Mions est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les MiolandsGentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008..
Géographie
Situation Mions fait partie de la métropole du Grand Lyon. Située à au sud-est de Lyon, elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais.
Elle est composée d'un relief principalement plat, bien que l'est de la commune se situe sur une petite colline.
Le nord de la ville regroupe plusieurs zones d'activités et d'industries desservies par l'A46, alors que le reste des de la commune est essentiellement une grande zone pavillonnaire.
Mions est limitrophe de cinq communes :
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Mions est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (59,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (39,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (32,7 %), terres arables (32,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (19,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), mines, décharges et chantiers (6,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820 - 1866), ainsi que la période actuelle (de 1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Toponymie
Du gaulois medlo-, mello-, « colline » et du radical indo-européen *dhun-, associant un relief et un habitat défendu « dune », à l’origine d’une racine celtique *dhuno dont le premier sens aurait été « clôture, zone enclose », d’où le gaulois dūnum qui a pris le sens de « citadelle, enceinte fortifiée » et, par métonymie, celui de « colline, mont » puisque la plupart des citadelles étaient bâties sur des hauteurs.
Histoire
Présentation géographique Le territoire de la commune de Mions est situé dans le sud-ouest de la plaine du Velin à une altitude d'environ 210 mètres. L’urbanisation s‘y et développée à l'ouest de la butte qui abritait l’ancien château juché à 253 mètres et qui se prolonge vers l’est sur 4 kilomètres jusqu’à la commune de Toussieu. Cette butte, large d’environ 1 km, vierge d’habitations, culmine au château d’eau à 268 mètres. Cette topographie est à l’image de l’ensemble du pays du Velin. D’une part, la forme de plaine est un acquis de l’ère tertiaire, du Miocène plus précisément, et correspond à l’accumulation de sédiments déposés au fond d’une mer en provenance des Alpes en formation. On les désigne sous le nom de molasse qui est une sorte de grès à ciment calcaire. Ces sédiments sont eux-mêmes enfouis à une profondeur de quelques dizaines de mètres. La couche superficielle, elle, correspond à un épisode très récent de l’histoire géologique. Il y a une dizaine de milliers d’années le dernier des grands glaciers descendus de la chaîne des Alpes, le würmien, avait sa langue terminale à Grenay, soit à une dizaine de kilomètres à l’est. Lors de sa fusion, les eaux formèrent comme un vaste delta en direction de l’ouest et déposèrent leurs alluvions dites fluvioglaciaires par de larges chenaux, mettant ainsi en relief entre eux des buttes comme celle de Mions-Toussieu.
L’héritage du Moyen-Âge L’étymologie est de peu de secours lorsqu’on chercher à déceler une présence humaine sur le territoire de la commune. En choisissant de patronner l’ouvrage paru en 2007 sous le titre Mions, de Metono à la ville actuelle, la municipalité a opté pour une origine celtique. Dans cette langue, qui est celle de la peuplade des Allobroges, les mots met et dunum signifieraient respectivement colline et enceinte fortifiée.
Il faut attendre le pour trouver la mention du nom de Mions dans un acte officiel. C’est en effet en 1170 que le pape Alexandre III justifie la prétention de l’abbaye lyonnaise de Saint-Just à détenir l’obéance de Méons. Cette sorte de seigneurie ecclésiastique était commune à plusieurs localités de ce secteur comme Bron, Décines, Solaize ou Saint-Laurent de Mure. Mais la véritable autorité semble avoir toujours été détenue par des familles laïques dont le premier représentant connu Narchimant de Méons vivait en 1193.Cette famille détiendra le titre seigneurial jusqu’au décès en 1420 de son dernier héritier mâle mais il ne faut pas lui attribuer un grand rôle car elle était vassale du chevalier de Saint-Symphorien d’Ozon, qui détenait lui-même ses pouvoirs du comte de Savoie. Entre-temps, en 1348 Mions, comme l’ensemble du Dauphiné avait été intégré au royaume de France.
La liste est assez fastidieuse des lignées seigneuriales qui se sont succédé jusqu’à la Révolution. Jamais, cependant ce secteur oriental de la commune n’aura mieux mérité l’appellation de château que depuis son appartenance au dernier propriétaire à partir de 1738. Barthélemy Jean-Claude Pupil, premier président de la cour des monnaies, lieutenant général civil et criminel en la sénéchaussée de Lyon s’y était faire construire un ensemble de bâtiments dignes de ce nom dans le style du . Son domaine s’étendait sur plus de 1 000 bicherées (environ 130 ha). Il faisait forte impression sur la population. « Vivant plus souvent dans son hôtel particulier de la place Bellecour à Lyon ou à Paris qu’à Mions, son opulence et sa vie fastueuse l’avaient fait surnommer le milord de Mions. Son fils Barthélemy Léonard sera son dernier descendant. Opposant résolu à la Révolution il émigre en 1790 et décède à Venise en 1809. Ses biens avaient été vendus comme biens nationaux. Quant au château, il a été entièrement détruit par un incendie en 1799 à la suite d’une imprudence. Seuls subsistent aujourd’hui les anciens communs partiellement habités.
Imbert-Colomès A défaut d’informations détaillées sur la vie des Miolands sous la Révolution, il vaut la peine d’évoquer le rôle joué par Jacques Imbert, sa plus illustre personnalité, pendant cette période. Il était né à Lyon en 1729, dans une famille bourgeoise. Son père était négociant en soie et son grand père passementier. Sa mère était fille d’un commerçant en dorures de galon d’or et d’argent. En marge de ses études chez les jésuites, il manifesta une véritable passion pour la minéralogie et pour la botanique. Il s’était marié en 1764, à 35 ans avec Catherine Victoire Colomès dont la famille appartenait à la haute finance et, de ce fait, à la noblesse de robe. Il prit des responsabilités dans la gestion de la ville dès 1768 en tant que recteur de l’hôpital de la Charité et fut élu échevin à partir de 1787. Depuis 1786, il se faisait appeler Imbert-Colomès.
Au début de la Révolution, il exerçait en outre par intérim la fonction de gouverneur et était donc responsable du maintien de l’ordre. Il se constitua une garde prétorienne de jeunes bourgeois, ses muscadins. Affichant son attachement à la monarchie traditionnelle, il s’attira l’hostilité du parti des patriotes. En 1790, armés après l’attaque de l’arsenal, ceux-ci le poursuivirent jusque dans son domicile et il ne leur échappa que par les toits. Mais rien n’entama sa résolution de défendre la royauté. Il pouvait s’appuyer sur de nombreux partisans qui souhaitaient faire de Lyon la capitale de la monarchie. Dans cette intention, il prit même langue avec le comte d’Artois, frère de Louis XVI (le futur Charles X) en exil à Turin et avec les émigrés regroupés à Coblenz. Sous la Terreur, il trouva son salut dans l’exil tandis que ses biens étaient placés sous équestre et que sa tête était mise à prix. Rentré en France sous le Directoire et rayé de la liste des émigrés, il fut même élu au Conseil des Cinq Cents. Sous Bonaparte, il continua à conspirer pour le retour de la royauté et dut se réfugier à Bath, en Angleterre, où il mourut en 1808 à 79 ans. vignette vignette|Passage de la magnanerie.