionFrédéric Mimeur, Les rues de Draguignan et leurs maisons historiques, 1921-1930..

Ses enfants furent : Marie-Madeleine (1672-1751) Vincent (né en 1673) Jeanne (née en 1674) Marie-Thérèse (1675-1749) Julie (née en 1678) Elzéard (né en 1680) Pierre-Jean de Boyer d'Éguilles, sgr. d'Eguilles et marquis d'Argens en 1722 (1682-1757) : père de Jean-Baptiste (III) de Boyer, marquis d'Argens (1703-1771), et d'Alexandre Jean-Baptiste de Boyer, sire d'Eguilles (1708-1783) François (né en 1685) Anne (née en 1687) Anne (née en 1689) Élisabeth (née en 1691)

Iconographie Le portrait de Jean-Baptiste Boyer d'Éguilles a été peint par Hyacinthe Rigaud en 1690 contre 300 livres.

L’œuvre est typique de ces grands portraits peints à la Van Dyck et figurant les riches bourgeois de Lyon que le Catalan côtoya durant son séjour dans cette ville. Mariette, trouvera le tableau « l’un des plus excellens » de Rigaud. Il poursuit en notant que « cette date [1689, sic] fait connoître que cet homme rare que l’on vient de perdre a commencé de fort bonne heure à se distinguer ; car à peine avoit-il trante ans »Pierre-Jean Mariette, « Notes manuscrites sur les peintres et les graveurs », 1740-1770, Paris, B.N.F., Est. Ya2 4, VII. Boyer d’Éguilles est présenté dans une attitude reposée, en habit de ville, debout dans un parc dont on devine le paysage en fond. Un grand et lourd rideau (sans pompons) ferme la perspective, tandis que le modèle s’accoude à un élément d’architecture (simple mur de pierre à peine mouluré), le coude posé sur un pan de son manteau, ce qui lui permet de le retenir. L’autre main est délicatement ouverte, vers l’extérieur opposé de la composition, suivant la rhétorique d’une gestuelle particulièrement élégante.

Le tableau a été gravé en 1697 par Coelemans Avec la lettre suivante : « Mesire Jean Baptiste Boyer Cher Seigneur d’Aguilles, de Ste Foy, Argens / et Taradel, Conseiller au Parlement de Provence / Peint par Hyacinthe Rigaud. 1689 - et gravé par Jacques Coelemans à Aix. 1697 / 117 ». H. 48,5 ; L. 36,3.. L'estampe fut reprise par Gravé par Cornelis Martinus Vermeulen, élève de Cœlemans, pour être placée dans le recueil des tableaux de Boyer d’Éguilles de Mariette, dans un « plus petit format, mais exécuté d’une meilleure manière » selon HulstSous le cadre, la lettre suivante : « Messire Jean-Baptiste Boyer, chevalier, seigneur d’Aiguilles, de sainte-Foi, de Joyeuse-Garde, Pierredont et autres lieux, conseiller au parlement d’Aix en Provence »..

Notes

Références

Annexes Bibliographie . La Chesnaye-Desbois (F. de) & Badier, Dictionnaire de la noblesse, tome III, 1770-1786, p. 941. « Recueil d'estampes d'après les tableaux des peintres les plus célèbres d'Italie, des Pays-Bas et de France, qui sont à Aix dans le cabinet de M. Boyer d'Aguilles, procureur général du Roy au Parlement de Provence, gravées par Jacques Colemans d'Anvers, par les soins et sous la direction de Monsieur Jean-Baptiste Boyer d'Aguilles, conseiller au même Parlement. Avec une description de chaque tableau et le caractère de chaque peintre », À Paris, chez Pierre-Jean Mariette, rue Saint-Jacques, aux colonnes d'Hercule, 1744. . .

Articles connexes Liste des officiers au Parlement de Provence Familles subsistantes de la noblesse française

Liens externes

La famille Boyer d'Éguilles, sur Gilles Dubois

Catégorie:Naissance en décembre 1645 Catégorie:Naissance à Aix-en-Provence Catégorie:Personnalité de l'Ancien Régime Catégorie:Conseiller au parlement de Provence Catégorie:Collectionneur français d'œuvres d'art Catégorie:Décès en octobre 1709 Catégorie:Décès à Aix-en-Provence Catégorie:Décès à 64 ans Catégorie:Magistrat français du XVIIe siècle Catégorie:Personnalité liée à Éguilles