Le Quintette à cordes en ut majeur, D. 956 (), dit aussi « Quintette à deux violoncelles », est une oeuvre de Franz Schubert, généralement considéré comme l'une des plus belles œuvres de la musique de chambre du ..

Il est composé durant l'été 1828, deux mois avant la mort du musicien. Seulement créé en 1850 au Musikverein de Vienne par le Quatuor Hellmesberger avec le violoncelliste autrichien ., il est ensuite publié en 1853.

Structure L'œuvre comprend quatre mouvements et son exécution dure un peu moins d'une heure. Allegro ma non troppo Adagio Scherzo. Presto – Trio. Andante sostenuto Allegretto

Analyse Traditionnellement, la formation en quintette (dans la lignée de Mozart) associe un second alto aux quatre instruments à cordes du quatuor. Mais ici, semblable aux quintettes du violoncelliste Luigi Boccherini (de même que ceux que George OnslowAlfred Einstein, Schubert: A Musical Portrait, Oxford University Press, 1951, New York City, page 291. composera à partir de 1829), le quintette de Schubert se caractérise par la présence d'un deuxième violoncelle, équilibrant l'ensemble d'une sonorité plus grave et plus riche que l'alto. Le deuxième violoncelle permet également d'avoir une voix indépendante, commentant et réagissant à la musique du quatuor, dans lequel le premier violoncelle est en revanche complètement fondu.

La dimension orchestrale de l'œuvre est prégnante, et il s'installe, tout au long des quatre mouvements, densité et tension, sans morbidité mais plutôt une sorte de vitalité métaphysique.. Schubert parvient à une synthèse entre expressivité et logique, entre finesse de détails et architecture d’ensemble, et il se hisse pleinement aux côtés de Mozart et Beethoven, qu'il vénère profondément..

Circonstances de la composition

Le quintette fait partie d'un dernier élan créatif de Schubert, quelques mois avant sa mort. Le , Schubert écrit à Heinrich Albert Probst, éditeur de musique LeipzigoisLivret du disque Schubert String Quintet D956 String Quartet D703 ‘Quartettsatz’ par le Quatuor Takács avec Ralph Kirshbaum. Hypérion. 2012:

Schubert meurt à l’âge de trente et un ans six semaines plus tard, sans avoir jamais vu de ces ultimes oeuvres imprimées, parmi lesquelles on trouve les plus belles compositions de Schubert. Les lieders d’après Heine parurent en dans le recueil publié par l’éditeur viennois Tobias Haslinger sous le titre de Schwanengesang.

Haslinger acquit les droits sur les trois sonates pour piano D.958, D.959 et D.960, qu’il ne parvint cependant pas à publier. Anton Diabelli s’en chargera en 1838, mais en les dédiant à Robert Schumann, Hummel étant décédé, sous le titre « Toutes dernières compositions de Franz Schubert – Trois Grandes Sonates ».

Quant au Quintette à cordes, il demeura oublié jusqu'en 1850 où le quatuor Hellmesberger le révéla au monde, trois ans avant sa publication, en 1853.

Postérité

Influence

Certains musicologues ont mis en évidence l'influence de cette œuvre de Schubert sur Brahms à travers son Quintette pour piano op. 34.. (qui était à l'origine prévu pour 2 violoncelles.) et son Sextuor no 2 op.36..

Anecdote Dans le film de Gérard Patris et François Reichenbach L'Amour de la vie consacré au célèbre pianiste Arthur Rubinstein (1969), ce dernier qualifie l'Adagio (2ème mouvement) de « musique des anges »..

Utilisation dans la culture populaire

Cinéma 1985 : Trois Hommes et un couffin 1986 : Welcome in Vienna, Axel Corti 1989 : Nocturne indien, Alain Corneau 2001 : Taking Sides : le Cas Furtwängler, István Szabó 2001 : Conspiration, Franck Pierson 2009 : The Limits of Control, Jim Jarmusch

Télévision 1995 : Orgueil et Préjugés (mini-série, 1995)

Références

Bibliographie

Liens externes

: émission de radio comparant des enregistrements des années 2000.

Quintette a cordes en ut majeur Schubert Franz, quintette a cordes en ut majeur Catégorie:Œuvre en do majeur Catégorie:Œuvre musicale composée en 1828