Elia Viviani, né le à Isola della Scala, est un coureur cycliste italien. Professionnel entre 2010 et 2025, il est spécialiste de la piste et de la route.
Sur piste, il compte trois médailles aux Jeux olympiques, dont le titre olympique sur l'omnium en 2016 à Rio de Janeiro. Il est également champion du monde de course à l'élimination en 2021, 2022 et 2025, vice-champion du monde de scratch en 2011 et neuf fois champion d'Europe entre 2012 et 2022. Sur route, il a été champion d'Europe en 2019 et a remporté des d'étapes sur les trois grands tours (1 sur le Tour, 5 sur le Giro et 3 sur la Vuelta). Il a également gagné le classement par points du Tour d'Italie 2018, ainsi que six classiques du World Tour : l'EuroEyes Cyclassics 2017, 2018 et 2019, la Bretagne Classic 2017, la Cadel Evans Great Ocean Road Race 2019 et la RideLondon-Surrey Classic 2019.
Biographie Des débuts en cyclisme à la catégorie juniors Elia Viviani commence le cyclisme en 1998, à l'âge de huit ans au GS Luc Bovolone. Il reste dans ce club jusqu'à l'âge de 16 ans . Il obtient une quarantaine de victoire en catégorie giovanissimi de 1998 à 2001, puis seize autres en catégorie esordienti en 2002 et 2003. En 2004, il passe en catégorie allievi. Il remporte cinq courses cette année-là, dont le championnat de Vénétie sur route, et quatre en 2005, dont la course sur route du Festival olympique de la jeunesse européenne.
En 2006, il rejoint l'équipe FDB Car Diesel, en catégorie juniors. Il gagne six course sur route, dont le championnat de Vénétie sur route. Sur piste, il est champion d'Europe du scratch junior et médaillé de bronze du championnat du monde de l'américaine junior. En 2007, avec la même équipe, il gagne neuf courses sur route. Sur piste, il est champion d'Europe de la course aux points et médaillé de bronze de la poursuite par équipes, toujours en catégorie juniors. Durant ces deux années, il gagne également cinq titres de champion d'Italie sur piste .
En catégorie moins de 23 ans En 2008, il passe en catégorie moins de 23 ans et rejoint l'équipe Marchiol Emisfero Liquigas. En septembre, aux championnats d'Europe à Pruszków en Pologne, il est dans sa catégorie médaillé d'or du scratch et de l'américaine, avec Tomas Alberio, et médaillé de bronze de la poursuite par équipes. Aux championnats d'Europe élites, il est médaillé de bronze de l'omnium endurance.
En 2009, il participe en mars aux championnats du monde sur piste à Pruszków en. Il y est septième de l'américaine, avec Angelo Ciccone. En juillet, aux championnats d'Europe à Minsk en Biélorussie, il est médaillé d'or du scratch des moins de 23 ans.
En début d'année 2010, Viviani dispute le Tour de Cuba avec une sélection de coureurs italiens et en gagne une étape. Il participe ensuite aux championnats du monde sur piste à Copenhague. Il est septième de l'américaine, avec Angelo Ciccone, de l'omnium et du scratch.
2010-2014 : Premières saisons professionnelles chez Liquigas et Cannondale vignette|Elia Viviani lors du Grand Prix de Fourmies 2014. Après plusieurs victoires au sein des rangs amateurs avec donc la huitième étape du Tour de Cuba, le Giro delle Tre Provincie et La Popolarissima, Elia Viviani devient professionnel en avec l'équipe italienne Liquigas-Doimo. Dès sa première course en, il gagne une étape du Tour de Turquie au sprint en devançant Giovanni Visconti et Andrea Grendene. En fin de saison, il prend notamment part en août à sa première course ProTour avec la Vattenfall Cyclassics au service de Daniele Bennati puis entre la fin septembre et le début du mois d'octobre, il remporte le Mémorial Marco Pantani et Binche-Tournai-Binche.
En 2011, Viviani commence sa saison sur route en janvier avec le Tour Down Under. Il gagne en février le Grand Prix de la côte étrusque et le Tour de Mumbai I. Aux championnats du monde sur piste à Apeldoorn aux Pays-Bas, il est médaillé d'argent du scratch, sixième de l'américaine, septième de l'omnium et quinzième de la poursuite par équipes. Après des victoires lors d'une étape du Tour de Slovénie et au Grand Prix Nobili Rubinetterie, il est aux championnats d'Europe sur piste juniors et espoirs à Anadia au Portugal. En espoirs, il y est médaillé d'or de la course aux points et de l'omnium, et médaillé d'argent de l'américaine. Il obtient cinq nouvelles victoires sur route en fin de saison, dont une étape du Tour de Pékin, sa première victoire en UCI World Tour. Il est médaillé de bronze de l'omnium aux championnats d'Europe élites à Apeldoorn en octobre.
Les principaux objectifs d'Elia Viviani en 2012 sont les championnats du monde sur piste et les Jeux olympiques, où il vise la médaille d'or de l'omnium. En début d'année, il gagne une étape du Tour de San Luis, le Grand Prix de la côte étrusque, les deux étapes et le classement général du Tour de la province de Reggio de Calabre et une étape de la Semaine internationale Coppi et Bartali. En avril, aux championnats du monde sur piste à Melbourne, il est dixième de l'américaine, du scratch, et abandonne lors de l'omnium à la suite d'une chute. En juillet, il représente l'Italie aux Jeux olympiques de Londres sur piste et sur route : il se classe sixième de l'omnium et de la course en ligne. En août, il prend le départ de son premier grand tour, le Tour d'Espagne. Il y est notamment deuxième des 7 et . Il est ensuite deuxième du Mémorial Marco Pantani et gagne une étape du Tour de Pékin. Fin octobre, il est champion d'Europe de course aux points, et médaillé de bronze de la poursuite par équipes et de l'américaine de ces championnats d'Europe élites.
En 2013, l'équipe Liquigas-Cannondale prend le nom de Cannondale, son nouveau sponsor principal. Viviani laisse de côté la piste pour se consacrer pleinement à la route. Il remporte au sprint sa première victoire de la saison lors de la seconde étape du Critérium du Dauphiné entre Châtel et Oyonnax. En fin de saison, il s'adjuge trois titres lors des Championnats d'Italie de cyclisme sur piste et trois autres aux Championnats d'Europe de cyclisme sur piste.
Viviani commence sa saison 2014 en Australie à l'occasion du Tour Down Under avec comme meilleur résultat une troisième place lors de la . En février il est au départ du Tour du Qatar puis fin mars de la Semaine internationale Coppi et Bartali où il remporte au sprint sa première victoire de la saison lors de la devant Ben Swift et Rino Gasparrini.
À l'issue de la saison, il s'engage avec l'équipe Sky.
Passage chez Sky (2015-2017) Première étape sur un grand tour (2015) Le Tour d'Italie 2015 est le troisième de Viviani et le premier sous ses nouvelles couleurs. Dès la deuxième étape, il remporte au sprint la première étape de grand tour de sa carrière et prend la tête du classement par points du Giro. Lors du Tour de Grande-Bretagne, Viviani gagne les première, troisième et huitième étapes. Initialement deuxième de cette huitième étape, son sprint est perturbé par André Greipel qui s'impose. L'Allemand est ensuite déclassé pour sprint irrégulier et la victoire est attribuée à Viviani. Viviani est ensuite sélectionné pour la course en ligne des championnats du monde de Richmond où il ne peut disputer la victoire au coureur slovaque Peter Sagan. Engagé au Tour d'Abou Dabi il s'y adjuge les deuxième et quatrième étapes. En forme au cours de cette fin de saison il empoche le titre de Champion d'Europe de l'omnium moins d'une semaine plus tard sur le vélodrome de Granges en Suisse.
Champion olympique de l'omnium (2016) thumb|Elia Viviani aux Jeux olympiques de Rio (2016). left|thumb|Viviani lors du Tour d'Italie 2016 Au premier semestre 2016 il gagne la deuxième étape du Dubaï Tour puis la deuxième étape des Trois Jours de La Panne, où il devance Marcel Kittel et Alexander Kristoff deux des meilleurs sprinteurs du monde. Début mars, il est quatrième de l'omnium et de la poursuite par équipes aux mondiaux sur piste de Londres. Sur les classiques, il reste loin des meilleurs sur Milan-San Remo et abandonne Gand-Wevelgem. Lors de Paris-Roubaix, à la suite d'une chute qui force une partie du peloton à s'arrêter dans la trouée d'Arenberg, une moto entre en collision avec lui. Il est contraint à l'abandon, blessé au sternum. Par la suite, il participe au Tour d'Italie, mais il arrive hors-délai lors de la huitième étape.
Au mois d'août, il s'envole au Brésil pour participer aux Jeux olympiques à Rio de Janeiro. Le , à l'issue de deux jours de compétition et après une lutte serrée lors de la dernière des six épreuves, la course aux points, il remporte la médaille d'or de l'omnium, devant Mark Cavendish et Lasse Norman Hansen. Malgré une chute dans la course aux points causée par le contact entre Cavendish et Park Sang-hoon (et impliquant également Glenn O'Shea), Viviani rapporte à l'Italie le premier titre olympique en cyclisme sur piste depuis 16 ans. Aux mondiaux de Doha, il se classe vingtième. Au mois de novembre, il prolonge de deux ans le contrat qui le lie à son employeur.
Première saison exclusivement sur route (2017) En 2017, il décide pour la première fois de laisser la piste de côté et de se concentrer exclusivement à la saison sur route. Dans la première partie de saison, il collectionne les deuxièmes places. Plus tard, à son grand regret, il n'est pas sélectionné pour le Tour d'Italie, son équipe préférant tout miser sur le classement général, avec des équipiers pour aider Geraint Thomas et Mikel Landa. Juste le jour où sa non-convocation devient officielle, Viviani renoue avec le succès en remportant la troisième étape du Tour de Romandie. Il est sélectionné pour les championnats d'Europe de cyclisme sur route qu'il termine deuxième au sprint derrière le Norvégien Alexander Kristoff après un sprint houleux. Il gagne ensuite la EuroEyes Cyclassics en passant la ligne devant Arnaud Démare et Dylan Groenewegen. Il s'adjuge également deux étapes et le classement par points du Tour du Poitou-Charentes avant de remporter une nouvelle victoire lors de la Bretagne Classic à Plouay. Il ne participe à aucun grand tour en 2017 et décide en accord avec l'équipe Sky, de ne pas aller au bout de son contrat qui court jusqu'à fin 2018.
2018-2019 : Quick-Step/Deceuninck Sept succès sur les grands tours (2018) Il signe pour la saison 2018 dans l'équipe Quick-Step Floors, en remplacement de Marcel Kittel. Il effectue des débuts prolifiques, en remportant rapidement cinq victoires sur les premiers mois de la saison. Il commence par une étape du Tour Down Under, glanant au passage sa victoire depuis ces débuts professionnels en 2010 au sein de l'équipe Liquigas-Doimo. Il remporte ensuite une étape au Tour d'Abou Dabi ainsi que deux étapes et le classement général du Dubaï Tour. Après un résultat décevant sur Milan-San Remo (), il ajoute un nouveau succès lors des Trois Jours de Bruges-La Panne et se classe deuxième de Gand-Wevelgem, pleurant de déception après l'arrivéeGand-Wevelgem: Peter Sagan lance sa saison, Elia Viviani en larmes.