est la première tournée de l’artiste américaine Lady Gaga. Il s’agit également de la première série de concerts qui l'a aidé à promouvoir son premier album, The Fame. Les spectacles débutent en mars sur le continent nord-américain, sont suivis par quelques représentations en Australie puis se rendent jusqu’en Europe pour plus de cinquante dates. Certains concerts ont lieu en Asie tandis que deux font partie du festival anglais V et que deux autres sont reportés en avril. Gaga décrit la tournée comme un voyage à travers les musées du pop art qui référence le travail des représentants de ce mouvement tel que Andy Warhol. Dans certains cas, les bénéfices des billets sont reversés à des œuvres de charité tel que l'aide humanitaire aux victimes des ouragans ayant frappé Haïti. Une version alternative du spectacle contenant moins de changements et d’interprétations est créée pour s'adapter aux possibilités offertes par chaque salle.
La tournée est divisée en quatre parties — chacune est séparée par une vidéo d’interlude qui ouvre le segment suivant — et se termine par un encore. La programmation comprend la plupart des morceaux de son premier album. Gaga apparait sur scène dans différents costumes incluant une robe novatrice conçue uniquement avec des bulles de plastique. Lors des concerts, elle fait entre autres la première d’une chanson jamais sortie intitulée Future Love. Une programmation alternative avec des changements mineurs est utilisée pour les représentations européennes. La tournée reçoit un accueil positif de la part de la critique qui complimente les habilités vocales de Gaga et son sens du spectacle qui lui permet de bâtir un concert théâtral comme le fait plus habituellement un artiste professionnel ayant une plus longue carrière.
Genèse thumb|left|Gaga introduisant le spectacle en chantant Paparazzi.|alt=Une femme blonde chantant sur scène. Elle est entourée par des plaques verticales de métal recouvertes par des fragments de miroir. La femme regarde vers le haut et pointe ses mains vers le ciel. Sa main gauche tient un microphone qu’elle tend vers sa bouche. La scène est couverte d’une dense fumée mécanique, une des machines la produisant est visible à la gauche. Un homme avec un synthétiseur est à la gauche de la femme.
La tournée est officiellement annoncée le via la page Myspace de Gaga. Il s’agit de sa première tournée en tant qu’artiste principal, bien qu’elle ait déjà réalisé la première partie de certaines représentations du New Kids on the Block: Live des New Kids on the Block et du World Domination Tour des Pussycat Dolls. Gaga déclare dans une interview « Je considère ce que je fais comme inspiré du travail d’Andy Warhol: la performance artistique pop, le multimédia, la mode, la technologie, la vidéo et le cinéma. Tout cela vient ensemble, c'est un voyage à travers les musées contemporains ». Gaga commence la préparation du spectacle alors qu’elle est en tournée avec les Pussycat Dolls. Dans une interview avec MTV News, elle décrit la série de concerts en disant,
Gaga prépare trois versions de la tournée en rapport aux différentes tailles des endroits où elle va. Dans une interview pour Billboard, elle élabore en disant,
La programmation de la tournée est uniquement conçue de chansons issues de The Fame, excluant certaines pistes telles que Fashion, qui est extraite de la bande-son du film Confessions d'une accro du shopping. En , lors d’une interview avec le Edmonton Sun, Gaga annonce que la tournée continuera l’été dans le cadre de plusieurs festivals européens. Elle déclare également qu’elle a des plans de grande envergure pour les dates nord-américaines, incluant celles du Canada. Gaga explique que le concert sera encore meilleur que la précédente version. Elle ajoute « Oh, vous n’avez aucune idée. […] La nouvelle version de la tournée que nous sommes sur le point d’annoncer est comme un rêve, à un tel point que je dois moi-même me pincer chaque jour pour me rappeler que cela arrivera réellement ».
Synopsis du concert
La tournée est divisée en quatre parties incluant la dernière qui est l’encore. Les représentations débutent avec une vidéo d’introduction intitulée « The Heart », qui se traduit par « Le Cœur », dans laquelle Gaga joue le rôle de son alter ego, Candy Warhol. Elle est montrée habillée d’un veston blanc et d’un shirt ayant un motif de cœur rose et dit « Mon nom est Lady Gaga, et ceci est ma maison ». La vidéo est projetée sur un écran géant affiché sur scène. Lorsqu’elle approche de sa fin, un compte débutant à dix s’entame puis le visage de Gaga, portant des lunettes noires, est montré pour finalement exploser après les dix secondes tandis que l’écran est retiré. Gaga apparait alors au milieu de la scène accompagnée par ses danseurs brandissant des plaques de verre la camouflant. Elle est vêtue d’une futuriste robe noire géométrique accessoirisée d’un triangle géant et de péplum. Le DJ Space Cowboy est présent dans le coin de la scène, jouant la musique d’arrière. Les plaques sont par la suite jetées sur sol pour montrer Gaga qui commence à chanter Paparazzi. La performance se termine avec flashs constants réalisés par la caméra. Après une brève pause, Gaga retourne sur scène et chante un medley de Starstruck et LoveGame alors que ses danseurs lui apportent sa veste et sa marque de commerce, le disco stick. Entre les performances, elle déclare qu’elle a « traversé le monde entier, mais que dès mon retour chez moi, je peux encore sentir la puanteur de la cupidité » et chante Beautiful, Dirty, Rich. Le premier segment du concert se termine lorsqu’une nouvelle vidéo intitulée « The Brain », qui se traduit par « Le Cerveau », dans laquelle Gaga se brosse les cheveux encore une fois sous le pseudonyme de Candy Warhlol, débute. La fin de la vidéo terminée, Gaga apparaît sur scène vêtue d’un justaucorps noir et blanc avec de pointues épaulettes sur lesquelles sont affichées de motifs d’éclair et conduit une vespa de la même couleur. Elle commence à chanter Money Honey. Cette interprétation est suivie par celle de Eh, Eh (Nothing Else I Can Say) puis de The Fame, dans lesquelles Gaga porte des gants et un chapeau conçu de dominos renversés.
Gaga quitte ensuite la scène et y revient plus tard habillée d’une robe faite de bulles en plastique. Elle est assise sur le banc d’un piano transparent et chante une nouvelle piste nommée Future Love, dont les paroles traitent de galaxies lointaines, de cœurs mécaniques et de constellations. Lors de cette dernière performance, elle est accompagnée par un mannequin de plastique. Pour les spectacles européens, Future Love est remplacée par Brown Eyes, qui est extraite de The Fame. Future Love est suivie par la version acoustique de Poker Face. Elle positionne parfois ses jambes sur le piano et même joue des notes avec ses talons hauts. La scène est éclairée par des lumières artificielles de couleur bleu. Gaga quitte de nouveau la scène pour un changement de costume, et une nouvelle vidéo nommée « The Face », qui se traduit par « Le Visage », ouvre la troisième partie. Après la fin de la vidéo, Gaga revient sur scène vêtue d’une robe tutu et d’épaulettes pointues recouvertes de péplum. Ses danseurs sont habillés de costumes Louis Vuitton Steven Sprouse, qui s’harmonisent avec les chaussures de Gaga. Les images sur l’écran de fond sont modifiées et laissent place à des lumières disco tandis que Gaga met ses lunettes électroniques qui affichent « Pop Music Will Never Be Low Brow », ce qui se traduit par : « La Musique Pop ne fera jamais profil bas ». Un remix de Just Dance est utilisé en guise d’introduction à la performance de cette même piste, pendant que les danseurs de Gaga effectuent leur retour. L’encore est constituée de Boys, Boys, Boys et de la version originale de Poker Face. Gaga est vêtue d’un justaucorps kaki orné de cristaux. Elle porte une casquette d’amiral et des gants sur lesquels est écrit le mot « Gaga ».
Accueil critique
Whitney Pastorek d’Entertainment Weekly donne une note partagée au concert, affirment que « Le discours de Gaga sur scène était quelquefois ridicule (« Je traverse le monde entier, mais que dès mon retour chez moi, je peux encore sentir la puanteur de la cupidité ») et les effets visuels parfois incohérents par rapport à la performance, mais sa voix était en tout temps puissante, rafraichissante et libre de s’exprimer. Malgré ses petits défauts et ses fanfaronnades, l’aspect le plus évident du talent de Gaga est celui-ci : Elle peut, et elle sait chanter ». Le spectacle est décrit comme une « expérimentation vestimentaire qui comparée au Rocky Horror est une géante. Cette présumée Lady offre son talent sur un plateau d’argent avec le Fame Ball – à quelque part, et c’est certain, Andy Warhol s’agite dans sa tombe en pensant à cela ». Sheri Linden de Yahoo! offre un avis positif à la représentation, déclarant que « La première tournée de Gaga est chaude – la Lady ne nous déçoit pas. Jumelant un peu de Madonna, Grace Jones, David Bowie et [Daryl Hannah] dans Blade Runner, Gaga bâti un spectacle irrésistible autour de son mystérieux personnage; tout ça avec un trio de danseurs en veste de cuir, des changements de costumes incessants et un DJ gérant l’accompagnement musical ». Christophoer Muther du The Boston Globe critique positivement le concert ayant eu lieu à la House of Blues en disant que « La combinaison des chansons et du spectacle artistique a donné un résultat amusant et exaltant. Des hymnes de clubs sont livrés par une femme qui est clairement studieuse, intelligente et talentueuse ». Lynn Saxberg d’Ottawa Citizen est positive quant au concert d’Ottawa s’étant déroulé au Bronson Centre, et le commente, « Accompagnée par un DJ jouant également de la guitare électrique funky, le dynamique duo (Gaga et Space Cowboy) a réalisé l’un des spectacles les plus fous joués au Bronson Centre : un aventureux cirque de sons, de lumières, de vidéos, d’images, de fumée et de chorégraphies. Bien qu’il soit un peu trop lourd au niveau de l’aspect théâtral, rien n’est à reprocher pour la musique ». Elle commente aussi le sens de la mode de Gaga et son style de costumes en ajoutant, « En une heure, Gaga a su prouver qu’elle est une célébrité en chantant tous ses succès, en affichant ses influences qui vont de Motown à la pop des années 1980 et en exhibant son osé sens de la mode avec différents costumes, aucun d’entre eux ne recouvrant son fessier ».