François Christophe Edmond de Kellermann, duc de Valmy (Paris; État civil reconstitué, vue 41/51. - Acte de décès à Paris , n° 671, vue 1/31.) est un homme politique et diplomate français.
Biographie Vie privée Fils du général François Étienne Kellermann (1770-1835), duc de Valmy et de l'Empire, François Christophe Edmond Kellermann est élève au collège Sainte-Barbe avant d'étudier le droit à Heidelberg.
Il réside au Château de Stors (Val-d'Oise), de 1838 à 1861. Vie publique Restauration En 1824, par l'entremise de François-René de Chateaubriand, alors ministre des Affaires étrangères, il est attaché à l'ambassade de France à Constantinople. En 1827, il est chargé d'une mission diplomatique à Smyrne, suit l'expédition de Morée, avant d'être chargé d'un rapport sur la situation politique de la Grèce. Au mois d', il est accrédité comme chargé d'affaires à Capo d'Istria et devient secrétaire de légation. Monarchie de Juillet Rentré en France après les Trois Glorieuses, il est nommé chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères, puis premier secrétaire d'ambassade à Berne le .
En désaccord avec la politique du gouvernement, il démissionne de la diplomatie le , malgré les objurgations de son père qui menace de le déshériterAdolphe Robert, Edgar Bourloton, Gaston Cougny, Op. cit., p. 453. Il vit de sa plume en collaborant au Rénovateur et devient l'un des propriétaires du journal royaliste La Quotidienne. En 1838, il achète à Kapeler le château de Stors (Val-d'Oise), où il entreprend d'importants travaux (remaniement du pignon nord du château, réfection de l'attique et aménagement du grand perron donnant sur l'Oise).
Le , il est élu député par le deuxième collège de la Haute-Garonne (Toulouse)234 voix sur 454 votants et 575 inscrits contre 209 à M. Bastoulh, en remplacement du duc de Fitz-James, décédé. Il fut réélu successivement aux élections générales du 274 voix sur 502 votants et du 322 voix sur 494 votants et 598 inscrits contre 168 à M. d'Aldeguier. Il combat l'alliance anglaiseV. Politique extérieure de la France sous la monarchie de Juillet, le droit de visite, le projet des fortifications de Paris, et réclame la liberté de l'enseignement. En 1843, il fait partie du pèlerinage de Belgrave Square auprès du « comte de Chambord » et est au nombre des cinq députés qui donnent leur démission pour protester contre l'emploi du mot « flétrissure » dans l'Adresse du . Réélu le à une forte majorité, il revoit le « comte de Chambord » à Venise en 1845. Il ne se représente pas aux élections générales de 1846 et se consacre à la littérature politique. Second Empire Il se livre à diverses opérations spéculatives sous le Second Empire. En 1853, il est nommé membre de la Commission des embellissements de Paris et chargé d'étudier la question de la rive gaucheV. Pierre Casselle, « Les travaux de la Commission des embellissements de Paris en 1853 : pouvait-on transformer la capitale sans Haussmann ? », Bibliothèque de l'École des chartes, 1997, vol. 155, pp. 645-689. Le baron Haussmann le décrit comme « un gentilhomme de très bonnes manières et d'un esprit cultivé, sans la moindre aptitude pour l'administration »Baron Haussmann, Mémoires, tome II, p. 55. On le retrouve à la tête de la société qui a obtenu en 1853 la concession de la ligne de chemin de fer de Saint-Rambert-en-Bugey à Grenoble et qui sollicite l'autorisation de la prolonger jusqu'à la frontière avec le Piémont. Toutefois la situation financière de la société ainsi que des présomptions de spéculation conduisent au refus des pouvoirs publics. En 1861, le duc de Valmy, criblé de dettes, revend son domaine de Stors à Casimir Cheuvreux. En 1863, il achète une parcelle de terrain à l'ouest du jardin du Ranelagh et y fait construire trois hôtels particuliers, deux destinés à la revente et le troisième pour lui. Ce dernier est revendu en 1882 à Paul Marmottan et il est aujourd'hui le musée Marmottan.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().
Famille
Il épouse, le , Sophie Caroline Edmond Hersillie Muguet de Varange, (1801-1892), fille de Pierre Marie Muguet de Varanges, baron Muguet de Varanges et de Caroline Andrieu de Turdin. Ils ont un enfant.
Henriette de Kellermann ( - ) épouse Marino Caracciolo Ginnetti ( - ), dont descendance. Notes et références
Voir aussi Bibliographie Publications Question d'Orient, 1840 Note sur le droit de visite, 1841 Coup d'œil sur les rapports de la France avec l'Europe, 1844 Moyens de combattre le socialisme, dans le journal La Patrie, 1849 De la force du droit et du droit de la force, 1850 Histoire de la campagne de 1800, d'après les mémoires manuscrits laissés par son père, 1854 Le génie des peuples dans les arts, 1867 Sources Adolphe Robert, Edgar Bourloton, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Bourloton, Paris, 1891, tome III, Articles connexes Famille de Kellermann Liens externes
Catégorie:Naissance en mars 1802 Catégorie:Naissance dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Député de la Haute-Garonne Catégorie:Député de la monarchie de Juillet Catégorie:Diplomate français du XIXe siècle Francois Christophe Edmond Catégorie:Étudiant de l'université de Heidelberg Catégorie:Duc français du XIXe siècle Catégorie:Décès en octobre 1868 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 66 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 30)