Le () est une unité d'artillerie de l'armée française, créée en 1873.
Création et différentes dénominations : Formation du 1883 : devient 1939-1940 : devient ? : redevient
Chefs de corps : Henri Léon Liégeard 1883 : colonel de Lustrac 1887 : colonel Boreau de Roincé 1891 : colonel Bajau 1895 : colonel de La Foye 1898 : colonel Poulle ... 1900 - 1903 : colonel Édouard Laffon de Ladebat ... 1911 - 1913 : colonel Ernest Siben 1914 - : colonel Marcel Le Breton - : lieutenant-colonel Émile Daroque Émile Daroque sur Mémoire des Hommes (†). ... - : lieutenant-colonel Marie Marcel Gérard Biraud Marie Marcel Gérard Biraud sur Mémoire des Hommes (†). ? - début 1918 : colonel Daniel Pompé. début 1918 - 1919 : chef d'escadron (puis lieutenant-colonel) Victor Fourcaut ... 1989 : colonel Tharaud ...
1871 à 1914 alt=14 artilleurs en uniforme, assis devant, autour et sur un canon|vignette|Artilleurs du à Poitiers en 1880
Le est formé à Poitiers le lors de la réorganisation des corps d'artillerie français, avec : 2 batteries provenant du 2 batteries provenant du 1 batterie provenant du 4 batteries provenant du Le régiment fait partie de la .
En 1880, le s'installe à la caserne des Dunes (ou d'Aboville) de Poitiers en 1880. Il rejoint Angers en 1911.
En 1881, 2 batteries sont envoyées pour participer à la campagne de Tunisie jusqu'en . À partir de cette date, il n'en reste plus qu'une jusqu'au .
Première Guerre mondiale Le d'artillerie de campagne est caserné à Angers au début de la guerre. Le régiment combat en tant que tel au sein de la d'infanterie mais trois groupes rattachés au régiment combattent à part avec d'autres unités.
Affectation 1914 vignette|Canons de 77 allemands neutralisés par les tirs du et exposés place Stanislas à Nancy. Formé autour de trois groupes d'artillerie (soit 36 canons de 75), il est le régiment d'artillerie de l'artillerie divisionnaire de la (AD/18). En , les deux premiers groupes participent à la défense de Nancy (bataille du Grand-Couronné. Le du régiment rejoint le l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie. Le régiment combat ensuite pendant la bataille de la Marne puis participe à la première bataille d'Ypres en , soutenant et la et la division.
1915 En 1915, il combat en Belgique et en Artois, notamment pendant la bataille de l'Artois à l'automne 1915.
vignette|Canon de 75 du dans le bois d'Esnes en mai 1916 (bataille de Verdun).
1916 En 1916, le régiment participe à la Bataille de Verdun, notamment la défense de la cote 304 puis rejoint la bataille de la Somme.
1917 En , le régiment soutient la du corps expéditionnaire russe qui attaque Auberive. Mis au repos, il participe dès avril au lancement de l'offensive Nivelle, ou bataille du Chemin des Dames, avant d'être relevé en août. Mis au repos en Lorraine, le régiment participe à l'instruction des troupes américaines puis tient le front près de Nancy à partir d'octobre.
1918 En , le régiment est envoyé à nouveau former les soldats américains à la guerre, dans la région de Neufchâteau.
D'avril à juin, le régiment défend Amiens menacée par l'Opération Michael. Il est rapidement déplacé en prévision d'une offensive allemande vers Compiègne, déclenchée dans la nuit du 8 au . Les troupes françaises sont bousculées par l'attaque et les batteries du régiment sont menacées par l'infanterie allemande et reculent. Mais l'offensive allemande est peu à peu stoppée par les Français et le groupement auquel est rattaché le est cité à l'ordre du corps d'armée. Le , le régiment soutient un assaut victorieux sur la ferme Porte (Antheuil-Portes). Le , le régiment soutient l'offensive Mangin puis s'avance face aux Allemands en retraite jusqu'à sa relève le . Le régiment part ensuite dans la Marne (Château-Thierry puis Verdun). Le régiment apprend l'armistice du 11 novembre 1918 à Nancy, qu'il vient de rejoindre en prévision d'une nouvelle offensive. Le régiment fait marche après la victoire vers Sarreguemines avant de franchir le Rhin en .
Autres groupes vignette|upright=1.5|Canon de 75 du à Saleux en 1915. Les à batteries du sont regroupées dans un groupe d'artillerie à cheval et affectées à la de cavalerie. À la dissolution de cette dernière en le groupe rejoint l'artillerie de corps du d'armée (AC/39). En décembre le groupe rejoint l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie (AD/168), artillerie divisionnaire qui devient le d'artillerie de campagne en .
Un groupe de renforcement est créé à partir de réservistes à Saint-Benoît en . Il rejoint l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie (AD/59), qui devient le d'artillerie de campagne en .
Enfin, un groupe territorial équipé de canons de 90 est créé en . Après avoir participé à la bataille de Champagne, le groupe forme l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie (AD/124) avec deux groupes du d'artillerie de campagne.
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale En 1939-1940, le régiment est rattaché à la d'infanterie nord-africaine sous le nom de d'artillerie nord-africaine (). Il combat avec son régiment frère, le d'artillerie lourde nord-africaine au sein de la .
Depuis 1945
En 1949, le régiment est caserné à Poitiers. Les soldats du régiment détachés à Châtellerault sont envoyés combattre un grand feu de forêt dans les Landes, près de Cestas. Un groupe d'entre eux est encerclé par les flammes à la suite d'un changement de direction du vent et 25 soldats périssent. En 1964, le régiment est à nouveau mobilisé pour retrouver des enfants disparus à Marnay. En 1989, il est équipé d'obusiers de BF 50 et rattaché à la légère blindée école avant de rejoindre en 1990 la d'infanterie.
Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Verdun 1916 L'Aisne 1917 Le Matz 1918
Devise Rectitudine robur
Insigne
Personnalités ayant servi au sein du régiment
Henri Capitaine, professeur d'école primaire et syndicaliste, y sert de à Georges Painvin, polytechnicien et cryptographe y est sous-lieutenant pour sa troisième année de service militaire en 1907
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie , . Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Articles connexes Liste des régiments français Grades de l'armée française Régiment d'artillerie français
Liens externes Témoignage sur la campagne de 1939-1940, écrit en 1990 :
Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun