Cet article dresse une liste non exhaustive des découvertes des civilisations anciennes.
Liste des découvertes A Acier L'acier a été fabriqué par des Hittites vers le , et par les Chalybes, peuple d'Asie mineure décrit par StrabonStrabon, livre XII,3, chapitre 20, consultable en ligne , qui habitaient une région très riche en mines de fer. En latin, le mot Chalybs signifiait selon Virgile acier, selon Sénèque objet en acierDictionnaire Latin-Français, Gaffiot, Hachette, 2000. Leur procédé, sous sa forme primaire, permettait de produire une masse pâteuse appelée loupe qu'il battaient, puis forgeaient pour obtenir des objets ou des armesLes Hittites inventeurs de l'acier . .
Les Chinois interviennent dans l'histoire de l'acier au selon Robert Temple et apr. J.-CRobert Temple, The Genius of China, , Prion Books, 1986.
B
C Cartographie quantitative Circulation sanguine Combustion spontanée
D Diabète, diagnostic Le diagnostic du diabète remonte à la plus haute antiquité. La maladie a été étudiée et ses soins améliorés par plusieurs civilisations. Aucune controverse n'a eu lieu en l'état actuel des connaissances, sur l'historique du diagnostic du diabète.
En Égypte ancienne
Les médecins égyptiens avait déjà découvert cette maladie à l'époque d'Amenhotep III entre le ( et le avant notre ère (date variable selon les égyptologues)entre 1500 av. J.-C. et 1600 av. J.-C. selon Claire LaLouette, Thèbes ou la naissance d'un empire, Champs Flammarion, 1995 , 419.1390 selon Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Le Livre de poche Références-Arthème Fayard, 1988 , 265.. La maladie est décrite à la section vases d'eau du corps, dans le Papyrus Ebers conservé à Leipzig, rédigé sous le règne d'Amenhoptep III ou (Aménophis III en grec) où se trouve toutes les sources de la médecine égyptienneCité Claire Laouette, Thèbes ou la naissance d'un empire,419-20..
La médecine de la Grèce antique Les médecins grecs de l'école d'Hippocrate de Cos, qui ont donné son nom à la maladie (dia baïno, en grec ancien : δια μπαïvo, ou διαβαïυω (« traverser »)), ont ensuite observé vers le ou le (selon les sources) C'est Praxagoras de Cos 384-322 av.J.-C. disciple d'Hippocrate, qui évoqua pour la première fois la nocivité des humeurs sucréesJ.C Sournia, 65. Dans certains cas les urines n'avaient pas de goût (diabète insipide) dans d'autres les urines étaient sucrées (diabète sucré ou hyperglycémie).Sabatino Moscati, La Médecine grecque, dans l'antiquité, Fernand Nathan, 1975, 71.. Le premier medecin à avoir établi le rapport entre l'excès de sucre et le diabète est Praxagoras de Cos 384-322 av. J.-C. disciple d'Hippocrate de Cos, qui parlait d'humeurs sucréesJean-Charles Sournia, Histoire de la médecine et des médecins, Larousse, 1997, . Claude Galien au premier siècle de notre ère s'opposait à Hippocrate et considérait le diabète comme une maladie rénaleJean-Charles Sournia, Histoire de la médecine et des médecins, 79.
La médecine chinoise ( ap. J-C)
Au ap. J.-C., les Chinois ont fait part de leurs observations et de leur interprétation concernant les urines sucrées et ont proposé un traitement proche des méthodes modernes qui recommandent aux diabétiques de s'abstenir de consommer de l'alcool et de l'amidon.. ( ap. J.-C.). Un des premiers précis médical chinois, le Huangdi Nei Jing, datant du ou du décrit plus précisément cette maladie. Il indique qu'un patient souffrant de diabète a dû avoir pour habitude de manger des aliments sucrés ou trop gras. Il précise qu'une nourriture grasse rend difficile la dispersion de la chaleur interne et que les aliments sucrés augmentent les risques d'obésité et que leur consommation provoque le diabète (hsiao kho)Voir pages 303-309 in Clerks and Craftsmen in China and the West, Joseph Needham, Cambridge University Press, 1970Voir pages 1-3 in Diabetic Neuropathy: Clinical Management, sous la Direction d'Aristidis Veves et Rayaz A. Malik, Humana Press, 2007. Il faut attendre le pour qu'une certaine forme de polyurie soit associée à la présence de glucose dans les urines. Le chinois Chen Chuan (mort en 643 ) utilise le terme hsiao kho ping pour la désigner et distingue trois formes de diabètes. Il note que l'urine de ses patients est sucrée et attire les chiens. Comme traitement, il est recommandé l'abstinence de vin, de sel et de sexeVoir « Records of diseases in Ancient China », Gwei-Djen L. & Joseph Needham, pages 3-16 in American Journal of Chinese Medecine, 1976/4. Avant la fin du de notre ère, un ouvrage, le Hsiao Kho Lun, de Li Hsuan fut uniquement consacré à l'étude du diabèteVoir page 49 in The history of clinical endocrinology: a comprehensive account of endocrinology from the earliest times to present day, Victor Cornelius Medvei, Partenon Pulishing, 1993.
La médecine de l'Inde
À peu près à la même époque, un chirurgien indien Susruta décrit l'urine des patients diabétiques comme mielleuse madhumeha, « qui a le goût du miel » et qui attire les fourmis. Il précise que les plus touchés par ce mal sont les gens âgés ou souffrant de surpoids, ainsi que les maigres ayant une faible espérance de vieVoir page 6 in Handbook of diabetes, Gareth Williams & John C. Pickup, Blackwell, 2004.
La médecine persanne
Plus tard, le philosophe et médecin persan Ibn Sīnā, connu en Occident sous le nom d'Avicenne (980–1037) décrira, dans le Qanûn, les complications du diabète (gangrène et dysfonctionnement sexuel.
E Endocrinologie Énergie hydraulique
F Ferronnerie Fractions décimales
G Gaz naturel, extraction et utilisation H Hormones thyroïdiennes, usage
I Imprimerie
Les premières traces de papier imprimé retrouvées sont celles des dhāranī, en langue chinoise, de l'impératrice Shōtoku au Japon, datant du apr. J.-C.. L'impression de ces premiers textes est généralement considérée comme relevant de l'influence chinoise, très forte en cette époque de pénétration de la culture et du bouddhisme chinois au Japon« (770 AD) The earliest instance of text printing paper, the million printed dharani of the Empress Shotoku. The paper was made from hemp and the blocks used in the printing may have been of wood, metal, stone, or porcelain. A number of the dharani are still extant, but no printing block used in this work have been found. While the work was actually executed in Japan, it was accomplished under Chinese in fluence and therefore this earliest of all text printing upon paper should be regarded as almost purely of Chinese origin. » Voir page 469 in Papermaking: the history and technique of an ancient craft, Dard Hunter, Dover Publication Inc., 1970Voir « Japanese book production (History) » pages 262-263 in Encyclopedia of library and information science, Volume 13, sous la direction de Allen Kent, Harold Lancour et Jay E. Daily, Marcel Dekker Inc., 1975.
J le jus d'orange
K
L Lutte biologique ( ap. J.-C.)
M Mouvement d'inertie
N Nombres négatifs
O Ondes stationnaires
P Pétrole
Les Mésopotamiens connaissaient les produits pétroliers de surface (naphte et bitume), qu'ils utilisaient plus de avant notre ère, comme mortier de construction ou pour assurer l'étanchéité des naviresVoir page 122 in Histoire générale des techniques – Volume 1, sous la direction de Maurice Daumas, PUF – Quadrige, 1996. Mais
Plus tard, les chinois découvrirent une technique de forage plus perfectionnée. Au av. J.-C. grâce à leur technique de forage de puits, ils ont amélioré l'extraction et l'utilisation du pétrole et du gaz naturel comme sources de chaleur et d'énergie. Le pétrole et le gaz étaient alors acheminés via des pipe-lines en bambous voire en bronzeVoir pages 78-80 et 89-92,The Genius of China, Robert Temple, Prion Books, 1986Voir la préface page ix in Engineering geology for underground rocks, Suping Peng & Jincai Zhang, Springer 2007. Pi thumb|right|175px|Archimède par Domenico Fetti (en grec : π et en mathématiques : Π - majuscule grecque)
Les Égyptiens, (Mathématiques dans l'Égypte antique) dans leur système numérique, utilisaient déjà un signe à jambes (deux à gauche, deux à droite) près de Avant eux, les Babyloniens auraient inventé un signe qui pourrait (conditionnel) être confondu avec pi, bien qu'il n'en ait aucunement la formeChronologie de Pi dans l'antiquité. C'est dans le papyrus Rhind qu'on trouve des calculs égyptiens équivalents à Pi.. Les Chinois auraient attribué, vers le la valeur 3 au nombre π.
Anaxagore de Clazomènes, qui aurait bénéficié des études qu'Hérodote avait faites sur les inscriptions de certaines pyramides, aurait abordé le calcul de π. C'est la fonction la plus connue de π.
Ce symbole, seizième lettre de l'alphabet grec, dérivée du phénicien pê désigne également en chimie une combinaison moléculaire. En mathématiques, la majuscule Π désigne un produit d'un nombre fini ou infini de termes indexés par i, et en physique, π est synonyme de pion, particule fondamentale, le plus léger des mésonsEncyclopédie Larousse en dix volumes, Paris, 1984, vol.VIII, 8106.
À la suite d'Archimède, pendant plusieurs siècles, les mathématiciens appliqueront sa méthode Mais ils proposent des améliorationsHistorique des découvreurs des décimales de π . Notamment l'indien Âryabhata au apr. J.-C, propose quatre décimales de π, puis le chinois Tsu Chung Chih proposé six décimales de πAryabhata et les décimales de Pi. Ensuite le Perse Al Kashi, dans le système sexagésimal, apporte 14 décimales en 1429le Pi d'Al KashiPierre Eymard, Jean-Pierre Lafon, « Autour du Nombre π », Hermann, Paris, 1999, réédition 2005, (précisions sur les pages à venir). Phryctorie
Système de sémaphore au moyen de torches utilisé dans la Grèce antique.
Q
R right|100px|thumb|Le triangle de Jia Xian, Racine (mathématiques) Récupération d'objets immergés (force portante Rémanence magnétique et induction Rythme circadien du corps
S
T Triangle de Pascal ( ap. J.-C., appelé « Triangle de Yang Hui » en Chine)
U
V thumb|100px|Shen Kuo, inventeur du concept de vrai Nord. Vent solaire, Vrai Nord, concept ( apr. J.-C. par Shen Kuo)
W
X
Y
Z Zéro dans le système décimal
La découverte et l'utilisation du zéro dans le système décimal est l'objet d'une découverte progressive effectuée par plusieurs civilisations. Le Zéro Maya
La découverte du zéro par les Mayas qui serait parmi les plus anciennes et remonterait à près de Le zéro avait alors la forme d'un escargot. C'était en effet une sorte de coquillageRaphaël Girard, Le Popol-Vuh, histoire culturelle des Mayas-Quiché, Paris, 1954, réédition Payot, 1972 et 1976 318.
Le Zéro babylonien et le Zéro indien
Les dates sont précisées par Jean Filliozat et Louis Renou qui indiquent : « C'est en Inde qu'est apparu pour la première fois le zéro dans les chiffres sanskrits dont plusieurs systèmes ont été utilisés pour le calcul et pour la numérotation(...) Le plus ancien remonte à 499 apr. J.-C. avec les travaux de Âryabhata, au second chapitre de son traité d'astrologie et de mathématiques.(...) Un autre système de la même époque consistait à remplacer les chiffres d'un nombre par des mots, les Sankhyâ ou Sâmkhya, mot féminin, signifiant énumération. Le zéro représentant la notion d'infini (Ananta) était alors symbolisé par des mots évoquant l'espace-cielL'Inde Classique, Manuel d'Études indiennes, en 2 vol. Paris-Hanoï, 1953, réédition Paris 2000, éditions Maisonneuve, tome II, ch. IX : les sciences, 708-709 . » Brahmagupta, un autre mathématicien indien, est signalé comme employant le zéro dans ses calculs dès le ap. J.-CKim Plofker, « Mathematics in India, The Mathematics of Egypt, Mesopotamia, China, India, and Islam », Princeton University Press, 2007, 430–434 .
Le Zéro chinois