L'appel d'Heidelberg est un texte composé par Michel Salomon, s'attachant à dénoncer ..

Publié pour influencer la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement en 1992 (sommet de la Terre de Rio de Janeiro), il a été signé par de nombreux scientifiques. Les signataires disent partager les objectifs du sommet, mais mettent en garde les gouvernements et les autorités responsables de la gestion de la planète contre la prise de décisions qui ne seraient étayées que par des arguments pseudo-scientifiques ou des données fausses et non pertinentes. Parmi les signataires et soutiens figurent environ et universitaires, dont 72 récipiendaires du prix Nobel...

Il s'agit en réalité d'une initiative des lobbies du tabac et de l'amiante, qui vise à contrer les discours écologistes.

L'appel Publié la veille de l'ouverture de la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement de 1992., l'appel d'Heidelberg est un court texte d'une dizaine de phrases qui plaide pour une écologie scientifique dans laquelle , et défendent l'idée d'une . Il a été rédigé à l'issue d'un colloque qui s'est tenu à Heidelberg en ., et se termine par la conclusion suivante :

Selon l'historien François Jarrige, l'appel, , . Citant Les Marchands de doute de Naomi Oreskes et Erik M. Conway, François Jarrige inscrit l'appel dans le contexte de méfiance, à la fin des années 1980, d'un certain nombre de scientifiques, industriels et politiques américains à l'égard des mouvements écologistes, qu'ils perçoivent comme des obscurantistes menaçant la liberté et le progrès technique..

Critiques Un mémo de Philip Morris de attribue l'initiative de l'appel à l'industrie de l'amiante, rejointe plus tard par celle du tabac ; selon ce mémo, la coalition de scientifiques est devenue ensuite un large mouvement indépendant en moins d'un an...

Le cabinet de conseil « Communications économiques et sociales » (CES), , reconnaît être à l'origine de cet appel, mais nie avoir été mandaté pour cela par des industries ou entreprises et affirme qu'il s'est agi d'une initiative bénévole après des contacts avec l'Académie des sciences. À la suite de cet appel, le CES crée le « Centre international pour une écologie scientifique » en 1992. Cette association est dirigée par Michel Salomon, .

La plupart des signataires ont adhéré à l'appel d'Heidelberg , sans connaître les liens des initiateurs du texte avec l'industrie de l'amiante... En 2002, plusieurs des signataires de l'appel d'Heidelberg affirment au journal Libération qu'ils ne renient pas le texte signé dix ans plus tôt, même si certains d'entre eux y apporteraient des nuances.. Au contraire, Erwin Neher, prix Nobel de physiologie ou médecine, estime avoir été « dupé » par ce qu'il considère comme une « manipulation » et une « tromperie », reportage de Franck Cuvelier et Pascal Vasselin, à ; ..

Notes et références

Articles connexes Protocole de Kyoto Heidelberg Appeal Nederland Agnotologie

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