Le Régiment d'artillerie légère du Canada ( RALC) est un régiment d'artillerie de la Force régulière des Forces armées canadiennes. Il est stationné sur la base des Forces canadiennes Valcartier au Québec et fait partie du Groupe-brigade mécanisé du Canada au sein de la Division du Canada.

Rôle et organisation vignette|gauche|upright=0.75|alt=Insigne distinctif de la Division du Canada|Insigne distinctif de la Division du Canada Le rôle du Régiment d'artillerie légère du Canada est de fournir les ressources d'appui feu au Groupe-brigade mécanisé du Canada. Il s'agit d'un régiment de la Force régulière qui fait partie de la Division du Canada. Il est stationné sur la base des Forces canadiennes Valcartier au Québec. Le régiment comprend deux batteries de M777, canons de et une batterie d'acquisition d'objectif. Il comprend également des ressources d'appui aérien avancé, de centre de coordination des feux d'appui et d'acquisition d'objectif. Le régiment compte cinq batteries autorisées désignées par les lettres 《X》, 《Q》, 《R》, 《V》 et 《CS》..

Histoire de l'artillerie à Québec En 1775, dans la foulée de l'invasion américaine, une compagnie d'artilleurs au sein de la Milice canadienne a été levée à Québec pour appuyer le Royal Regiment of Artillery de l'Armée britannique. Il s'agit de la première unité d'artillerie canadienne levée à Québec depuis la Conquête britannique en 1763. Lors de la guerre de 1812, des unités d'artillerie furent également levées à Québec pour appuyer les détachements de la Royal Marine Artillery et des Royal Artillery Drivers venus du Royaume-Uni..

Le , le gouvernement canadien autorisa la création d'un bataillon d'artillerie à Québec à la suite de la construction de la Citadelle de Québec sous le commandement du lieutenant-colonel F.X. Perrault. Dans la foulée des rébellions de 1837, les Britanniques augmentèrent leur effectif d'artilleurs au Canada, mais leurs nombres à Québec demeura le même ; ce qui poussa le lieutenant-colonel Stephen Kirby de l'Artillerie royale britannique à demander l'autorisation de lever trois compagnies de volontaires à Québec. C'est ainsi que la Royal Quebec Volunteer Artillery a été créée. On considère qu'elle est la descendante du bataillon levé en 1830 et une contributrice à la formation de l'artillerie permanente canadienne en 1871.

Dans les années 1850, la guerre de Crimée poussa les Britanniques à retirer leurs troupes du Canada forçant le gouvernement canadien à se doter de forces militaires. Ce qu'il fit en 1855 par la mise sur pied d'une Milice active permanente composée de . De ces dernières, quatre étaient francophones dont la batterie d'artillerie de campagne levée à Québec le avec un effectif de quatre officiers et . À partir de 1895, elle fut connue en tant que la « ». En 1955, elle fut renommée en « 57th Locating Battery ». Lors d'une réorganisation de la Milice canadienne en 1965, elle fut réduite à un effectif nul. À partir de 1869, Québec avait également quatre batteries d'artillerie de garnison comprenant au total et .

En 1871, les Britanniques retirèrent définitivement leurs troupes militaires du Canada, à l'exception de Halifax, et cédèrent leurs fortifications et casernes au gouvernement du Canada. Ce dernier créa alors deux batteries d'artillerie : la Batterie « A » à Kingston et la Batterie « B » à Québec. Cette dernière fut formée à partir de volontaires de la Milice canadienne et de membres de l'Artillerie royale britannique. D'ailleurs, son premier commandant fut le lieutenant-colonel Thomas Bland Strange, un officier de l'Artillerie royale britannique ayant combattu en Inde et servi en Angleterre, en Irlande, à Gibraltar et aux Antilles avant d'arriver à Québec et qui parlait français. La Batterie « B » était responsable des fortifications de Québec, de Lévis et de l'île Sainte-Hélène et avait un effectif initial de six officiers et . Afin d'atteindre cet effectif et de l'équiper, il a été nécessaire de cannibaliser les unités d'artillerie de la Milice canadienne. Seules les batteries de Québec et de la Beauce ont subsisté jusqu'à ce que la situation se rétablisse graduellement jusqu'en 1878. À cette époque, la Batterie de campagne de Québec comptait quatre officiers et tandis que la Batterie n 1 d'artillerie de place de Québec avait deux officiers et . La Batterie « B » resta à Québec jusqu'en 1880 lorsqu'elle échangea de place avec la Batterie « A » de Kingston jusqu'en 1885..

En 1883, le gouvernement canadien adopta la Loi de la milice qui autorisa, entre autres, la levée d'une troisième batterie pour la Colombie-Britannique. Ainsi, les trois batteries furent regroupées pour former une brigade qui donna naissance au Regiment of Canadian Artillery (le « Régiment de l'artillerie canadienne »). Lors de la rébellion du Nord-Ouest, les batteries « A » et « B » furent placées sous le commandement du lieutenant-colonel Montizambert. La Batterie « A » prit part aux batailles de la Coulée des Tourond et de Batoche tandis que la Batterie « B » participa à la bataille de Cut Knife. À la fin des hostilités, la Batterie « B » revint à Québec.

Au début des années 1890, le nouveau commandant de la Milice canadienne, le major-général Ivor Herbert remplaçant le major-général Frederick Middleton a entrepris une réorganisation importante des forces militaires canadiennes. Ainsi, en 1893, l'artillerie permanente fut réorganisée. Jusque-là, les batteries « A » et « B » comprenaient chacune deux sections : une pour l'artillerie de campagne et une pour l'artillerie de garnison. Le , elles devinrent strictement des batteries d'artillerie de campagne et restèrent respectivement à Kingston et à Québec. Par la même occasion, deux compagnies d'artillerie de garnison furent créées à partir de ressources existantes. Elles furent nommées n 1 et n 2 et toutes deux stationnées à Québec. Ainsi, l'effectif total autorisé d'artilleurs à Québec et à Lévis étaient de .

La seconde guerre des Boers en Afrique du Sud déclenchée en 1899 fut le premier déploiement outremer des forces militaires canadiennes.. Au sein du second contingent canadien, il y avait une brigade d'artillerie formée de trois batteries nommées « C », « D » et « E ». Les deux premières recrutèrent presque exclusivement en Ontario tandis que la Batterie « E » recruta principalement à Québec et à Montréal. Elles participèrent à différentes batailles au cours du conflit.

En 1899, le (le « RÉgiment d'artillerie de garnison de Québec et de Lévis ») a été formé en regroupant les batteries d'artillerie de garnison de Québec et de Lévis.. Le , les deux batteries d'artillerie de campagne permanentes furent regroupées à Kingston pour former une nouvelle brigade. En 1905, celle-ci fut renommée en « Royal Canadian Horse Artillery » (RCHA) puisqu'elle servait principalement à appuyer la cavalerie.

En 1911, la batterie d'artillerie de garnison de Québec et de Lévis devint le , (le « (Québec et Lévis) Régiment côtier, »). Au cours de la Première Guerre mondiale, de 1914 à 1918, il servit à assurer la défense côtière du fleuve Saint-Laurent en aval de Québec. Les batteries de l'unité étaient alors équipées de canons à tir rapide et stationnées à la pointe de la Martinière, à Beaumont et à Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans. En 1925, elles furent équipées de pièces d'artillerie lourdes et devinrent les , et batterie de la , CA (la « (Québec et Lévis) Brigade côtière, AC »). En 1936, l'unité redevint mobile et fut renommée en « » (« (Québec et Lévis) Brigade moyenne »).

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les trois batteries furent mobilisées. La batterie, qui était stationnée à Québec, fut mobilisée dès le début du conflit et se rendit en Europe en tant que composante du 1st Anti-Tank Regiment, RCA à la fin de l'année 1939. La batterie fut mobilisée le et servit à la défense du port de Québec. Finalement, la batterie fut mobilisée en 1941 et, au départ, elle devait faire partie des unités qui formèrent le Régiment d'artillerie de campagne qui était entièrement francophone avec deux autres batteries de Coaticook et de Montréal, mais elle fut plutôt envoyée en Europe, avec la batterie de Montréal, au sein du Régiment d'artillerie moyenne le à partir de Halifax. Elle servit en Europe à partir du après s'être entraînée en Angleterre jusqu'au tir de son dernier obus le . Le régiment retourna au Canada en et fut dissous. Il s'agit de l'unique régiment d'artillerie canadien-français à avoir servi outremer.

Le

Création du régiment Après la Seconde Guerre mondiale, l'effectif militaire du Canada fut grandement réduit et l'artillerie régulière comprenait, en 1946, un seul régiment, le 71st Regiment, RCHA. Au début des années 1950, en pleine guerre froide, trois autres régiments furent ajoutés. Dans les années 1950 et 1960, la présence francophone au sein des Forces canadiennes était très faible. Afin de pallier ce fait, en 1968, il fut proposé de créer des unités francophones, incluant le Régiment d'artillerie légère du Canada. Ce dernier fut officiellement approuvé le .. Le , il fut assigné au Groupement de combat. Bien qu'il fût associé au Royal Canadian Horse Artillery (RCHA) dès sa formation, un ordre général émis le le confirma, lui donnant ainsi préséance sur les autres unités de son groupement de combat.

Les Batteries « X » et « Q » furent respectivement organisées à partir du personnel du et RCHA. Le premier obus de fut tiré le . Le , le régiment reçut ses nouvelles couleurs régimentaires, ce qui confirma sa place au sein de l'Armée canadienne.

Les obusiers du régiment Pendant cette même année, le régiment remplaça le C1 par le L5 d'origine italienne. Cependant, le C1 reprit graduellement du service entre la fin des années 1970 et le début des années 1980 au sein du régiment. À partir du , le régiment devint entièrement mécanisé grâce à de nouveaux équipements, soit le M109 A3, des M113, M548, M577 et M578. Il reçoit des obusiers LG1 Mark II dont 28 ont été livrés au Canada entre 1996 et . Le régiment est maintenant doté des obusiers M777 howitzer qu'il a utilisé en Afghanistan.

vignette|gauche|upright=1|Obusier M109A3 vignette|droite|upright=1|Obusier M777 canadien en Afghanistan vignette|centre|upright=1|Obusier LG1 Mark II

Création des batteries additionnelles Trois batteries additionnelles furent ajoutées au régiment au courant des années. La Batterie « V » fut créé en 1977 comme une batterie de défense aérienne pour la Brigade et la source de personnel pour la batterie à Lahr en Allemagne; elle a servi jusqu'en 1989 quand elle a du fournir un nombre significatif à la Castonguay, et 58.. La Batterie « R » a été établie en 1984 afin de fournir une troisième batterie de campagneCastonguay, à 63.. La Batterie de commandement et service (C&S) fut créée, elle aussi, en 1984 afin de mieux organiser les troupes de service et de soutien du régimentCastonguay, à 65.. Après avoir été déactivée en 1989, réactivée en 1991 pour être désactivée peu de temps après, la Batterie « V » fut réactivée de nouveau le afin de fournir une batterie de surveillance et d'acquisition d'objectif pour le régiment pendant que les Batteries « X » et « R » fournissent des obusiers et la Batterie « V » encadre tous les équipes d'OOA régimentaireCanadian Gunner/L'Arilleur Canadian 2010, p. 27.

Les opérations Trente-neuf ans après sa formation le régiment a envoyé des contingents au combat pour la première fois; la Troupe « B » de la Batterie « X » a tiré des obus explosifs à Kandahar en Afghanistan le Canadian Gunner/L'Artilleur Canadien 2007, p. 13 . Le régiment a envoyé des contingents à Kandahar encore en 2009 et 2010 Canadian Gunner/L'Artilleur Canadian 2009 et 2010.

Avant ces premières missions de combat,