Joëlle Bourgois, née Joëlle Lombard-Platet, le à Thaon-les-VosgesMichel Vagner, « Joëlle Bourgois cette Vosgienne a été ambassadrice de France en Afrique du Sud de 1991 à 1995 - Mon amitié avec Madiba », L'Est Républicain, 5 mai 2011, et morte le « Bourgois, Joëlle (1945-2015) », sur le site du catalogue général de la BnFAvis de décès sur dansnoscoeurs.fr dans le arrondissement de ParisÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est une diplomate française.

Biographie Études Sa scolarité secondaire se déroule d'abord au collège de Thaon-les-Vosges puis au lycée Claude Gellée d'Épinal.

Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et ancienne élève de l'École nationale d'administration, promotion « Robespierre » ( - ).

Carrière De 1975 à 1976, elle est conseillère technique de Paul Dijoud, secrétaire d’État auprès du ministre du Travail, chargé des travailleurs immigrés. En 1976, elle est nommée premier secrétaire auprès du Saint-Siège (première femme à occuper ce poste), auprès de l'ambassadeur français Georges Galichon. En 1979, elle travaille auprès du ministre de l'Industrie comme négociatrice avec les pays du Golfe ; elle subit alors les affres de la misogynie encore patente de hauts fonctionnaires : Dalila Kerchouche, « Joëlle Bourgois, ambassadrice : savoir s'imposer », L'Express, 9 octobre 1997.

De 1991 à 1995, lors de la période de négociations constitutionnelles mettant fin à l'apartheid, elle est ambassadrice de France en Afrique du Sud. Elle est alors la seule femme diplomate en place. En septembre de la même année, elle représente la France aux discussions qui aboutissent au traité d'interdiction complète des essais nucléaires. De 1995 à 1999, elle est représentante permanente de la France à la Conférence du désarmement à Genève. De 1999 à 2002 elle est représentante permanente de la France auprès de l'OCDE à Paris. De 2003 à 2007, elle est ambassadrice de France en Belgique, de 2007 à 2008 ambassadrice auprès de l'UNESCO, et de à ambassadrice de France en Suisse.

Elle est ministre plénipotentiaire. Elle prend sa retraite le « Arrêté du 19 février 2010 portant admission à la retraite (agents diplomatiques et consulaires) », JORF n° 0051 du 2 mars 2010, sur Légifrance.

Elle meurt le .

Distinctions () Grand officier de l'ordre de Bonne Espérance(Afrique du Sud)

Vie privée Mariée en premières noces à l'écrivain Olivier Bourgois, lui-même frère de l'éditeur Christian Bourgois, elle est mère de deux filles. Elle s'est remariée en 2005 avec Sergio de Minicis.

Œuvres Joëlle Bourgois, La rénovation urbaine à Toulouse, Paris, presses de l'ENA, 1968, 2 volumes mémoire de stage de l'ENA Joëlle Bourgois, Cinq ans avec Mandela, éditions Robert Laffont, 2011, 253 p. (préface de Nadine Gordimer)

Notes et références

Annexes Bibliographie

Liens externes

Intervention de Joëlle Bourgois auprès de la conférence du désarmement, en 1998 Photographie de Joëlle Bourgois, en compagnie - entre autres - de Nelson Mandela

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