Jean Duret, né à Paris entre le et le , et mort dans la même ville le 30 ou , est un médecin français.

Il est le fils de Louis Duret, premier médecin des rois Charles IX et Henri III. Il est frère de Charles Duret, président de Chevry et intendant des finances.. Jean Duret fut membre du Collège royal puis médecin de la reine Marie de Médicis.

Biographie Reçu médecin le , le palais du Louvre lui était interdit sous Henri IV.. Jean Duret disait, en parlant du massacre de la Saint-Barthélemy, que la saignée était bonne en été comme au printemps. Ardent ligueur, , il avait dit, en présence du futur cardinal Davy du Perron qu'il fallait faire avaler à Henri IV des (vingt-trois coups de poignard).

Il succéda à son père dans la chaire de médecine au Collège royal en 1586, place dont il se démit quatorze ans après, en faveur de Pierre Seguin..

Il fit un riche mariage après avoir sauvé la vie à la fille d'un président de la chambre des comptes ; pénétrée de reconnaissance, celle-ci la lui témoigna par le don de sa main.

En 1608, la faculté le destitua de son droit de régence pour s'être compromis avec Joseph du Chesne et Turquet de Mayerne. Deux ans plus tard, il fut nommé premier médecin de la reine.

Tallemant des Réaux mentionne. Voir aussi . que Jean Duret fit bâtir la maison du président Le Bailleul, près de l'hôtel de Guise, à Paris et que, disant l'air de Paris malsain, il fit nourrir son fils unique dans une loge de verre où il mourut ; il ajoute :

Duret détestait le charlatanisme et l'astrologie, mais continuait à ordonner la saignée en cas de petite vérole, et cela contre l'avis du Parlement.

Selon Hugues de Salins, Duret assista à la mort de François VièteSelon , les manuscrits de Hughes de Salins ont disparu de la collection de Feuillet de Conches depuis sa vente en mai 1887. Mais Frédéric Ritter qui, comme Monmerqué, y eut accès avant cette disparition, confirme cette présence de Jean Duret au chevet de Viète : (voir ). ; voici ses mots :

Jean Duret mourut des suites d'une attaque d'apoplexie, le 30, donne comme source : . ou , à 66 ans.

Publications Un Commentaire sur les 58 dernières prénotions coaques, lequel termine le grand ouvrage de son père, [… avec] le même attachement pour la médecine hippocratique. Advis sur la maladie, Paris, in-8°., 1619 et 1623. Petit ouvrage concernant les préservatifs et la curation de la peste, entrepris à l'occasion des maladies contagieuses qui ravageaient assez souvent la capitale.

Notes et références

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