thumb|Les Étrusques prennent leurs repas allongés sur des lits, pratique issue du banquet grec (couvercle d'un sarcophage étrusque, Sienne, Complexe muséal Santa Maria della Scala). Truphè étrusque est le terme que les Grecs anciens utilisaientDominique Briquel, La Civilisation étrusque, 157. pour qualifier la prétendue mollesse des Étrusques, des Ioniens et des Sybarites , Briquel, 111., une mauvaise réputation que les historiens modernes ont remise en cause.
Causes Cette vision péjorative fait suite à la concurrence sur les mers entre les deux peuples, opérant leur commerce dans les mêmes eaux et côtes, qui les fit qualifier de par les Grecs, pour les dénigrerDominique Briquel, La Civilisation étrusque, chapitre IV, .
Enrichis par leurs échanges commerciaux du bassin méditerranéen, l’élite étrusque se met à vivre et les auteurs grecs définissent de (Athénée, Timée de Tauroménion…) les pratiques étrusques dans plusieurs domaines, comme l'habillement (le fard des femmes, les bijoux, les couleurs voyantes, l'épilation des corps féminins et masculinsYves Liébert, Regards sur la truphè étrusque, 110.), la représentation récurrente des banqueteurs dans les fresques, de plus accompagnés de leurs femmes (qui choisissent leurs places à table, ), leur égalité de traitement, qui ont leur propre nomApparents sur le mobilier funéraires des tombes., qui assistent aux ludi, et surtout de l' des protagonistes du banquet, un certain laisser-aller dû à la richesse de leur terroir (qu'on peut rapprocher du farniente et de la dolce vita, expressions connues des Italiens contemporains).
Diodore de Sicile attribue la truphè à la fertilité de l'Étrurie.
Citations des auteurs grecs
Le pays qu'ils habitent produit de tout et, comme ils pratiquent une culture intensive, ils ne manquent d'aucun des produits de la terre qui, non seulement suffisent à leur subsistance, mais fournissent en abondance, à leurs jouissances matérielles à leur vie molle et sensuelle. Par exemple, deux fois par jour, ils se font dresser des tables somptueuses avec tout ce qui contribue à une vie délicate, préparer des couvertures brodées de fleurs, servir une quantité de vases d'argent et ils ont à leur service une quantité considérable d'esclaves. Beaucoup de ceux-ci ont une belle apparence excessive, d'autres sont vêtus plus coûteusement qu'il ne sied à leur état servile. Ils ont des maisons de toute sorte et individuelles, ce qui est aussi le fait de la plupart des hommes libres. En général ils ont renoncé aujourd'hui à l'esprit de force qui avait aiguillonné leurs prédécesseurs depuis l'Antiquité et, passant leur vie en beuveries et en divertissements efféminés, on comprend qu'ils aient perdu la gloire guerrière de leurs pères…
Notes et références
Bibliographie Dominique Briquel, La Civilisation étrusque, chapitre VII. Jacques Heurgon, La Vie quotidienne chez les Étrusques, Hachette, 1961. Alain Hus Les Étrusques et leur destin, Picard. Yves Liébert, Regards sur la truphè étrusque, 2006.
Articles connexes Le banquet étrusque Les représentations de l'art étrusque
Liens externes « La truphé étrusque » in La Société étrusque, article de Clio la Muse. Yves Liébert, Regards sur la truphè étrusque.
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