Albert Chappellier, né le à Masnières (Nord) et mort le , est un ingénieur agronome français à l'origine de la création de la Ligue pour la protection des oiseaux, elle-même issue de la Société Nationale d'Acclimatation de France (actuelle SNPN)..

Biographie Albin Jacques Albert Chappellier, aîné d’une fratrie de trois enfants., est issu d’une famille de notables et d’industriels de Pithiviers (Loiret) et de Masnières (Nord).. Il devient ingénieur agronome en 1874 puis docteur ès Sciences en 1922., a été préparateur à la Faculté des Sciences de Paris, puis chef de travaux à l’École pratique des hautes études.. L'essentiel de sa carrière s'est déroulé au Centre national de recherche agronomique de Versailles, précurseur de l'Inra, où il dirige le service des vertébrés utiles et nuisibles puis la station de zoologie.

En 1906, avec la collaboration du zoologiste Maurice Caullery, ils publient la découverte d'une espèce de protozoaire : Anurosporidium pelseneeri...

En 1912, il est membre de l'équipe fondatrice de la Ligue pour la protection des oiseaux. et occupe le poste de secrétaire adjoint au Conseil d'Administration. Immédiatement, avec Louis Magaud d'Aubusson il intervient pour faire arrêter le massacre des macareux. qu'il avait constaté lors d'un passage en 1908 sur l'archipel des Sept-Îles au large de Perros-Guirec..

Le , il dépose sur l'île Rouzic, qui fait partie de l'archipel une plaque informant de la mise en protection de l'île sur arrêté du Préfet des Côtes-du-NordBlanchet Odette (1950), « Historique de la réserve des Sept-Îles » in Journal des oiseaux, n°18, mai-juin 1950, p. 4 5., plaque qui a été retrouvée , enfouie dans la végétation. La protection d'espèces par l'entremise de celle de leur habitat était tout à fait innovante à l'époque et cette mise en protection des Sept-Iles, d'abord sous statut privé, a d'ailleurs contribué à créer ce qui est considéré aujourd'hui comme considérée comme .

En 1913, il reçoit la plus haute récompense décernée par la Société Nationale d'Acclimatation de France, la grande médaille à l’effigie d’Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, à la fois pour ses travaux ornithologiques mais aussi pour sa protection des macareux des Sept-Îles. Pour les mêmes motifs, il reçoit en 1923 le prix « Louis Petit » de la Société zoologique de FranceBulletin de la Société zoologique de France, 1923, p. 48 et 49.. À chaque fois sont récompensés simultanément le savant utilitariste et le protecteur actif. Albert Chappellier prend alors une place grandissante au sein de la Société Nationale d'Acclimatation de France en devenant en 1914 administrateur et membre de la commission des récompenses.

En 1920, il devient secrétaire de la Ligue pour la protection des oiseaux, puis secrétaire général en 1932, poste qu'il occupe encore en 1949.

La réserve des Sept-Îles a porté le nom d'Albert Chappellier jusqu'en 1976, date où a été créée la Réserve naturelle nationale des Sept-Îles, réserve naturelle, .

Publications Il est l'auteur de nombreux articles sur les oiseaux dont, en 1932 : Les corbeaux de France et la lutte contre les corbeaux nuisibles et le dans la Bibliographie ornithologique de René Ronsil.

Il a traduit la publication de Gregor Mendel « Versuche uber Pflanzen-Hybriden » en français : Recherche sur les hybrides végétaux..

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En tant qu'éditeur scientifique et préfacier . . .

En tant que traducteur . .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes LPO Société d'Acclimatation

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