Julie Isabel Bishop, née le à Lobethal (Australie-Méridionale), est une femme politique australienne, membre du Parti libéral.
Représentante libérale de la circonscription de Curtin de 1998 à 2019 et chef adjointe du parti de 2007 à 2018, elle est ministre des Affaires étrangères d'Australie dans le gouvernement du Premier ministre Tony Abbott de 2013 à 2018.
Études et carrière privée Julie Bishop entame des études de droit à l'université d'Adélaïde. Elle a également assisté à un Advanced Management Program de huit semaines (Senior Managers) à la Harvard Business School. Elle devient avocate (1979-1998) et fut managing partner chez Clayton Utz à Perth (1994-1998), membre du Sénat de la Murdoch University (1997-1998), directrice du Special Broadcasting Services Television (1997-1998) et directrice et fellow d'Australian Institute of Management (1997-1998).
Fonction politique Julie Bishop est la représentante libérale de la circonscription de Curtin depuis 1998. Elle fut ministre du cabinet du gouvernement John Howard de 2003-2007, des Personnes âgées (2003-2006), de l'Éducation, de la Science et de la Formation (2006-2007) puis ministre assistante au Premier ministre sur les questions des femmes (2006-2007). Elle est également vice-présidente du Parti libéral depuis 2007 ; elle est la première femme à accéder à ce poste. Elle fut ministre des Affaires étrangères du cabinet fantôme de l'opposition de 2009 à 2013.
Quand Tony Abbott devient Premier ministre après les élections fédérales australiennes de 2013, il nomme Bishop au poste de ministre des Affaires étrangères. Elle est alors la seule femme à siéger au sein du cabinet.
En , elle fait ses débuts en tant que présidente du Conseil de sécurité des Nations unies à New York. Elle conserve ses fonctions lors de la nomination de Malcolm Turnbull au poste de Premier ministre, en 2015.
Le , après le vote d'une motion de défiance contre Turnbull par les parlementaires libéraux, elle se présente à l'élection de son successeur. Elle termine toutefois en troisième position au premier tour de scrutin avec seulement 11 voix sur 85. Dans les jours suivants, des messages révèlent que plusieurs de ses partisans parmi les parlementaires libéraux ont finalement voté pour Scott Morrison dès le premier tour afin d'empêcher la victoire de Peter Dutton, candidat de l'aile plus radicale du parti. Après sa défaite, elle annonce démissionner de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères et ne pas rejoindre le gouvernement Morrison.
En , elle annonce qu'elle ne se présentera pas aux prochaines élections fédérales, mettant donc un terme à sa carrière politique.
Après sa carrière politique, elle est recrutée par la société financière Greensill Capital en tant que conseillère, exerçant dès lors des missions de lobbying auprès de responsables politiques pour un salaire annuel de plus de 600 000 dollars.
En , il est annoncé qu'elle succédera en à Gareth Evans dans le rôle de chancelière de l'université nationale australienne, devenant ainsi la première femme à occuper le poste.
En , elle est nommée par António Guterres comme envoyée spéciale des Nations-Unies pour le Myanmar, une mission qu'elle occupe en parallèle de son rôle universitaire.
Notes et références Références
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