Le tourisme dans le Var est l'une des activités économiques les plus importantes du département. Son histoire, débute aux environs de 1760, à Hyères, ville devenant une station hivernale de renom auprès des anglais grâce à son climat méditerranéen relativement doux. Attirés par cet environnement très agréable, de nombreuses autres personnalités y séjournent ou s'y fixent telles que le futur roi d'Angleterre Georges IV, les écrivains Alexandre Dumas et Robert Louis Stevenson, l'historien Augustin Thierry, le poète Alphonse de Lamartine, ou encore l'académicien Paul Bourget. Ainsi, les premiers touristes du département du Var sont à la recherche d’un tourisme climatique, complété par des cures thermales, pratique déjà ancienne demeurant en vogue. Dès le début du , la pratique des bains de mer commence à se développer en France sous l’impulsion de l’aristocratie européenne et du monde des arts et des lettres, n'hésitant pas de prendre leurs quartiers d'été au bord des villes littorales et de Méditerranée. Cette impulsion est fortement stimulée par le développement et la modernisation des moyens de transport tel que les chemins de fer, principalement, comme à Saint-Raphaël en 1863 ou à Hyères en 1875. Ce mouvement suscite la naissance de véritables complexes touristiques greffés sur des villes et des villages préexistants ou créés ex nihilo, dotés d’équipements spécifiques tels que les grands hôtels, les casinos...

Les premiers congés payés de 1936 contribue aux premiers départs en vacances de milliers d'ouvriers et employés, découvrant pour la toute première fois les vacances à la mer et la découverte du littoral varois. Le département connaît dans les années 1960, une explosion de l'activité touristique avec une forte urbanisation du littoral.

En 2017, le Var a accueilli 8,66 millions de touristes pour 66,7 millions de nuitées soit une consommation touristique de 3,7 milliards d'euros (3,4 milliards d’euros en 2011, 5,9 en 2012), faisant du département, la seconde plus importante destination touristique après ParisLe tourisme, manne financière pour le Var. En 2011, les sites touristiques varois ont accueilli plus de visiteurs soit une hausse de la fréquentation de +4,5 % par rapport à 2010.

Cette position de leader sur le marché touristique national et international s’explique par la forte attractivité qu’exerce la notoriété de nombreux sites, paysages et espaces naturels (département le plus boisé de France ( hectares)), la diversité de ses modes d’hébergements, la qualité de sa gastronomie et de ses produits locaux et la diversité des activités de loisirs qu’elle propose.

Histoire thumb|200px|Plage de Saint-Raphaël au début du thumb|200px|Le Casino de Hyères en 2008

Le tourisme se développe dans le Var dès la seconde moitié du (les environs de 1760) notamment à Hyères qui devient une station hivernale de renom auprès des Anglais avec en particulier les séjours du prince de Galles, le futur roi d'Angleterre George IV, en 1788 et 1789. De nombreuses autres personnalités y séjournent ou s’y fixent (le baron badois Stulz s'y établit en 1820) attirées par son climat ensoleillé et sa situation géographie de bord de mer.

Au , la cité de Hyères se métamorphose accueillant la classe aristocratique s'y installant et réalisant pour la postérité, palaces et villas prestigieuses. À cette époque Hyères devient une ville de villégiature où il est bon de résider surtout en période hivernale.

A contrario, le chef-lieu du département, Toulon resta un temps une ville de passage (c'est moins le cas aujourd'hui) pour les voyageurs venant d'Aix-en-Provence ou de Marseille qui souhaitent rejoindre l'Italie. En effet, une grande partie de la rade de Toulon est occupée par le port militaire, ce qui s'accordait difficilement avec celle d'un lieu de vacances à l'époque, malgré sa situation géographique entre la Méditerranée et les collines alentour. Cependant, en 1834, grâce au journaliste et poète marseillais Joseph Méry qui s'était pris de passion pour cette cité, Toulon vit venir de nombreux écrivains, artistes et autres personnes du monde de la culture tels qu'Alexandre Dumas ainsi que Gustave Flaubert qui finirent par former une communauté qui partageait son temps libre entre l'exercice de leur art et les ballades, déjeuners au bord du littoral et autres loisirs de l'époque.

Au cours de cette époque, la classe aristocratique vient chercher le soleil d'hiver sur la Côte d’Azur au bord du littoral varois notamment à Hyères (pour des raisons de santé), ainsi le tourisme balnéaire est une activité qui commence à se développer. Il faut attendre les années 1930 pour qu'une inversion du tourisme se fasse, les pionniers délaissant le sud de la France et le Var au profit des stations de montagnes. Le ski, nouvelle pratique élitiste, est apparue à la montagne, notamment dans les Alpes avec la création de Davos en 1880 et Megève en 1921 par la baronne de Rothschild. Dès lors, la pratique du soleil se développe progressivement, s'installant sur les côtes varoises pendant les mois d'été. S'ajoute à cela, une autre pratique élitiste héliophile: le naturisme. Ainsi, en 1933 sera créé par les docteurs Gaston et André Durville, le premier village naturiste de France et du Var : Héliopolis (en mémoire de Héliopolis, ville du soleil en Égypte) sur l’île du Levant. Les premiers congés payés de 1936 vont contribuer aux premiers départs en vacances de milliers d'ouvriers et employés, ainsi un grand nombre d'entre eux vont découvrir pour la toute première fois les vacances à la mer.

D'autres sites deviennent des lieux privilégiés du tourisme artistique. Guy de Maupassant s'enthousiasme en découvrant le petit port de Saint-Tropez à la fin du . Le peintre Paul Signac s'y installe et entraîne à sa suite de nombreux peintres dans la presqu'île de Saint-Tropez dont Charles Camoin, Henri Matisse et Henri Manguin. La région attire de nombreuses vedettes dès le début du : Coco Chanel, Mistinguett, Isadora Duncan, Maurice Chevalier, Colette, Jean Cocteau, Jean Marais.

Les industriels lyonnais de la soie sont également des acteurs importants du développement des stations du golfe de Saint-Tropez. Le tourisme est également facteur de fracture territoriale, opposant la société traditionnelle rurale à des unités urbaines connaissant une croissance très rapide. Le développement du littoral conduit ainsi à la création de plusieurs communes : Le Lavandou se sépare de Bormes en 1913, Gassin est amputée de ses hameaux du bord de mer, Cavalaire et La Croix en 1929 et 1934 et en 1949, La Môle perd Le Rayol-Canadel.

Saint-Tropez devient une station balnéaire internationalement connue grâce à l'engouement des artistes de la Nouvelle Vague puis des Yéyés et enfin, un lieu de villégiature de la Jet set européenne et américaine comme des touristes en quête d'authenticité provençale ou de célébrités. Le cinéma inspiré par les sites et paysages varois a contribué (et continue toujours) à la notoriété de la station balnéaire et du département à travers les films tels que Le Gendarme de Saint-Tropez ou encore Et Dieu… créa la femme.

Dans les années 1960, le Var connaît une explosion de l'activité touristique avec une forte urbanisation du littoral. Ainsi, des villes nouvelles apparaissent sur la côte comme Port-Grimaud, Les Issambres ou à l'intérieur des terres Cogolin. De multiples ports de plaisance voient le jour ou sont réaménagés : Port Lucia à Saint-Raphaël, Port Fréjus… C'est à la même époque que l'aéroport de Toulon-Hyères, équipement strictement militaire à l'origine, s'ouvre au civil pour un premier vol commercial. Le , un Nord 262 de 27 places de la compagnie Air Inter inaugure la ligne Toulon-Lyon, avec correspondance vers Paris.

Au , le conseil général du Var a divisé les 153 communes du département en 8 territoires touristiques : l'Aire Dracénoise, le Cœur du Var, Fayence, le Golfe de Saint-Tropez, le Haut-Var Verdon, Provence Méditerranée, la Provence Verte et Var Esterel. Depuis le , la région autorise le département du Var à mettre en œuvre ses dispositifs d'aides aux entreprises du secteur touristique marchand, conformément au code général des collectivités territoriales.

Aujourd'hui, le département du Var est le premier département français pour le nombre de touristes accueillis hors région parisienne (9 millions de touristes). Longtemps estivale et balnéaire, l'activité touristique varoise se diversifie avec le tourisme vert et connaît un développement d'avant et d'arrière-saison. Le développement du tourisme est amplement soutenu par l'agence de développement touristique (ADT) du Var.

Desserte touristique thumb|200px|Gare St-Cyr-Les Lecques-La Cadière Le département du Var est un territoire touristique bien desservi et tous les moyens de transport existent pour arriver dans son lieu de vacances. Le Var compte près d'une trentaine de gares ferroviaires dont 3 gares TGV à Les Arcs-sur-Argens, Saint-Raphaël et Toulon. Cette dernière se place à environ 4h20 de la Paris.

Au niveau des transports aériens, le Var compte un aéroport international avec l'aéroport de Toulon-Hyères, avec en 2015, 5 vols nationaux à destination de Ajaccio, Bastia, Bordeaux, Brest et Paris ainsi que 5 vols internationaux à destinations de Bruxelles, Bournemouth, Londres, Rotterdam et TunisToutes les destinations au départ de Toulon. En 2014, l’aéroport est le fréquenté de France avec passagers transportés. Le département compte aussi deux aéroports accueillant des appareils privés, l'aéroport du Castellet et l'aéroport de La Môle - Saint-Tropez.

Hébergements En 2011, le Var comptait plus d’un million de lits touristiques dont 78 % en hébergement touristique non marchand (résidences secondaires, parents et amis). Quant à l’hébergement marchand il représente seulement 22 % des lits touristiques varois. L’accueil en hébergement s’organise principalement à proximité immédiate du littoral et autour des principaux axes routiers et autoroutiers du département. En effet, les communes telles que Fréjus, Saint-Raphaël, Roquebrune-sur-Argens, Cavalaire-sur-Mer, Hyères proposent une offre très importante en matière d'hébergement, a contrario les communes plus éloignées du littoral et notamment dans le Haut-Var enregistrent des volumes plus faibles.

Cependant, les capacités d’accueil dans le Haut Var et le Verdon se localisent dans les communes à proximité du Lac de Sainte-Croix et des Gorges du Verdon et se composent essentiellement d'hébergements en chambres d'hôtes et gîtes ruraux. À l'inverse, les stations balnéaires se composent essentiellement de résidences secondaires, de résidences de tourisme, d'hôtellerie de pleine aire, d'hôtels et de villages de vacances. +Classement par type établissement Classement Nombre d'établissements Hôtels 0 étoile - 1 étoile 8 2 étoiles 136 3 étoiles 139 4 étoiles 41 5 étoiles 26 Chambres d'hôtes 1 épi - 2 épis - 3 épis - 4 épis - 5 épis -

Auberges de jeunesse

Hôtels thumb|200px|L'Hôtel Byblos à Saint-Tropez Structure plus ancienne que le camping, l'hôtellerie varoise compte en 1979 579 hôtels homologués offrant 11.761 chambres. En 2013, le Var compte 433 hôtels homologués et de chaîne non classés soit chambres représentant plus de 3,5 millions de nuitées.

Depuis le nouveau classement hôtelier français de 2009, le département compte 27 hôtels 5 étoiles dont 3 classés "Palace" depuis le : Hôtel La Réserve de Ramatuelle, Hôtel Byblos et Hôtel Château de la Messardière à Saint-Tropez.

Chambre d'hôtes et gîtes À l’initiative du sénateur Emile Aubert est créé, en 1951, le gîte rural dans les Basses-Alpes. Quatre ans plus tard en 1955 est fondée la Fédération Nationale des Gîtes de France. Le relais départemental varois des Gîtes de France est créé cinq ans plus tard, en 1960. En 2010, le réseau présente 800 structures labellisées avec lits touristiques et clients par an..