Stiletto Studio,s, (abrégé Stiletto), sont un « groupe dantipreneurs néoïstes » et d'artistes qui « expulse » le design d'Allemagne avec leur DESIGN VERTReiB. Le groupe gère également un « Beleuchtungskörperbauunternehmen » (Entreprise de construction de corps d'éclairage). S'appuyant sur le principe Readymade de leurs œuvres d'art critiques des années 1980, ils suivent un principe de construction modulaire, reposant presque entièrement sur des composants industriels standard préexistants, qu'ils décrivent comme « libérés du design »"Stiletto, who describes himself as an ‘antipreneurship expert’ and the ‘head of one-man artist group Stiletto Studio,s’, started Design Vertreib (Vertreib is a made-up term, deliberately misspelling Vertrieb (distribution), in order to take on the meaning of Vertreibung (expulsion – as in ... from a consumer's paradise) as a deconstructive means of processive disturbation. Also Vertreib is the second half of the German word Zeitvertreib (pasttime, diversion). It also recurs to one of Duchamp's explanations of Readymades as pastimes attempting the disposal of art.) in the 1990s as an undertaking for ‘Beleuchtungskörperbau’.(Reinvented compound word, derived from Körperbau (physique, build) and the old-fashioned technical term Beleuchtungskörper (lighting fixture). Though completely uncommon, outdated and superficially suggesting an ironic neologism, originally it simply means lighting fixture engineering.) Building upon the Readymade principle of his 1980s design-critical artworks, he follows a modular construction principle, relying almost entirely on pre-existing standard industrial components, that he describes as ‘liberated from design’." dans : Vitra Design Museum : Atlas of Furniture Design, Weil am Rhein, Allemagne, 2019, sur CONSUMER'S REST Lounge Chair par Stiletto (Stiletto Studio,s), page 726
(trad.: Stiletto, qui se décrit lui-même comme un "expert en antipreneuriat" et le "chef du groupe d'artistes unipersonnel Stiletto Studio,s", a lancé Design Vertreib (Vertreib est un terme inventé, délibérément mal orthographié Vertrieb (distribution), afin de reprendre le sens de Vertreibung (expulsion - comme dans ... du paradis des consommateurs) comme moyen déconstructif de perturbation processive. Vertreib est également la seconde moitié du mot allemand Zeitvertreib (passe-temps, distraction). Il renvoie également à l'une des explications de Duchamp sur les Readymades en tant que passe-temps visant à éliminer l'art.) dans les années 1990 comme une entreprise de "Beleuchtungskörperbau" (mot composé réinventé, dérivé de Körperbau (physique, construction) et du vieux terme technique Beleuchtungskörper (appareil d'éclairage). Bien qu'il soit tout à fait inhabituel, désuet et qu'il suggère superficiellement un néologisme ironique, il signifie simplement à l'origine "ingénierie des appareils d'éclairage" (ou, en termes compliqués: "Entreprise de construction de corps d'éclairage"). S'appuyant sur le principe Readymade de ses œuvres d'art critiques des années 1980, il suit un principe de construction modulaire, reposant presque entièrement sur des composants industriels standard préexistants, qu'il décrit comme "libéré du design".).
En 1983, Stiletto ont « détourné » un chariot de supermarché « dérivé » et l'ont transformé, selon le principe de lobjet trouvé, en un fauteuil cantilever « renversée » en grillage d'acier"In 1989, Stiletto commissioned a shopping trolley manufacturer to produce the Consumer's Rest industrially as a limited multiple. Through this conceptual strategem, he further withdrew his work from all commonly used criteria for classification attempts applied to artistic ready-mades and product design so far." dans: Vitra Design Museum: Atlas of Furniture Design, Weil am Rhein, Germany, 2019, sur CONSUMER'S REST Lounge Chair par Stiletto (Stiletto Studio,s), page 726
(trad.: En 1989, Stiletto a chargé un fabricant de chariots de supermarché de produire industriellement le Consumer's Rest en tant que multiple limité. Grâce à cette stratégie conceptuelle, il a en outre soustrait son œuvre à tous les critères communément utilisés pour les tentatives de classification appliquées jusqu'ici aux ready-mades artistiques et au design de produits.). En tant que simulation de design critique à l'égard du design et de la culture de consommation, l'œuvre intitulée ironiquement « CONSUMER'S REST Lounge Chair »... se référait au fait que les meubles en fil de fer d'Eames et de Bertoia étaient déjà des adaptations suresthétisées de l'apparition contemporaine des chariots de supermarché aux États-Unis et donc déjà eux-mêmes des récurrences au contexte révolutionnaire de la consommation du style international en architecture et en design"While other German artists and even designers at the time also worked with found objects, Stiletto emphasizes that his approach differed from that of the exponents of Neues Deutsches Design (Nouveau design allemand), who actually coined the term. He regards the Consumer’s Rest as a work of conceptual art which critiques design, remarking: ‘In the beginning, I simply wanted to transcycle a standard shopping cart into an authentistic Wire Chair imitation. After all, it was Eames and Bertoia, not me, who redesigned shopping carts as furniture. And they did so in a country and at a time when wastefully packaged mass consumption and overflowing shopping carts weren’t yet considered antisocial but rather an aspirational lifestyle in an era of booming capitalism.’ Indeed, Charles Eames mentioned the construction principle of the shopping trolley as one of his inspirations for the Wire Chair (>477)." dans: Vitra Design Museum: Atlas of Furniture Design, Weil am Rhein, Germany, 2019, sur CONSUMER'S REST Lounge Chair par Stiletto (Stiletto Studio,s), page 726
(trad.: Si d'autres artistes allemands et même des designers de l'époque ont également travaillé avec des objets trouvés, Stiletto souligne que son approche diffère de celle des représentants du nouveau design allemand, qui ont en fait inventé le terme. Il considère le Consumer's Rest comme une œuvre d'art conceptuelle qui critique le design, et déclare : "Au début, je voulais simplement transformer un chariot de supermarché standard en une authentique imitation de Wire Chair. Après tout, ce sont Eames et Bertoia, et non moi, qui ont transformé les caddies en meubles. Et ils l'ont fait dans un pays et à une époque où le gaspillage de la consommation de masse et les caddies débordants n'étaient pas encore considérés comme antisociaux, mais plutôt comme un style de vie ambitieux dans une ère de capitalisme florissant". En effet, Charles Eames a mentionné le principe de construction du chariot de supermarché comme l'une de ses inspirations pour la Wire Chair (>477).)Paragraphe Vom Klappstuhl zum Einkaufswagen dans Claudia Falter : "Einkaufen", p. 1007ff et ill. , dans Im Designerpark | Leben in künstlichen Welten, Kai Buchholz et Klaus Wolbert (Hrsg.), Häusser.media Verlag, Darmstadt, 2004, .
Avec cette prank de design, le groupehttps://archive.aec.at/media/assets/b01f5bd9672a038b4001c9357b9cf4fa.pdfhttps://archive.aec.at/media/assets/ea120d03fefb6712f9423fbd6abe9528.pdf (traduction anglaise approximative sans illustrations) a établi en 1985, lors du Festival néoiste de Ponte Nossa et en 1988, lors du Festival du plagiarisme de Braunschweig, un lien motivé par la sous-culture et la contre-culture entre les aspects déterminés par le néoiste de la critique de la consommation culturelle et les aspects critiques de la consommation de design du Neues Deutsches Design (Nouveau design allemand)Kunstforum International, Kunstperiodikum, vol. 82, 1986, Das deutsche Avantgarde-Design - Möbel, Mode, Kunst und Kunstgewerbe, ed : Christian Borngräber, pp. 130-143 (chapitre "Stiletto")Birgit Richard : Subkultureller Stil contra "Lifestyle" im Design. Zu den komplexen Verflechtungen von Jugendästhetik und Design, pp. 74ff - 84ff [ici surtout explications et illustrations de : Neue Deutsche Gemütlichkeit de Stiletto] dans Stefan Lengyel et Hermann Sturm : Design Schnittpunkt Essen / Design Lines Meet in Essen, (texte : de/en), Verlag Ernst & Sohn, Berlin, 1990, (document texte online)Stewart Home sur l'atelier conférence performance de Stiletto Klauen und Kopieren als die höchste Form der Kreativität im Kampf gegen Design (Voler et copier comme forme suprême de créativité dans la lutte contre le design) sur le Festival du Plagiat à la Hochschule für Bildende Künste Braunschweig, 8-10 juin, 1988. Ils se sont également engagés dans un travail de relations publiques critique de la consommation médiatique sur l'aspect de lInterpassivité dans les collaborations néoistes, notamment avec le principal théoricien du néoisme tENTATIVELY, a cONVENIENCE (cit. : "Neoism is a prefix and a suffix with no substance in between" (Le néoisme est un préfixe et un suffixe sans racine du mot entre les deux).)tENTATIVELY, a cONVENIENCE à propos du néoiste projet d'interpassivité TV Hospital, 1994, Akademie der Künste, Berlin, dans l'entrée duquel la phrase " ATTENTION : VOUS ENTREZ DANS UNE ZONE DE PLAYFARE PSYCHOLOGIQUE ! " était audacieusement avertie ; descriptions du projet 177 à 183 ff page d'accueil de Seven by Nine SquarestENTATIVELY, a cONVENIENCE sur l'interpassivité néoiste et la relation de Florian Cramer au néoisme dans un compte-rendu de la publication du livre de Florian Cramer "Anti-Media". http://idioideo.pleintekst.nl/Book2013Anti-Media.html.
En 1989, le groupe Stiletto a chargé un fabricant de chariots de supermarché de produire industriellement le Consumer's Rest sous la forme d'un multiple limité. Grâce à cette stratégie conceptuelle, ils ont en outre soustrait leur œuvre à tous les critères communément utilisés pour les tentatives de classification appliquées jusqu'à présent aux ready-mades artistiques et au design de produits.
Au début des années 1980, Stiletto étaient également présents dans le milieu de la sous-culture post-punk de l'ancien Berlin-Ouest en tant qu'artistes médiatiques avec des courts métrages dans le cadre de festivals de films expérimentaux comme le Experimentalfilm Workshop Osnabrück. Ils ont par exemple filmé avec des caméras Super 8 jetées du haut d'une tour d'observation et détruites (Camerakiller de 1984) ou mockumenté une course de moto à travers leur appartement-magasin (FORMEL Super VIII de 1982, qui a été présenté en 1983 avec une course de moto simultanée à travers la salle du cinéma Arsenal au Forum international du jeune cinéma de la Berlinale)Explication de la projection du film et de la présentation du livre Qui a dit que le béton ne brûle pas, tu as essayé?, 2008 au cinéma Arsenal (Memento du 25 janvier 2018 dans Internet Archive).
Expositions individuelles (sélection) 1987 : Stiletto - Kraft durch Design, Prodomo, Vienne 1989 : Stiletto Studios "FUNC", Willoughby Sharp Gallery, New York City
Participations aux expositions (sélection) en France
Les avant-gardes du mobilier: Berlin, Centre Georges-Pompidou, Paris, 1988 SAGA FIAC 90, Grand Palais, Paris, 1990 Design, miroir du siècle, Grand Palais, Paris, 1993 Design et couverts, Musée de la coutellerie, Thiers, 1995 MOINS ET PLUS - 620 pièces de la collection design du Fonds national d'art contemporain, 1980 – 2002, Taïpei Fine Arts Museum, Taïpei (République de Chine (Taïwan)), 2001; National Museum of Contemporary Art, Séoul (République de Corée), 2002; Musée d´art moderne et contemporain, Saint-Étienne Métropole, 2002 – 2003 Sièges de collection Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, 2004 Sièges avec vue..., Villa Noailles, Hyères, 2006 Design contre design : Deux siècles de créations, Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 2007 – 2008 Collector, exposition coproduite par le Centre national des arts plastiques (CNAP) et lille3000 et présentée au Tripostal de Lille, 2011 – 2012