Le vélodrome roubaisien est un vélodrome situé à Croix, dans le département du Nord, en France.
Bâti en 1895 à l'initiative de l'industriel du textile, mécène et organisateur sportif Français Théodore Vienne et de Maurice Pérez, il a notamment été le lieu d'arrivée des 19 premières éditions de Paris-Roubaix et d'étapes du Tour de France. Il a également servi d'arène tauromachique, accueillant des combats de taureaux de 1904 à 1914.
Historique
Au début de l'année 1895, Théodore Vienne et Maurice Pérez, deux filateurs roubaisiens décident de faire édifier un vélodrome à proximité du parc Barbieux, sur un terrain de situé sur le territoire de la commune de Croix, à l'angle de la rue d'Hem et de la rue Verte. Le parc Barbieux, à cheval sur les communes de Roubaix et de Croix, est à l'époque un lieu prisé des sportmen et jouit de la réputation de plus beau parc du nord de la France. Il a également l'avantage d'être desservi par le Mongy (patronyme de l'ingénieur ayant fait réaliser ce réseau de voie ferrée électrifié desservant les communes de Roubaix et Tourcoing depuis la ville de Lille) et d'être situé à proximité de la gare de Croix - Wasquehal.
Sous la direction de l'architecte Élie DervauxVélodrome, Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix, . et mobilisant une centaine d'ouvriers en permanence, les travaux débutent en et s'achèvent dès la fin du mois suivant.
Le vélodrome roubaisien est doté d'une piste en ciment d'une longueur de . Les virages ont un rayon de et s'élèvent de . Quinze arcades forment la façade. Une galerie-tribune y est disposée, à six mètres de haut. Le vélodrome est inauguré le dimanche avec une compétition composée de sept épreuves opposant 90 coureurs, devant plusieurs milliers de spectateurs.
Durant les années suivantes, il voit s'affronter les meilleurs pistards de l'époque et notamment le Français Paul Bourrillon, l'Américain Major Taylor ou le Danois Thorvald Ellegaard.
En 1896, il accueille le championnat de France des remporté par Alphonse Baugé. Cette année-là, Constant Huret bat le record du monde des derrière entraîneurs, en . Une course de est gagnée par l'Américain Charly Miller.
En 1898, le Bol d'or, organisé depuis 1894 au vélodrome Buffalo à Neuilly-sur-Seine, a lieu exceptionnellement à Croix. Couru à cette occasion derrière des triplettes et non derrière tandem, il voit la victoire de Huret, lauréat des deux premières éditions. En , Pérez et Vienne ont l'idée de créer une course sur route partant de Paris et arrivant dans leur vélodrome. Ils obtiennent le soutien du journal Le Vélo. Le premier Paris-Roubaix a lieu le dimanche . L'Allemand Josef Fischer est le premier à s'imposer au vélodrome. de la course y arrivent entre 1896 et 1914. Dans les annales, il est parfois mentionné que Paris-Roubaix devrait plutôt s'appeler Paris-Croix car les coureurs arrivent par la rue d'Hem et entrent dans le vélodrome par le tunnel sous piste à l'angle de la rue D'Hem et du grand boulevard Roubaix-Lille donc ne passent pas dans la commune de Roubaix.
En 1910, une nouvelle piste en bois comportant des virages inclinés à 45° est posée au vélodrome. Les tribunes sont aménagées de manière à accueillir plus de , et couvertesPascal Sergent, p.110..
À l'issue de la Première Guerre mondiale, la piste en bois du vélodrome a disparu, probablement utilisée comme bois de chauffage. Les organisateurs de Paris-Roubaix trouvent de nouveaux lieux d'arrivée pour la course.
Le vélodrome est détruit en 1924 pour laisser place à des habitations pavillonnaires individuelles. Une partie de cet emplacement devient plus tard la clinique du Parc à Croix.
Articles connexes Liste de vélodromes en France Liste de vélodromes disparus en France
Notes et références
Catégorie:Équipement sportif achevé en 1895 Roubaix Catégorie:Stade nommé d'après une ville en France Catégorie:Équipement sportif dans le département du Nord Catégorie:Équipement sportif détruit en France Catégorie:Cyclisme à Roubaix