Anne de Rohan, ou Anne de Rohan-Soubise, née en 1584, morte le à Paris, est une poétesse protestante française.

Biographie Membre de la maison de Rohan, elle est la fille de et de Catherine de Parthenay. Née au château de Blain ou à Mouchamps, aux Herbiers, elle avait pour frères duc de Rohan et Benjamin de Rohan duc de Frontenay et baron de Soubise et pour sœurs, Catherine Rohan, brève épouse du prince Palatin Jean de Bavière, duc de Deux Pontsdes mémoires relatifs à l'histoire de France…, Volume 50 Par Claude Bernard Petitot et Henriette de Rohan, leur aînéeSur le site Phalese Henriette de Rohan, dont Tallement des Réaux, bonne fille, fort simple, quoyqu’elle sceüst du latin et que toute sa vie elle eust fait des vers ; à la vérité, ils n’estoient pas les meilleurs du monde. Sa sœur la bossue, avoit bien plus d’esprit qu’elle : j’en ay déjà escrit un impromptu. Elle avoit une passion la plus desmesurée qu’on ayt jamais veûe pour de Nevers, mere de la reyne de Pologne. Quand elle entroit chez cette princesse, elle se jettoit à ses piez, et les luy baisoit. de Nevers estoit fort belle, et elle ne pouvoit passer un jour sans la voir, ou luy escrirre si elle estoit malade : elle avoit tousjours son portrait, grand comme la paume de la main, pendu sur son corps de robe, à l’endroit du cœur, assure Tallemant des Réaux a immortalisé l'esprit.

Elle lisait couramment le latin, le grec, et l'hébreu. On en a dit qu'elle ne lisait jamais la bible et les psaumes qu'en cette langueAnthologie des poètes bretons. Elle subit avec sa mère le siège de la Rochelle de 1628, où, dit-on, elle se nourrit de quatre onces de pain et de viande de chevaux. Ayant refusé de se comprendre dans la capitulation, la mère et la fille furent assignée dans la forteresse de Niort puis aux Herbiers, à Mouchamps dans le fief des Parthenay où Anne demeura dans le souvenir de sa mèreNicole Vray, Femmes, Eglises et société: Du , Desclée De Brouwer, 6 mars 2014, pp 49 consulter ici :. Elle mourut à Paris en 1646 sans avoir contracté mariageStephane Algan, Olivier de Gourcuf, Adine Riom, René Kerviler, Anthologie des poètes Bretons du , 2016, , p 41

Œuvres Poésies d'Anne de Rohan-Soubise, et Lettres d'Eléonore de Rohan-Montbazon à divers membres de la société précieuseAnne de Rohan-Soubise et Eléonore de Rohan-Montbazon, Poésies d'Anne de Rohan-Soubise, et Lettres d'Eléonore de Rohan-Montbazon,... à divers membres de la société précieuse, A. Aubry, 1862 Elle chanta en 1618, quatre ans après la mort d'Henriette de Rohan, la passion de sa sœur pour la duchesse de Nevers : Sur un portrait de feue la duchesse de Nevers fait par mademoiselle de RohanPoésies d'Anne de Rohan-Soubise, et Lettres d'Eléonore de Rohan-Montbazon,... à divers membres de la société précieuse, page 61, A. Aubry, 1862.

Ces vers lui valurent en récompense les éloges de Théophile de ViauAntoine Adam : Théophile de Viau et la libre pensée française en 1620 ; page 98. Il avait composé ses propres louanges à l'intention d'Henriette de Rohan lors de la mort de la duchesse de Nevers. L'une commence ainsiPoésies d'Anne de Rohan-Soubise, et Lettres d'Eléonore de Rohan-Montbazon,... à divers membres de la société précieuse, en note page 62, A. Aubry, 1862.

Après la mort de sa sœur Catherine Tombeau de très illustre très haute et très vertueuse princesse, Catherine de Rohan, duchesse des Deux-Ponts ; Jean Janon, rue du Foin, Paris, à l'enseigne de Jonas, 1609. En 1622, après la défaite de son frère, Benjamin, dans l'île de Riesz, elle compose une série de pièces intitulée larmes et soupirs, publiées à Paris chez Abraham MouainLes Larmes et souspirs de Madamoiselle Anne de Rohan, sur la desroutte de Monsieur de Soubize, son frere, par laquelle on peut voir la calamité où il est maintenant reduit, qu'on peut lire en ligne ici : .

En 1631, à la mort de sa mère, Anne de Rohan écrivit une consolation Plaintes de très illustre princesse Anne de Rohan sur le trespas de Madame Rohan sa mere où elle résuma la vie de celle qui avait été son professeur et sans doute sa meilleure amieAnne de Rohan, Plaintes de... Anne de Rohan sur le trespas de Madame Rohan sa mere 1636., imprimée chez Pierre Aubert à Genève, également ici .

On lui doit notamment ces versPoésies d'Anne de Rohan-Soubise, et Lettres d'Eléonore de Rohan-Montbazon à divers membres de la société précieuse qui rappellent l'air de CherubinoNoces de Figaro : scène 2 ; l'air de Cherubino de Lorenzo da Ponte

Doit-on s'étonner de ces ressemblances à une époque où le plagiat était admisJean-Claude Hauc : L'appétit de Don Juan page 106 ; l'auteur affirme que Da Ponte a pillé Giovani Bertati pour le Don Juan et ces images du désir amoureux des poncifs convenus ?

Huitain Huitain composé pour le mausolée de Catherine de ChivréAndré Joubert, Les Chivré, marquis de La Barre de Bierné - Une famille de seigneurs calvinistes du Haut-Anjou, , réédition, 2016 (lire en ligne), sa meilleure amie d'enfance, décédée à l'âge de 13 ans.

Ascendance

Sources et références

Catégorie:Poétesse française du XVIIe siècle Catégorie:Personnalité calviniste du XVIIe siècle Catégorie:Naissance en 1584 Catégorie:Décès en septembre 1646 Catégorie:Personnalité française du protestantisme Catégorie:Naissance dans la province du Poitou Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Rohan-Gié Catégorie:Personnalité féminine du protestantisme au XVIe siècle Catégorie:Personnalité féminine du protestantisme au XVIIe siècle