André Arthur, né le à Québec et mort le dans cette même ville., est une personnalité médiatique et politique québécoise. Il est animateur de radio et occupa le poste de député indépendant représentant la circonscription de Portneuf—Jacques-Cartier à la Chambre des communes du Canada, du jusqu'à sa défaite électorale du .
Longtemps surnommé , le controversé animateur a dominé les ondes de Québec durant un quart de siècle, trônant au sommet des cotes d'écoute partout où il est passé, de CHRC sur la bande AM, à CJMF-FM. Son influence est inégalée dans le milieu radiophonique de la capitale québécoise. Adulé par plusieurs, il a aussi beaucoup d'ennemis, comme en font foi les nombreuses poursuites — souvent pour diffamation — intentées contre lui au cours de sa carrière. On lui attribue aussi la paternité d'une orientation de radio de ligne ouverte très contrôlante, plus agressive ou belliqueuse que celle de Montréal et spécifique à la radio de la ville de Québec. Ce style, popularisé depuis les années 1970, est qualifié depuis les années 1990 et 2000 de , par ses détracteurs.
Biographie Jeunesse Né le d'un père arménien en provenance de Turquie et d'une mère québécoise (Lucie Tanguay), André Arthur grandit dans un monde où règne la radio. Son père René Arthur (1908-1972).. et son oncle Gérard Arthur (né à Montréal) furent aussi animateurs de radio. René arrive à Montréal enfant, en provenance d'Istanbul, via New York, avec sa famille, qui porte alors le nom d'Isakian (d'origine arménienne). Comme ce nom contient le prénom hébreu Isaac, la famille se fait souvent prendre pour des Juifs, à Montréal. Ils déménagent à Québec et prennent alors le nom à consonance française, qui est le prénom du grand-père d'André : Arthur Isakian, grand-père qui a fini ses jours aux usines Ford à Détroit au MichiganAndré Arthur révèle lui-même ses origines patronymiques arméniennes, Isakian : . Cité sur politiquebec.com. — Écoute alternative : 2, ou 3 (mp3)..
Carrière dans les médias Carrière radiophonique 1970 à 1987 CHRC Après avoir été arbitre de sports à , André Arthur entreprend des études en science politique à l'Université Laval, puis est fonctionnaire (attaché de presse de Jean Bienvenue en 1964) lorsqu'il commence sa carrière à la radio, le , à la station CHRC à Québec, en remplacement temporaire de l'animateur du matin à l'émission Point de vue. Pour ne pas contrarier son père, ce n'est qu'après le décès de celui-ci (le ), qu'il se voue entièrement à la radio. Il s'y présente comme un journaliste populiste , émettant son opinion et l'imposant, . Après avoir quitté pendant une période de temps, CHRC pour se consacrer à sa carrière à la télévision, il revient à l'antenne de Point de vue le tout en continuant d'animer ses émissions à la télévision.. Il reprend la place de cette émission qu'avait animé André Simoneau.. Il demeure à l'antenne de CHRC jusqu'en 1982 et passe ensuite chez la station rivale, CJRP 1060.
CJRP Le , André Arthur signe un contrat d'une durée de deux ans avec la station rivale, CJRP pour l'animation d'une émission matinale d'affaires publiques et de lignes ouvertes téléphoniques débutant le .. L'émission est dans la même case horaire que celle qu'il avait à CHRC.
Le , avant de se rendre en direction du Parlement de Québec où s'ensuit une tuerie sanglante qui marque l'histoire du Québec, le caporal Denis Lortie laisse à la station de radio où travaille Arthur une cassette audio destinée à ce dernier. Son équipe de production remet rapidement l'information aux policiers et, plus tard dans la journée, André Arthur fait la couverture de l'événement sur l'ensemble du réseau Radiomutuel.
Le retour à CHRC Au cours des années, Arthur acquiert une grande popularité auprès des auditeurs de la Vieille Capitale, comme les sondages du Bureau of Broadcasting Measurement (BBM) le démontrent, et reçoit le surnom de « roi Arthur ».
En 1985, André Arthur achète, en compagnie de trois hommes d'affaires, la station CHRC où il a longtemps été animateur, ainsi que sa station-sœur d'alors, CHOI.
1987 à 2001 En 1987, à la suite du décès de l'ancien journaliste et premier ministre du Québec René Lévesque, qui coanimait une émission en compagnie de Jacques Proulx à la station CKAC de Montréal, Arthur est recruté par cette station pour remplacer Lévesque, tâche qu'il accomplit en plus de ses émissions à CHRC.
En 1992, il est promptement engagé par CKVL, dans l'un des derniers actes de Jack Tietolman à titre de propriétaire du poste qu'il avait fondé. Arthur est alors diffusé à Montréal sur les ondes de CKVL, mais l'auditoire qu'il recrute dans la métropole n'égale jamais en nombre celui qu'il possède dans la Capitale.
Au début de 1995, les stations radiophoniques dont il est le copropriétaire sont vendues à Télémédia. Plus tard au cours de la même année, après avoir fait part en ondes de son intérêt pour la conduite de véhicules, il est engagé à temps partiel à titre de chauffeur d'autocar par la compagnie Intercar. À la suite d'une mésentente avec ses patrons, il travaille désormais pour la société Bell-Horizon toujours à titre de chauffeur d'autocar.
À la fin de 1997, il quitte CHRC pour devenir le nouveau matinier de CKVL, en plus de continuer à y animer l'émission du midi (cette dernière étant désormais retransmise sur les ondes de CJMF-FM à Québec).
2001 à 2018 Le , il est engagé à CJMS, une petite station de Saint-Constant dont le rayonnement déborde largement vers Montréal, afin d'y animer une émission du matin, ce qu'il fait à partir d'un studio aménagé dans sa maison en plus de ses émissions sur les ondes de CJMF-FM. Trois semaines plus tard, il est congédié par CJMF-FM, sous prétexte de commentaires désobligeants qu'il avait faits sur les ondes de cette station au sujet du matinier Robert Gillet. Ce dernier, en 2004, fait l'objet d'une condamnation criminelle liée au proxénétisme, en lien avec l'affaire Scorpion, qui entraîne un séisme politique dans la ville de Québec.
Il accepte, en , que son émission matinale à CJMS soit diffusée en simultané sur les ondes de CIMI-FM. Quelques mois plus tard, il se fait engager par la station CKNU-FM de Donnacona, située à de Québec et diffusant dans tout l'ouest de la région de la Capitale-Nationale. Il y anime une émission du matin et une émission du midi. Son émission du matin fusionne quotidiennement le temps d'une demi-heure à celle de Jeff Fillion sur les ondes de CHOI-FM, la station-sœur de CKNU-FM.
Le , sa collaboration à l'émission de CHOI-FM prend fin, en raison de la volonté du propriétaire Patrice Demers de limiter l'impact des problèmes juridiques potentiels propres à une telle formule.
Au cours de l'hiver 2005, ses émissions sont partiellement retransmises sur les ondes de , une station de Miami Springs (Floride, États-Unis), à l'intention des Québécois qui séjournent dans cette région durant la période hivernale.
Durant la période des fêtes 2005, il perd son micro à CKNU-FM et du même coup, par défaut, à CIMI-FM. Il n'y a d'ailleurs plus vraiment d'animation sur les ondes de CKNU-FM (qui devient Radio X2) pour plus d'un an. Arthur se retrouve donc à nouveau sans micro. Il continue cependant de pratiquer son hobby (aussi son gagne-pain) qui est de conduire des autocars.
À partir de , il produit une chronique chaque jour de semaine pour le site Internet Radioreveil.com et par la suite neuf stations de radio partout au Québec, dont CIMI-FM 103,7 (Québec), CHEQ-FM (Ste-Marie de Beauce), Génération Rock (Sherbrooke) et autres. Vers la fin , il commencera aussi une émission sur les ondes de CHEQ-FM et en simultanée sur CIMI-FM. Ces deux projets seront cependant abandonnés par André Arthur le . Entre-temps, () il a aussi participé à l'enregistrement de plusieurs chroniques à la Radio touristique de Québec, ses invités provenant en partie de la région de Portneuf, région dont il était le député fédéral.
De à 2011, il a animé les vendredis à la station de radio Internet RocKik.com..
Il a été à l'emploi de CHOI 98,1 Radio X comme animateur de l'émission radiophonique Le monde merveilleux d'André Arthur du lundi au vendredi, de à , accompagné de ses co-animateurs, Roby Moreault, Yannick Marceau et Alex Leblond, et ce, du mois d' jusqu'en . La haute direction de CHOI 98,1 Radio X a accepté de lui laisser faire sa dernière émission à laquelle il réserva cinq minutes, au moment de terminer celle-ci, pour remercier ses collègues, énoncer son appréciation pour le métier, et finalement pour y annoncer officiellement qu'il quitte l'univers radiophonique pour ne plus y revenir. André Arthur a accroché son micro à l'âge de 72 ans.
Le , le Journal de Québec lance une rumeur voulant que la station BLVD 102,1 (CFEL-FM) soit en négociation avec l'animateur afin d'animer une émission quotidienne dès le .. Pour l'instant, les propriétaires de la station de Québec, Leclerc Communication, refusent de commenter et jugent cette rumeur « farfelue… pour le moment ». Lors d'une conférence de presse tenue le ., la station a confirmé l'arrivée du populaire animateur dans la case horaire du midi. Arthur le midi sera en ondes dès le .
Le , Leclerc Communication annonce le congédiement d'André Arthur à la suite de propos controversés tenus sur les ondes de la station BLVD 102,1..
Stations de la carrière radiophonique d'André Arthur 1970-1982 : CHRC 1982-1985 : CJRP 1985-1997 : CHRC 1987 : CKAC 1992-???? : CKVL 1997-2001 : CJMF (par CKVL) 2001-???? : CJMS 2002-2005 : CIMI (par CJMS) 2002-2005 : CKNU 200?-2004 : CHOI (par CKNU) 2005 : WJCC (par CKNU) 2007 : CIMI 2007 : CHEQ 2015-2016 : CHOI 2016-2018 : CFEL (connu sous le nom BLVD)
Carrière télévisuelle De 1972 à 1978, il anime l'émission Dialogue à Télé-4. En 1974, il anime La onzième heure à le dimanche à Télé-4. Dès 1977, il anime l'émission Les gens qui font l'événement à Télé-4.
De 1972 à 1979, il anime le bulletin de nouvelles télévisées de Télé-4 de , Aujourd'hui le, à Québec, en compagnie de Frank Fontaine..
Il anime une émission à TQS le midi l'émission André Arthur le midi de 2008 jusqu'à l'été 2009. Il y a fait plusieurs entrevues avec ses invités, comme le psychiatre Pierre Mailloux, le professeur de droit retraité de l'Université Laval Réjean Breton, le lutteur Jacques Rougeau, le professeur de psychoéducation de l'Université de Montréal Serge Larivée, l'animateur de radio à la retraite Gilles Proulx et le joueur de hockey professionnel Simon Gagné.
Peu importe le nom de son émission, André Arthur traite toujours d'actualité et d'affaires publiques, même dans son émission du midi, où il évolue dans un format magazine. Il fait appel, à plusieurs reprises, à des collaborateurs dans certains domaines, comme Roger-Luc Chayer concernant la communauté gaie et responsable de la chronique « Mourial » portant sur les hauts et les bas de la métropole ; ou des collaborateurs tels queVoir la chronique Mourial sur les ondes de TQS à Le Midi avec André Arthur. Gaétan Hamel pour la botanique ou Jean-François Courteau pour l'informatique. Il met également à contribution son auditoire, en accord avec la maxime qu'il cite souvent:
Carrière politique Élection provinciale de 1994 En 1994, il se présente comme candidat indépendant dans sa circonscription de Louis-Hébert à l'élection générale québécoise du , recueillant 29 % des votes et finissant deuxième derrière le candidat péquiste Paul Bégin. Sa campagne électorale avait coûté un total de , soit un stylo et un carnet boudiné, qu'il utilisait en écrivant son nom et en donnant ces aide-mémoire aux électeurs.
Élection pour la mairie de Sainte-Foy en 1997 En 1997, il se présente comme candidat à la mairie de l'ex-ville de Sainte-Foy — depuis fusionnée à la Ville de Québec — contre Andrée P. Boucher, afin de susciter la candidature de candidats indépendants aux postes de conseillers et de maire, l'opposition étant inexistante. Il a obtenu 33 % des votes.
Politique fédérale