Le ( RA) est une unité d'artillerie de l'Armée de terre française, créée en 1872.

Son héritier est le d'artillerie géographique.

Création et différentes dénominations : formation du 1883 : renommé 1919 : dissolution, fusionne avec le d'artillerie de campagne porté pour former le d'artillerie de campagne porté 1924 : dissolution, devient régiment d'artillerie. Recréé à partir du d'artillerie sous le nom de d'artillerie divisionnaire 1940 : dissolution 1954 : reformation du 1962 : dissolution 1999 : les traditions du régiment sont reprises par le géographique, qui conservait la garde du drapeau du depuis 1966

Colonels et chefs de corps vignette|Le colonel Bérubé en uniforme du vers 1912.

: colonel Jules Léon Gabriel Noury : colonel Jean-Pierre Delatte 1878 : colonel Chaumette 1882 : colonel Debourgues 1888 : colonel Vallantin 1892 : colonel de Mecquenem 1895 : colonel de Lavech-Desfauries 1898 : colonel de Taffart de Saint-Germain ... 1912 : colonel Raoul Bérubé ... 1925 : colonel Eugène Pagézy ...

Historique des garnisons, combats et batailles du

De 1872 à 1914 vignette|Caisson de munitions de du d'artillerie, 1877. Le est formé à Rennes par décret du avec :

2 batteries provenant du , 7 batteries provenant du , 2 batteries provenant du .

En 1873, il reçoit 1 batterie du et cède 1 batterie au et ses 2 batteries à cheval au . À partir de 1873, il est rattaché à la (artillerie du ).

En 1881, la est engagée dans l'expédition de TunisieHistoriques de l'artillerie française, tome I & II, colonels Henri Kauffer et Georges Van den Bogaert, pages 215 à 218

Envoyé au Tonkin en 1885, durant la Guerre franco-chinoise, les éléments du régiment s'illustrent aux combats de Hu-Thuong (), de Tien-La () et de Moha-Luong ().

Première Guerre mondiale

vignette|Uniforme de la Première guerre. En casernement à Vannes. , artillerie du .

Composition : 4 groupes de 12 batteries de 75 (48 canons).

Il participe ensuite à la Première Guerre mondiale dans toutes les grandes opérations ; en Belgique, sur la Marne, en Artois, sur la Somme, en Champagne, au Chemin des Dames, sur l'Aisne, en Alsace, et en Champagne une deuxième fois. Il reçoit deux citations à l'ordre de l'armée et la fourragère de la couleur de la croix de guerre 14-18.

Entre-deux-guerres Le , le régiment est dissous et fusionne avec le d'artillerie de campagne porté () pour former le à Sarrebourg.. Lors de la réorganisation du , le d'artillerie de campagne porté est dissous et forme, avec le , le RALP à Rennes..

Le d'artillerie divisionnaire est recréé à partir du d'artillerie. Il est rattaché au d'armée et détaché à l'armée du Rhin. Le régiment a son dépôt à Luçon puis à Sarrebourg à partir de 1928. Il est en garnison en 1924 à Biebrich, avec un groupe à Schierstein et un autre à Dotzheim. De 1926 à 1929, il a trois groupes à Kastel et deux groupes à Mayence, l'état-major étant installé à Kastel en 1926-1927 puis à Mayence.

À partir de 1930, le régiment revient en France et prend garnison à Belfort puis Chaumont jusqu'en 1939. Il constitue l'artillerie de la d'infanterie.

Seconde Guerre mondiale Il est l'unité d'artillerie de la 13e division d'infanterie avec laquelle il participe à la campagne de France de 1940. Il combat sur la Somme et l'Oise. Il est cité pour une action d'éclat dans les environs de Loury (Loiret). Il est finalement dissout.

De 1945 à nos jours Il est recréé le à Verdun, avec des batteries issues de divers régiments, pour constituer l'artillerie de la d'infanterie. Début août, les , et rejoignent la Tunisie tandis que le reste à Verdun, où il est dissous en .

Le est dissous en Tunisie en et les deux autres groupes deviennent autonomes. Toujours rattachés à la , ils rejoignent l'Algérie en . Le I/ est dissous .

Le rentre en France en pour être dissous au camp de Sissonne. Le , l'étendard du régiment est confié à la garde du groupe géographique.

Traditions et patrimoines

Étendard du régiment vignette|Dessin des inscriptions sur l'étendard du d'artillerie. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes :

Extrême-Orient 1884-1885 Verdun 1916 Noyon 1918 l'Aisne 1918 AFN 1952-1962

Insignes

vignette|Insigne du modèle 1954. Le second insigne du régiment, homologué G.1148 en 1954, présente un écusson rouge aux couleurs du régiment, surmonté d'un lion (référence à Belfort) monté sur deux canons. Il est fabriqué par Drago.

Personnalités ayant servi dans le

Jean-Pierre Delatte (1818-1881), général, chef de corps du régiment en 1873 ; Emmanuel Bondeville (1898-1987), compositeur, au en 1918 ; Gilbert Bugeac (1901-1976), résistant, Compagnon de la Libération, au en 1923 ; Eugène Pagézy (1876-1939), général, chef de corps du régiment en 1925 ; Albert Chavanac (1909-1972), sénateur, Compagnon de la Libération, au en 1930 ; Achille Naftalis (1909-1984), médecin, au en 1939.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

. Historiques de l'artillerie française, tome I & II, colonels Henri Kauffer et Georges Van den Bogaert, imprimerie de L'Ecole d'Application de L'Artillerie- DRAGUIGNAN 1989

Articles connexes Artillerie française pendant la Première Guerre mondiale

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1872 Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la guerre d'Algérie Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1962