vignette|Pyramide des âges de l'Afrique (2023).
La démographie de l'Afrique est l'ensemble des données et des études concernant la population de l'Afrique à toutes les époques.
De d’habitants en 1900, la population de l'Afrique est passée à environ dans les années 1950-1960, puis à en 1990 et à en 2022 soit de la population mondiale.
Depuis 1950, les projections de l'ONU à 30 ou 50 ans se sont révélées relativement correctes. La population de l'Afrique subsaharienne uniquement pourrait tripler entre 2020 et la fin du siècle, passant de 1 à 3 milliards d'habitants..
Selon la projection démographique intermédiaire de l'ONU tenant compte des scénarios moyens d'évolution prévue, principalement de la mortalité, de la fécondité et de la structure par âge, dans les années 2050 la population de l'Afrique se situerait aux environs de , puis, projection beaucoup plus incertaine, vers en 2100 ce qui entraînerait des bouleversements politiques, culturels et écologiques majeurs à l’échelle de la planète tout entière.
En 2021, l'Afrique était la région avec plus fort indice synthétique de fécondité, s'élevant à 4,3 enfants par femme contre 6,6 en 1980, ce qui en fait la seule région du monde avec l'Océanie (2,15). à avoir une natalité de remplacement.
Histoire Histoire précoloniale Les sources écrites et archéologiques En l'absence de recensements ou de registres, il est difficile de mesurer la population noire africaine avant les premières enquêtes de l'administration coloniale, française, britannique ou allemande. Les historiens sont obligés de recouper les témoignages écrits avec les vestiges archéologiques souvent imposants, en comparant le tout avec plusieurs éléments de la civilisation des sociétés noires africaines. Ce travail passe par un inventaire exhaustif et détaillé des écrits des auteurs arabes et des premiers voyageurs européens des et siècles qui furent les seuls à avoir vu l'Afrique noire avant les actions portugaises et marocaines, et les razzias arabes et portugaises qui ont évolué vers la traite négrière, orientale ou atlantique, à grande échelle.
La démographie de l'Afrique d'avant la colonisation évolue aussi dans sa structure et sa répartition. Les grands empires et les royaumes se sont disloqués, les nouveaux petits royaumes ont commencé à se faire une guerre incessante, comme au Moyen Âge en Europe, en particulier dans les zones attaquées très tôt par les Portugais, au sud-ouest, ou par les Arabes au nord-est. Entre 1641 et 1680, la population de Luanda double et atteint habitants mais la varioleselon les termes de Manuel Fernandès n 1670 et les guerres intestines et razzias pour capturer des esclaves déciment l'arrière-pays, la population des villages chutant.
L'impact des relations commerciales et militaires Les recherches sur l'histoire des maladies montrent aussi l'impact des relations commerciales et militaires avec les populations arabes, dans de nombreuses régions comme l'Oubangui-Chari. La comparaison avec les études de l'historien Jean Noël Biraben, ancien directeur de recherche à l'INED (Institut national d'études démographiques), chargé de l'histoire des maladies, permet aux historiens de faire un parallèle avec la baisse de la population de l'Amérique latine, selon lui passée de en 1500 à en 1600 et 1700, en un seul siècle, suivie d'un autre siècle de stagnation. L'historien Pap Ndiaye, dans un historique des évaluations successives de la population autochtone américaine à l'arrivée de Christophe Colomb (de en 1830 à trente-deux fois moins en 1900) montre qu'il est difficile d'évaluer ce phénomène même si les évaluations s'étaient resserrées en 2003 dans une fourchette entre 6 et 8.
La chute démographique en Afrique est cependant plus facile à évaluer car étalée sur trois siècles, avec une accélération brutale dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, par un processus plus lent et différent, auquel ont contribué les traites négrières. Les travaux des historiens Raymond Mauny, William G. L. Randies et Pierre Kalck établissent qu'il fallait en moyenne compter trois à cinq morts, pour un esclave déporté.
Les travaux des démographes et historiens montrent depuis les années 1980 que trois traites se sont complétées et recoupées, et qu'elles ont convergé pour croître fortement entre le , profitant toutes les trois du morcellement, de la militarisation et de l'appauvrissement des royaumes africains. La géographe et historienne Marie-Louise Maes parle d'« une Guerre de Cent Ans qui a duré trois siècles (, et siècles), avec les armes de la Guerre de Trente Ans »., qui a provoqué selon l'universitaire une hémorragie démographique du même impact et de la même ampleur que ce qu'avait connu la France pendant la Guerre de Cent AnsLouise-Marie Diop-Maes, « Essai d'évaluation de la population de l'Afrique Noire aux », in Population, 1985, .. À la ponction directe des traites orientales et atlantique s'est ajouté l'impact de l'introduction d'armes à feu dans les royaumes africains, causant à la fois leur fragmentation et une croissance exponentielle de la traite interafricaine. Ce morcellement s'est produit à partir de 1580, quand les relations entre Portugais et Angolais s'envenimèrent. Les Portugais ne se satisfaisaient plus qu'on ne leur livre que les condamnés à mort. En 1583, ils « ont conquis la moitié du royaume et battu quatre armées du roi. Des milliers de ses vassaux ont été tués... d'innombrables esclaves ont été capturés... ».
malgré des résistances locales. Le Roi du Portugal répondit par la négative aux lettres de protestation au milieu du du roi Alphonse Ier du Kongo, pourtant converti, comme son père, au christianisme, dont un successeur fut assassiné, et qui écrivit aussi au pape. Plus tard c'est le comptoir français du Sénégal qui a livré des armes aux Maures pour combattre le Damel car il s'opposait au passage des caravanes de la traite orientale.
Les recherches dans plusieurs régions (Tchad, Soudan nilotique, Gabon, Congo, et République centrafricaine) ont indiqué qu'entre 1860 et 1930, l'Afrique noire a perdu le tiers ou plus de sa population, qui aurait été approximativement de 200 millions en 1860.
Il y a quatre siècles environ, l'Afrique représentait près de 17 % de la population mondiale. Ce chiffre a chuté pour atteindre 7 % en 1900, puis, en 2019, représentait de nouveau 17 % de la population mondiale World Population Prospects: The 2019 Revision..
Histoire postcoloniale AnnéePopulation de l'AfriquePopulation mondialePart de l'Afrique 1950 227 794 000 2 536 431 000 9,0 % 1960 283 361 000 3 034 950 000 9,3 % 1970 363 448 000 3 700 437 000 9,8 % 1980 476 386 000 4 458 004 000 10,7 % 1990 630 350 000 5 327 231 000 11,8 % 2000 810 984 000 6 143 494 000 13,2 % 2010 1 039 304 000 6 956 824 000 14,9 % 2020 1 340 598 000 7 794 799 000 17,2 %20261 584 985 25919,26 %
En 2100, l'Afrique pourrait représenter plus de de la population mondiale.
Liste des pays d'Afrique par population Ci-dessous une liste des pays d'Afrique classés par population. :
Rang Pays Population Année 1 2026 22026 3 2026 4 2026 52026 6 2026 7 2026 82026 92026 10 2026 11 2026 12 2026 13 2026 14 2026 15 2026 16 2026 17 2026 18 2026 19 2026 20 2026 21 2026 22 2026 23 2026 24 2026 25 2026 26 2026 27 2026 28 2026 29 2026 30 2026 31 2026 32 2026 33 2026 34 2026 35 2026 36 2026 37 2026 38 2026 39 2026 40 2026 41 2026 42 2026 43 2026 44 2026 45 2026 46 2026 47 2026 48 2026 49 2026 50 2026 51 2026 522026 53 2026 542026 55 2026 56 2026 572026
Liste des régions d'Afrique par population
Les cinq régions d'Afrique classées par population :
RangRégionPopulation en 2026 Afrique1 584 985 259 1 Afrique de l'Est526 382 563 2 Afrique de l'Ouest476 911 144 3 Afrique du Nord280 740 471 4 Afrique centrale226 082 168 5 Afrique australe74 868 913
Densité de population thumb|Densité de population en Afrique La population est très inégalement répartie. En 2019, la densité est légèrement supérieure à 43 habitants au kilomètre carré, soit trois fois inférieure à celle de l'Union européenneDossier « Un milliard d'Africains ! », in Jeune Afrique, 2550, du 22 au 28 novembre 2009, ..
Cependant la densité utile (par kilomètre carré utile) est beaucoup plus forte que la densité générale (2,5 fois pour l'Afrique subsaharienne et 6 fois pour l'Afrique du Nord). Selon la FAO, la superficie utile ou utilisée est la somme de trois ensembles : les « terres arables », les « cultures permanentes » et les « prairies et pâturages permanents ». La surface des terres non cultivables est largement majoritaire et la qualité moyenne des sols cultivables est nettement plus faible que sur les autres continents, selon le géographe Pierre Gourou. Cette qualité risque de se détériorer encore avec la pression démographique et le réchauffement climatique.
Entre 1950 et 2010, la densité est passée de 8 à 34 habitants au km, restant toutefois largement en deçà de la moyenne mondiale (47 habitants par kilomètre carré). Les zones les plus densément peuplées sont la côte du Maghreb d'Agadir à Tunis, la vallée du Nil jusqu'à Assouan, l'Éthiopie, l'Afrique de l'Ouest au sud d'une ligne reliant Dakar, Bamako, Ouagadougou et Abuja ainsi que la côte de l'Afrique australe entre Le Cap et Maputo. Aux extrêmes se trouvent l'île Maurice (600 habitants par kilomètre carré) et la Namibie (2 habitants par kilomètre carré). Contrairement à l'Asie, les grandes vallées fluviales ne sont pas très densément peuplées, à l'exception des bassins du Nil et du Niger.
Santé
Histoire du développement des soins de santé dans l’Afrique subsaharienne En septembre 1987, l'Unicef et le comité régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annoncent le lancement de l'initiative de Bamako, créé en réponse à des problèmes financiers qui ont lieu dans la région dans les années 1980, et ayant pour objectif d'augmenter l'accès à la médication via l'implication de la communauté dans les fonds de roulement pour les médicaments... La conférence de 1987 sur l'initiative de Bamako, organisée par l'OMS, se tient à Bamako, la capitale du Mali, et contribue à reformer la politique de santé de l'Afrique subsaharienne.. Parmi les personnes présentes se trouvent les ministres de la santé de l'Afrique, qui préconisaient l'amélioration de l'accès aux soins de santé via la revitalisation du système de santé primaire. Cette nouvelle stratégie fait augmenter de manière substantielle l'accessibilité via une réforme communautaire des soins de santé, ce qui donne une distribution de services plus équitable et plus efficace. La communauté régionale de la santé publique soulève des problèmes en réponse à l'initiative, dont l'égalité, l'accès, l'abordabilité, les problèmes d'intégration, l'importance relative donnée aux médicaments, la gestion, la dépendance, la logistique et la soutenabilité. Conséquemment à ces critiques, l'initiative se transforme pour aborder l'augmentation de l'accessibilité des services de santé, l'amélioration de la qualité des soins de service et l'amélioration générale de la gestion du système de santé. Une approche stratégique compréhensive est étendue pour tous les domaines dans les soins de santé, avec une amélioration subséquente dans les indicateurs des soins de santé, et dans l'efficacité et les coûts du système de santé...
Défis majeurs La région subsaharienne subit des taux disproportionnels de maladies infectieuses et chroniques comparé à d'autres régions du monde..
Diabète