La liste des monuments détruits en France répertorie l'ensemble des monuments détruits (totalement ou en majeure partie) et jamais reconstruits sur le territoire français. Ils sont classés dans l'ordre chronologique de date de destruction.
Liste principale Disparus au Moyen Âge les arènes de Lutèce à Paris : démantelées (sauf la base) à partir du . le forum de Lutèce.
Disparus à la Renaissance le Louvre médiéval à Paris : donjon (démoli en 1527), partie sud-ouest (démolie en 1546-1549 et 1559-1574), partie nord-est (démolie en 1624-1654). l'hôtel Saint-Pol à Paris : détruit au . l'enceinte de Philippe Auguste à Paris : abandonnée aux et . Le château de Courtrai à Lille (1305-1577), démantelé de 1577 au début du , ... le château de Lusignan : détruit en 1574 et démantelé en 1586.
Disparus à l'époque classique (Henri , Louis , Louis , Louis , Louis ) le château de Beauté-sur-Marne, détruit en 1626. La chapelle Notre-Dame-des-Ardents de Lille (1651). la tour de Nesle à Paris, démolie en 1663. le château de Wasselonne, détruit en 1674. l'hôtel du Petit-Bourbon à Paris, démoli en 1660. Les remparts de Colmar, détruits à partir de 1675 sous l'ordre de Louis XIV. Les piliers de Tutelle de Bordeaux, sanctuaire romain détruit en 1677. le trophée des Alpes, abattu sur ordre de Louis en 1705. la rotonde des Valois (à côté de la basilique Saint-Denis), démolie en 1719. l'hôtel de Soissons à Paris, démoli en 1748. La fontaine du Parvis Notre-Dame à Paris : détruite en 1748. le Petit Châtelet à Paris, démoli en 1782. le Grand réservoir à Paris destiné au nettoyage du grand égout construit en 1740, démoli en 1779. le château de Madrid à l'ouest de Paris : vente décidée en 1787, adjugé en puis démoli. l'église des saints-Innocents et son cimetière à Paris, démolis (sauf la Fontaine des Innocents) en 1786. l'abbaye de Saint-Maur, démolie vers 1750. le château d'Isenbourg à Rouffach : démoli en 1751. le cloître de Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-en-Champagne, détruit à partir de 1759. la cathédrale Saint-Nazaire d'Autun, démolie en 1783. la cathédrale Saint-Étienne de Besançon, démolie entre 1668 et 1675. le château du Verger, démantelé de 1776 à 1783. Le palais comtal d’Aix-en-Provence, démoli entre 1778 et 1786 pour cause de vétusté.
Disparus durant la Révolution française La Bastille à l'est de Paris : démolie en 1789-1790.. La chartreuse de Champmol à Dijon : démolie progressivement à partir de 1791 par Emmanuel Crétet. L'église Saint-Jacques-la-Boucherie à Paris : détruite (sauf la tour Saint-Jacques) en 1793. La collégiale Saint-Sauveur de Blois : démolie en 1793. Le donjon du château de Caen : démoli à partir de 1793 en réaction à l'emprisonnement de Claude-Antoine Prieur-Duvernois et Charles-Gilbert Romme. Le château de Grenelle transformé en 1794 en poudrerie détruite par une explosion. La collégiale Saint-Pierre de Lille : détruite à partir de 1794. L'abbaye Saint-Victor de Marseille : cloître détruit en 1793 et le reste (sauf l'église pour avoir abrité des forçats) en 1794 pour avoir abrité des réunions des fédéralistes. Le couvent des Visitandines de Chaillot, bâtiments de l'ancien château de Chaillot à l'ouest de Paris : démoli en 1794, désaffecté depuis le début de la Révolution. Le château de Saint-Maur à Saint-Maur-des-Fossés, à l'est de Paris : saisi comme bien national et démoli en 1796. La cathédrale Notre-Dame de Cambrai : vendue en 1796 et démolie. L'église Notre-Dame-la-Grande de Valenciennes : vendue en 1798 et démolieNotre-Dame de Valenciennes sur notre-dame-de.valenciennes.fr. Consulté le 25 juillet 2012.. Le château d'Orsay : vendu comme bien national et démoli en 1798. La cathédrale de Boulogne-sur-Mer détruite en 1798. Le grand château des princes de Condé à Chantilly au nord de Paris, près de l'Oise : vendu en 1799 et démoli.
Disparus durant le Consulat et le Premier Empire
L'abbaye de Cluny : démolie de 1798 à 1813, à hauteur de 92%. La tour du Temple à Paris : démolie en 1808-1809. Le Grand Châtelet à Paris : démoli à partir de 1808. L'église Saint-André-des-Arts à Paris : église paroissiale, vendue en 1797 et détruite en 1807. L'abbaye Sainte-Geneviève à Paris : abbatiale détruite en 1807. L'abbaye Saint-Victor au sud-est de Paris : démolie en 1811. Le château Neuf de Saint-Germain-en-Laye : saisi comme bien national, vendu puis démoli. Le château de Colbert à Sceaux au sud de Paris : démoli vers 1803. Le château de Berny à Fresnes : démoli à partir de 1808. Le château d'Amboise : détruit aux deux tiers de 1806 à 1810. Le château de Richelieu en Touraine : démoli après 1805. Le château de Marly (Yvelines) : vendu en 1799 et démoli à partir de 1806. Le Château de Thorigny-sur-Oreuse démoli à partir de 1806. La Sainte-Chapelle de Dijon : démolie en 1802. La cathédrale Saint-André d'Avranches : en partie effondrée en 1794 puis démolie en 1802 et 1812. La cathédrale Notre-Dame-en-Cité d'Arras : rasée vers 1805Inventaire sur le site culture.gouv.fr. Consulté le 25 juillet 2012.. La cathédrale Saint-Étienne d'Agen : démantelée à la Révolution et ses ruines définitivement abattues en 1835Histoire de Cathédrale Saint-CapraisAgen (Lot-et-Garonne) sur le site uquebec.ca. Consulté le 25 juillet 2012.. La basilique Saint-Martin de Tours : voûtes effondrées en 1797, le reste de l'édifice finalement détruit en 1802. La nef de la basilique Saint-Eutrope de Saintes : abattue en 1803. Le prieuré Saint-Valentin à Rouffach : démolit en 1805.
Disparus sous la Restauration Les portes des villes médiévales de Colmar, Rouffach, Ribeauvillé, Eguisheim et Obernai, au début du . le grand Château des princes de Saxe à Chaumot : entièrement démoli en 1818. le château de Jarnac, démoli à partir de 1816 jusqu’en 1819. la machine de Marly, remplacée par des pompes plus performantes en 1817. l'hôtel Thellusson à Paris : détruit en 1826. l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne : détruite en 1822. le château de Chanteloup : démoli (sauf la pagode) dans les années 1820. le château de Boulainvilliers dans la commune de Passy (dans l'actuel de Paris), édifié en 1381 avant d’être démantelé en 1826 et découpé en parcellesLe arrondissement: itinéraires d'histoire et d'architecture de Luc Thomassin, Action artistique de la ville de Paris, 2000.. le château vieux de Saint-Ouen.
Disparus sous la monarchie de Juillet
La tour de Louis d'Outremer à Laon, détruite en 1831Melleville, Histoire de la ville de Laon, et de ses institutions…, t.I, Laon, 1846, .Victor Hugo en fait le sujet d'un article violemment critique intitulé « Guerre aux démolisseurs » dans la Revue des Deux Mondes (). Le château de Saint-Leu, démoli en 1837 car l'entretien du château était trop coûteux. Le château Charolais dans le de Paris, détruit en 1842.
Disparus sous la Deuxième République et le Second Empire le château de Neuilly, incendié lors de la Révolution de 1848. les grands travaux de transformations de Paris sous le Second Empire, pilotés par Georges Eugène Haussmann, entraînent la transformation de quartiers entiers de Paris et la destruction de monuments et d'hôtels particuliers. l'amphithéâtre romain de Poitiers : détruit en 1857 malgré son remarquable état de conservation. l'hôtel de Forbin à Marseille : détruit en 1862 pour le percement de la rue Impériale. le château d'Ecquevilly : pillé et ruiné peu à peu à la suite de la Révolution, les ruines du château de Fresne-Ecquevilly furent démolies en 1864.
Disparus pendant la guerre franco-allemande de 1870 L’ancienne église des dominicains de Strasbourg qui abritait la bibliothèque de la ville, détruite lors du siège de Strasbourg en 1870. Le palais royal de Saint-Cloud : incendié par les bombardements de l'Armée française durant le siège de Paris, puis démoli en 1892.
Disparus sous la Troisième République vignette|redresse|Le palais des Tuileries dévasté. le château neuf du Grand Dauphin à Meudon (au sud-ouest de Paris) : incendié en 1871, remplacé par un observatoire en 1877. le palais d'Orsay à Paris : incendié en 1871. le beffroi de Laon : seul vestige du quartier de Chevresson, détruit en 1596 sur ordre d'Henri IV, pour la construction de la citadelle de LaonMaxime de Sars, Histoire des rues et des maisons de Laon, Soissons, 1932, ., il fut démoli en 1878 et datait des G. Dumas, « Destruction du beffroi de Laon en 1878 », in: Histoire de l'Aisne, tome 22, et suivantes.. le palais des Tuileries : siège officiel du pouvoir depuis 1789, incendié par des Communards en 1871 durant la Semaine sanglante, puis démoli en 1883. le château de Randan, propriété acquise par Louis-Philippe en 1821 qui fut détruite par un incendie dans la nuit du 25 au . le château royal de Dijon, déclassé Monument Historique le et par la suite démoli par morceaux. Exposition universelle de 1855 : Palais de l'Industrie détruit à partir de 1896 (remplacé par le Grand Palais). Exposition universelle de 1878 : Palais du Trocadéro démoli en 1937 et remplacé par le Palais de Chaillot. l'église Saint-Martin de Marseille : détruite en 1887 pour le percement de la rue Colbert. Le château du Maine ou « château de Fantaisie » dans le détruit en 1898 pour la construction d'un dépôt de tramways. Exposition universelle de 1889 : galerie des Machines, démolie en 1909. La borne milliaire de Limoges est détruite avant le par le Service des travaux publics de la ville, mais elle est classée, trop tard, au titre des monuments historiques en 1900. Clocher en bois de l'église Saint-Jean de Troyes, qui s'est effondré en 1911. Ancienne église Saint-Martin de Cosne-d'Allier du , démolie en 1903 pour en construire une nouvelle. Tour Pitrat à Lyon, détruite en 1875. Château d'Everly à Everly, détruit en 1896.
Détruits durant la Première Guerre mondiale
L'abbaye médiévale de Mont-Notre-Dame. L'abbaye de Vauclair. La ville de Reims, détruite à 60 %.. La basilique Saint-Remi de Reims (restaurée). L'église gothique d'Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais). La ville de Saint-Quentin (Aisne), dont la basilique gothique fortement endommagée. La ville de Noyon (Oise), dont la cathédrale fortement endommagée pendant l'opération Alberich (1917). La ville d'Arras (Pas-de-Calais) : à hauteur 80%, dont le beffroi gothique flamboyant, reconstruit à l'identique. La ville de Lens (Pas-de-Calais), à hauteur de 90%. La ville de Béthune (Pas-de-Calais), à hauteur de 60%. La ville d'Albert (Somme). La ville de Péronne (Somme). Le château fort de Coucy à Coucy-le-Château-Auffrique (Aisne). La forteresse de Ham (Somme).
Détruits dans l'entre-deux-guerres Le château de la Muette dans le de Paris, édifié vers 1890 en remplacement d'un château de 1745. Détruit vers 1920 pour lotissement avec la plus grande partie de son parc. Le château actuel de la Muette est situé au nord. Le château de la Tuilerie dans le de Paris édifié en 1782, détruit en 1927 pour lotissement avec la plus grande partie de son parc : création d'un quartier résidentiel autour de la place Rodin. Le château de la Costardais de Médréac, édifié en 1564 et détruit en 1930.
Détruits durant la Seconde Guerre mondiale Le centre de Valenciennes : ravagé par un incendie en . Une partie du centre de Tours, ravagé par les incendies de . Le vieux pont de Limay, franchissant la Seine, de Limay à Mantes-la-Jolie, détruit par des bombardements en . La ville d'Amiens (détruite à 60% par un incendie déclaré à la suite de raids aériens). La ville de Dunkerque (deuxième ville de l'Histoire après Guernica à être ravagée par des bombes incendiaires), en 1940.