Aymeri de Narbonne ou Aimeri de Narbonne (Aymeri de Nerbone en ancien français) est un personnage de la littérature médiévale, qui apparaît dans plusieurs chansons de geste rattachées à la Matière de France. Son modèle historique pourrait être le comte de ce nom, fait prisonnier par les Sarrasins en 793, près de Narbonne ou lors de la bataille de Orbiel opposant Guillaume de Gellone à l'armée envoyée par l'émir de Cordoue Hicham Ier. Il fut libéré en 810, suite à une paix conclue entre Charlemagne et l’émir de Cordoue Al-Hakam Ier.

Ce personnage aurait été également inspiré par le vicomte Aymeri de Narbonne et son fils Aimery II. Cette légende a été rapprochée de mythes indo-européens par le médieviste Joël Grisward.

Le personnage Aymeri de Narbonne est un chevalier de Charlemagne durant les guerres contre les Sarrazins. Un de ses faits d'armes est la prise de la ville de Narbonne. Aymeri de Narbonne est le fils unique de Hernaut de Beaulande et le petit-fils de Garin de Monglane. Il épouse Hermengarde de Pavie et a plusieurs fils, dont le plus célèbre est Guillaume d'Orange, personnage légendaire inspiré par Guillaume de Gellone. Sa mort est racontée dans la chanson La Mort Aymeri de Narbonne (anonyme), elle a lieu durant le siège d'Esclabarie.

Victor Hugo a écrit un poème sur Aymeri de Narbonne, intitulé Aymerillot, dans La Légende des siècles.

Descendance de Aymeri de Narbonne Aymeri de Narbonne a sept fils : Hernaut d'Orléans (ou de Gironde) Aymeri le Chétif Buèves de Commarchis Foulques de Candie (ou Garin d'Ancezune) lui-même le père de Vivien, un héros de plusieurs chansons de geste Bernart de Brabant Guillaume d'Orange Guibert, le seneschal de France (ou Guibelin le Menres)

Il a également cinq filles : sa première fille épouse Dreux de Montdidier sa deuxième fille épouse Raoul du Mans sa troisième fille épouse un marquis d'Angleterre sa quatrième fille épouse Raoul de Floriville sa cinquième fille, Blanchefleur, devient dans les chansons de geste, l'épouse du roi Louis, le fils héritier de Charlemagne.

Chansons de geste d'Aymeri de Narbonne Aymeri de Narbonne Il existe cinq manuscrits connus de cette chanson de geste : London, British Library, Harley, 1321, composé de 214 feuillets écrits sur deux colonnes, Aymeri de Narbonne est située entre le feuillet 35 colonne II, jusqu'au feuillet 65 inclus London, British Library, Royal, 20. B. XIX, parchemin de 27 centimètres de hauteur, composé de 191 feuillets écrits sur deux colonnes, Aymeri de Narbonne est située entre le feuillet 39 colonne II, jusqu'au feuillet 65 inclus London, British Library, Royal, 20. D. XI, f. 63 Paris, Bibliothèque nationale de France, 24369-24370, t. 1, f. 1 Paris, Bibliothèque nationale de France, 1448

Éditions modernes imprimées :

1.Louis Demaison, Aymeri de Narbonne, chanson de geste, publié d'après les manuscrits de Londres et de Paris, Librairie de Firmin Didot & Cie, 1887

2. Hélène Gallé, Aymeri de Narbonne, Paris, Honoré Champion Editeur, 2007

Siège de Narbonne

Siège de Barbastre Le Siège de Barbastre a été écrit vers la fin du ou le début du . Buèves de Commarchis, fils d'Aymeri, est enlevé par les Sarazins à Narbonne et emmené comme prisonnier à Barbastre avec ses deux fils, Girart et Guielin.

La Mort Aymeri de Narbonne

Texte français du , 4176 vers décasyllabiques Édition imprimée : La mort Aymeri de Narbonne : chanson de geste publiée d'après les manuscrits de Londres et de Paris, édité par Joseph Couraye de Parc, Paris, Société des anciens textes français, 1884

Romans en prose Aymeri tient une place importante dans le Roman de Notre-Dame de Lagrasse, composée au .

Bibliographie Charles d'Héricault, Essai sur l'origine de l'épopée française et sur son histoire au Moyen Âge, A. Franck, Libraire 67 rue Richelieu Paris, 1859 Bibliographique complète et à jour: https://www.arlima.net/mp/mort_aymeri_de_narbonne.html, https://www.arlima.net/ad/aimeri_de_narbonne.html

Références

Catégorie:Littérature médiévale Catégorie:Matière de France Catégorie:Livre paru au XIIIe siècle Catégorie:Narbonne