Glaucos de Carystos ( / ) est un des plus célèbres athlètes grecs de l'Antiquité. Il a vécu entre la fin du VI et le début du , et s'illustrait au pugilat.

Biographie Son histoire est essentiellement connue grâce à Pausanias, qui la raconte en détail : fils de Démylos, VI, 10, 1.., il nait à Anthédon en Béotie et descendrait du dieu Glaucos. Habitant Carystos en Eubée, Glaucos est un simple paysan ; un jour que le soc de sa charrue s'est détaché, il le rajuste en se servant de sa main comme d'un marteau. Démylos le voyant faire amène son fils à Olympie pour qu'il participe au concours de pugilat. Sans expérience, Glaucos reçoit de nombreux coups et manque d'abandonner lors du dernier combat, quand son père lui crie : « Enfant, frappe comme sur la charrue ! ». Il assène alors un coup fatal et remporte la victoire (Livre VI, 10, 1-2) ; ( = sigma 281 Adler). On trouve une variante très semblable chez : Glaucos y est conseillé non par son père, mais par un gymnaste nommé « Tisia » lors du combat..

Son palmarès varie selon les sources : PausaniasPausanias, VI, 10, 3. : 2 pythiques, 8 isthmiques et néméennes, auxquelles il faut ajouter la victoire olympique décrite ci-dessus ; SoudaSouda, = sigma 280 Adler. : 25 olympiques (?), 3 pythiques et 10 isthmiques ; Anecdota graeca : 20 années d'olympiades (?), 3 pythiques et 10 isthmiquesImmanuel Bekker (éd.), Anecdota graeca, 1814, = I, 232.24-29., 3 olympiques, 8 pythiques et isthmiques, et plusieurs néméennes (?)Anecdota graeca, = I, 227.24-28..

D'après plusieurs sources confidentiellesScholie au Contre Ctésiphon d'Eschine, 189 (149 Dilts)., Glaucos aurait été un temps tyran de Camarina en Sicile à l'instigation de Gélon, tyran de Syracuse. Il y aurait trouvé la mort, exécuté soit par les Camariniens, soit par GélonLe règne de Glaucos à Caramina et ses liens avec Gélon sont assez peu clairsSimon Hornblower, Thucydides and Pindar, Oxford, 2004, 190 et n. 236 et Hansen et Nielsen (éd.), An inventory of archaic and classical poleis, Oxford, 2004, 203-204.. À sa mort, il est brûlé par les Carystiens sur une petite île qui prendra le nom d'« île de Glaucos ». Une statue lui fut dédiée à Olympie par son fils, œuvre de Glaucias d'Égine. Il y est représenté en mouvement de combat, pour honorer sa grande habileté technique. Pour les Grecs jusqu'à l'époque romaine, son nom était synonyme de champion. Simonide composa une ode à sa gloire où il déclarait que ni Pollux ni Héraclès n’auraient pu rivaliser avec luiSimonide, fr. 509 PMG, préservé par Lucien, Sur les portraits, 19 (ce fragment est parfois rattaché à Pindare). Voir aussi Quintilien, Institution oratoire, XI, 2, 14 (= Simonide, fr. 510 PMG).. Eschine et Démosthène utilisèrent aussi son nom comme celui d'un grand champion du passéEschine, Contre Ctésiphon, 189 et Démosthène, Sur la couronne, 319 ., de même que Philostrate.

Notes et références

Bibliographie . . Cléanthis Paleologos, « À travers les légendes d'Olympie VIII : le pugiliste Karistien, Glaukos », dans Revue olympique 78-79, mai-juin 1974 , 250-253.

Catégorie:Sportif de la Grèce antique Catégorie:Jeux olympiques antiques Catégorie:Date de naissance incertaine (VIe siècle av. J.-C.) Catégorie:Date de décès incertaine (Ve siècle av. J.-C.)