Léglise Saint-Godard de Rouen est un lieu de culte catholique dans le centre-ville de Rouen, dans le quartier Vieux-Marché / Cathédrale, située auprès du musée Le Secq des Tournelles (ancienne église Saint-Laurent, désaffectée au culte) et du musée des Beaux-Arts.
Historique L'église a servi de sépulture aux saints évêques Godard, inhumé dans l'église en 525Son corps a été transféré sous Guillaume le Conquérant à Soissons. et Romain, inhumé en 644. Elle a peut-être été initialement dédiée à sainte Marie du Faubourg dite Sainte-Marie-hors-les-murs et plus vraisemblablement à saint Romain. Son corps fut transféré vers 1090 à la cathédrale, ne laissant que le sarcophage, qui sera conservé jusqu'au début du Églises de Rouen..
Sous saint Louis, l'église se trouve comprise dans l'enceinte de la ville de Rouen. Elle brûle en 1248, puis est reconstruite et agrandie.
Aux , elle est la paroisse des habitants du château de Rouen. C'est là que les capitaines et leur famille assistaient à la messe et faisaient baptiser leurs enfants et c'est à cette paroisse qu'allait leur générosité.
La porte de l'église est décorée des armoiries de la famille de Brézé, trois de ses membres ayant été tour à tour capitaine du château de Rouen de 1449 à 1531..
Elle connut plusieurs phases de construction pour devenir ce que l'on peut voir aujourd'hui : Dans la seconde moitié du , la nef est construite. En 1527, le collatéral nord est achevé par Julien Chanevyere. En 1534, le collatéral sud est construit. En 1537, les deux escaliers de la crypte sont construits et la porte sur la rue Beffroi est achevée. En 1562, elle subit les dégâts des calvinistes. En 1612, la tour à l'angle nord-ouest est construite par François Lachausse. En 1654, la sacristie est agrandie. De 1755 à 1757, les combles et pignons des collatéraux sont abaissés pour les mettre en rapport avec ceux de la nef et du chœur par Jean-Pierre Defrance. Sous la Révolution, elle est fermée et manque de disparaître. En 1801, elle n'est plus comprise comme église de la ville de RouenLes cent clochers.. En 1806, grâce à l'insistance de l'abbé Chefdeville, elle est rendue au culte comme succursale de la paroisse Saint-Patrice. En 1829, elle redevient église paroissiale. En 1852, pose de trois vitraux neufs dans l'abside, réalisés par le peintre Pierre-Jules Jollivet et le peintre verrier Pierre-Charles Marquis. Puis la restauration des vitraux est confiée à l'atelier de Gaspard Gsell. En 1862, l'église fait l'objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. En 1867, pose du dernier vitrail de Gaspard Gsell, Proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. En 1918, les vitraux de la Renaissance sont démontés. En 1921-1922, remontage des vitraux après remise en état. En 1939, nouveau démontage des vitraux de la Renaissance. Ils sont transportés à Niort où ils sont restaurés par Jean-Jacques Grüber. Les vitraux du sont restés en place et ont souffert des bombardements. En 1948, remontage des vitraux de la Renaissance. Les vitraux du n'ont été restaurés qu'à la fin du .
Description Architecture L'église est composée de trois nefs, d'égale hauteur. La nef centrale, plus longue s'achève par une abside à trois pans. Les nefs sont couvertes d'un berceau en bois avec entraits, œuvres de Josias le Grand. La tour-clocher à l'angle nord-ouest est restée inachevée.
Une crypte du s'étend sous le chœur et la chapelle Saint-Romain et dont l'accès se fait depuis un escalier dans la nef nord. C'est une salle voûtée sur croisée d'ogives, reposant sur un pilier central.
Orgues C'est la seule église de Rouen à posséder deux orguesLes orgues de l’église Saint-Godard. réalisés par Aristide Cavaillé-Coll : le grand orgue en 1884, l'orgue du chœur en 1885. On fit appel à Aristide Cavaillé-Coll pour construire ces arguments. L'orgue de tribune fut inauguré en 1884 par l'organiste et compositeur Charles-Marie Widor. Des concerts sont régulièrement donnés dans cette église à l'acoustique remarquable.
Vitraux L'église est réputée pour ses vingt-quatre vitrauxThéodore Licquet, Rouen: son histoire, ses monuments et ses environs, Rouen, A. Le Brument, 1857. allant du au . Quatre datent du : la vie de Marie, la vie de saint Romain, les Apparitions évangéliques et l'Arbre de Jessé. Ce dernier a été réalisé par Arnoult de Nimègue en 1506 pour la chapelle de la Vierge. Cette chapelle accueille également le cénotaphe en marbre blanc du comprenant les orants de Charles et Pierre de Becdelièvre, seigneurs d'Hocqueville et seigneurs puis marquis de Quevilly.
Notes et références
Annexes Sources et bibliographie
Gustave Lefebvre, Le grand Orgue de l'église Saint-Godard de Rouen, Rouen: Edmond Fleury, 1884. Inconnu, Notice sur la décoration nouvellement achevée de la Chapelle de la Sainte-Vierge dans l'Église Saint-Godard, à Rouen, Rouen: Imprimerie de E. Cagniard, 1864.
François Farin, Histoire de la ville de Rouen, volume 2, Rouen, Louis du Souillet, 1731, 132-143
Martine Callias Bey, Véronique Chaussé, Françoise Gatouillat, Michel Hérold, Corpus Vitrearum - Les vitraux de Haute-Normandie, 357-359, Monum, Éditions du patrimoine, Paris, 2001 ; 495
Articles connexes Liste des édifices religieux de Rouen Liste des monuments historiques de la Seine-Maritime
Liens externes
Patrimoine histoire : Église Saint-Godard de Rouen
Godard Catégorie:Monument historique classé en 1862 Rouen Catégorie:Architecture gothique à Rouen Catégorie:Architecture Renaissance à Rouen Catégorie:Orgue en Normandie