Hannelore Kraft, née Külzhammer le à Mülheim an der Ruhr, est une femme politique allemande membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).
Banquière de formation, elle rejoint le SPD au milieu des années 1990 et se fait élire en députée au Landtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Elle devient ministre des Affaires fédérales en , puis ministre de la Science l'année qui suit.
Elle est nommée présidente du groupe parlementaire social-démocrate en , présidente régionale du parti en et enfin vice-présidente fédérale en .
Après les élections régionales de , elle forme une coalition rouge-verte minoritaire avec le soutien sans participation de Die Linke. Le résultat des élections anticipées de lui permet de constituer un gouvernement majoritaire avec les écologistes. Sa défaite, inattendue, aux élections de l'amène à se retirer de la vie politique.
Biographie Jeunesse Après avoir obtenu son baccalauréat en , elle suit une formation de dans le secteur bancaire. Elle intègre en l'université de Duisbourg et Essen, où elle étudie les sciences économiques.
Entre et , elle suit son cursus au King's College de Londres. Elle effectue ensuite des stages à la Banque populaire de Tours et à la banque PROGNOS AG à Bâle, en Suisse. Elle est diplômée en .
Débuts professionnels et politiques Dès ses études terminées, elle est recrutée par le centre de l'innovation et de la technologie (ZENIT) de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans sa ville natale. Elle adhère en au , puis à IG Metall en .
Au sein de ZENIT, elle est à la fois chef de projet et de l'Euro Info Centres, organisme issu d'un réseau de la Commission européenne pour le conseil aux petites et moyennes entreprises.
Elle est nommée en au comité directeur de la section du centre-ville de Mülheim du Parti social-démocrate.
Députée, puis ministre Au cours des élections législatives régionales du , elle est élue à députée de la au Landtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Le , Hannelore Kraft est nommée ministre des Affaires fédérales et européennes du second cabinet de coalition rouge-verte du ministre-président social-démocrate Wolfgang Clement. Elle devient ministre de la Science et de la Recherche le , dans le cabinet formé par Peer Steinbrück, successeur de Clement.
Elle entre en au comité directeur du SPD du Land.
Figure de l'opposition Réélue députée avec 45 % des voix dans le , elle démissionne du gouvernement régional le , avant la fin de son mandat, pour prendre la présidence du groupe parlementaire social-démocrate, qui se trouve renvoyé dans l'opposition pour la première fois depuis . En suivant, elle est élue membre de la présidence fédérale du Parti social-démocrate, au cours du fédéral de Karlsruhe.
Après que Jochen Dieckmann a décidé de se retirer de la vie politique, elle devient le présidente du Parti social-démocrate de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Lors du fédéral de , elle est nommée vice-présidente fédérale du SPD, sous la présidence de Sigmar Gabriel.
Ministre-présidente de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Élections de 2010 Chef de file () du SPD aux élections législatives régionales du , sa popularité égale, en fin de campagne, celle de son concurrent Jürgen Rüttgers, avec environ 40 % d'opinions favorables chacun, alors que le rapport était de 54 % à 19 % en .
Le jour du scrutin, le Parti social-démocrate totalise 34,5 % des voix, contre 34,6 % à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU). C'est un recul de 2,6 points par rapport à . Les 12,1 % de l'Alliance 90 / Les Verts (Grünen) ne lui permettent toutefois pas de former une majoritaire : les deux partis disposent de seulement sur 181.
Elle revendique cependant le poste de ministre-présidente, déclarant que .
Négociations et discussions Peu après, elle entame des entretiens exploratoires avec les Grünen tout en faisant savoir qu'elle n'est pas hostile à la création d'une incluant également le Parti libéral-démocrate (FDP) Kraft veut également négocier avec le FDP, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le , ce que ces derniers écartent peu après Le FDP rejette une alliance avec les rouges-verts, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le .
Elle tente alors d'ouvrir des négociations avec Die Linke, mais les entretiens exploratoires menés le aboutissent à un échec. À sa sortie des négociations, elle déclare qu'une n'aurait aucun sens Les entretiens exploratoires ont échoué, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Face à ce blocage, elle contacte la CDU en vue d'explorer la possible formation d'une tout en n'excluant pas de nouvelles élections au Kraft n'exclut pas de nouvelles élections, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Ces entretiens débutent environ une semaine plus tard Entretiens exploratoires noirs-rouge en NRW : sans geste de méfiance - mais avec Rüttgers, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le .
Le , le président fédéral du FDP et vice-chancelier Guido Westerwelle dit ne plus s'opposer à une coalition en feu tricolore Westerwelle fait connaître sa bonne volonté à propos d'une coalition en feu tricolore, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le , une position soutenue plus tard par le comité directeur régional du FDP Le comité directeur régional du FDP ouvert à des négociations pour une coalition en feu tricolore, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Les perspectives d'une alliance entre le SPD et la CDU s'éloignant, elle annonce le sa volonté de reprendre les discussions avec les écologistes et les libéraux Une grande coalition peu probable, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le .
Ces discussions échouent le « Les plus heureuses funérailles que je n'ai jamais connues », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le , et elle fait savoir dans le même temps qu'elle refuse de s'allier avec les chrétiens-démocrates. Elle tentera donc de former un gouvernement minoritaire aux côtés de l'Alliance 90 / Les Verts Le SPD ne veut pas d'une grande coalition avec la CDU, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Cette volonté est accueillie favorablement par Die Linke, qui dit vouloir soutenir un gouvernement minoritaire, selon le , afin d'envisager une participation au gouvernement dans l'avenir Le Parti de gauche veut soutenir un gouvernement minoritaire, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . L'accord de coalition est présenté le Les rouges-verts présentent leur accord de coalition, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le .
Premier mandat
thumb|Kraft et la vice-ministre-présidente, Sylvia Löhrmann, en . Le , au cours de la session inaugurale du Landtag Ordre du jour de la troisième séance plénière du Landtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, site du Landtag, le , Hannelore Kraft est investie à ministre-présidente de Rhénanie-du-Nord-Westphalie au second tour par pour, grâce à l'abstention de Die Linke Hannelore Kraft élue ministre-présidente, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Elle est la première femme à prendre la tête de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et c'est la première fois depuis que le provoque une alternance.
Le début de son mandat est marqué par la tragédie de la Love Parade de Duisbourg le , au cours de laquelle trouvent la mort dans un mouvement de foule. Lors du service religieux le , elle déclare que , se demandant qui devait être accusé alors qu'organisateurs et autorités municipales se renvoient la responsabilité de l'accident.
À compter du , elle prend, en sa qualité de chef de gouvernement régional, la présidence tournante du Conseil fédéral pour un an, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste depuis .
Élections de 2012 Le , la Cour constitutionnelle du Land, saisie par la et le , bloque l'application de la loi de finances rectificative pour , à cause d'un endettement public trop important et reporte son verdict définitif au . Après que les deux partis d'opposition ont annoncé plus tard leur volonté de soumettre le budget pour au contrôle de la Cour, la coalition au pouvoir menace de convoquer des élections anticipées « Teuer ist gerade günstig », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Au jour prévu, la haute juridiction annule définitivement le budget régional La Cour constitutionnelle invalide le budget rouge-vert, Frankfurter Allgemeine Zeitung, le .
À la suite d'un nouvel échec budgétaire au Landtag le , Kraft annonce que des élections législatives régionales anticipées sont convoquées pour le suivant. Elle se trouve alors opposée au ministre fédéral de l'Environnement, Norbert Röttgen, de la CDU « Neuwahl in Nordrhein-Westfalen », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Elle l'emporte facilement, avec 39 % des voix et sur 237, tandis que les Grünen obtiennent 11 % et . Ce résultat leur accorde un total de sur 237, la CDU se contentant de 26 % des voix et .
Second mandat
Hannelore Kraft est investie pour un second mandat le suivant par sur 237. Elle bénéficie donc de supplémentaires que le total de sa propre majorité « Hannelore Kraft im ersten Wahlgang wiedergewählt », Frankfurter Allgemeine Zeitung, le . Elle présente son second cabinet régional dès le lendemain.
L'échec des élections de 2017 Alors que le domine la dans les sondages pour les élections législatives régionales du , l'Union chrétienne-démocrate réalise une remontée une semaine avant la tenue du scrutin. Au soir du vote, le Parti social-démocrate termine en deuxième position avec et de retard sur les chrétiens-démocrates. Leur chef de file Armin Laschet étant en mesure de former une majoritaire avec le , elle renonce à ses fonctions de présidente du parti dans le Land et vice-présidente fédérale.
Notes et références
Annexes Articles connexes Cabinet Clement ; Cabinet Steinbrück Cabinet Kraft et Liste de dirigeantes politiques
Liens externes
Fiche de députée sur le site du Landtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Biographie sur le site du SPD de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Biographie sur le site du SPD fédéral
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