Icogne () est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Sierre.

Géographie vignette|gauche|Vue aérienne (1955). Le territoire d'Icogne s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .

Le point culminant de la commune se situe au , à d'altitude. Son point le plus bas est à d'altitude, au bord de la Lienne.

Toponymie Le nom de la commune, qui se prononce , dérive vraisemblablement du nom de personne latin , propriétaire d'une terre ou d'un domaine, et du suffixe latin -ōnĭu.

La première occurrence écrite du toponyme date de 1233-1234, sous la forme Ucogni.

Histoire À l'origine, le village appartient, tout comme Lens aux Seigneurs de Granges, mais jouit d'une certaine autonomie.

Sous l'influence des évêques de Sion, luttant contre le pouvoir des nobles Valaisans, la communauté de Lens (réunissant les quartiers de Montana, Chermignon et Icogne) se sépare du domaine de Granges pour se rattacher au pouvoir de Sierre. Cette organisation laisse aux quartiers d'importantes libertés.

Il y a un point toujours assez obscur dans l'histoire de la Communauté de Lens : l'omniprésence de la « Confrérie du Saint-Esprit ». Il semblerait d'après certains documents que cette confrérie et la communauté soient extrêmement proches, quasiment une identité. Le premier document concernant l'organisation de la commune date de 1603. Ces documents montrent que les procureurs de la confrérie sont aussi procureurs de la communauté et que tous les villageois appartenaient à cette confrérie. Le règlement fixé par ces procureurs, élus pour une année, porte surtout sur des intérêts d'élevages et de culture.

La constitution de 1802 oblige la communauté de Lens à se pourvoir d'un président ainsi que d'un vice-président. C'est la fin de la totale autonomie des quartiers. Mais malgré ces changements, chaque quartier garde tout de même une extrême liberté.

Population et société

Gentilé et surnom Les habitants de la commune se nomment les Icognards.

Ils sont surnommés les Taons, nombreux dans la région.

Démographie Évolution de la population

Pyramide des âges

Culture et patrimoine Barrage de Tseuzier Le barrage de rétention de Tseuzier, aussi appelé barrage du Rawyl, est situé sur les terres des communes d'Ayent et d'Icogne. Ce barrage est lié aux centrales de Croix, situées au long de la Lienne, l'une sur le territoire d'Ayent et l'autre en plaine, sur Saint-Léonard. Ce barrage est un barrage voûte.

Personnalités liées à la commune Étienne-Barthélemy Bagnoud (1803-1880), évêque de Bethléem et abbé de l'Abbaye de Saint-Maurice. Roger Bonvin (1907-1982), conseiller fédéral et président de la Confédération suisse. Gabrielle Nanchen (1943), conseillère nationale suisse. Sidney Kamerzin (1975), conseiller national suisse. Marc Aymon (1982), chanteur.

Héraldique

Références

Voir aussi Fonds d'archives

Liens externes

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