Le réseau d' dessert les 32 communes de Montpellier Méditerranée Métropole, dans le département français de l'Hérault en région Occitanie, soit un territoire de plus de .
Il est exploité par la société publique locale chargée d'exploiter les Transports de l'agglomération de Montpellier (TaM), portant le même nom que son exploitant. Il s'articule autour de 14 lignes desservant Montpellier, majoritairement en reliant les quartiers excentrés aux stations de tramway et de Bustram et 23 lignes suburbaines, dont cinq exploitées totalement ou partiellement sur réservation, reliant les communes périphériques aux stations de tramway et de Bustram situées aux portes de Montpellier. Seules trois lignes de bus desservent la gare de Montpellier-Saint-Roch en complément du tramway.
Apparus en 1930, les autobus ont progressivement supplanté l'ancien tramway, supprimé en 1949. Longtemps cantonné à Montpellier et Castelnau-le-Lez, le réseau de bus s'étend progressivement dans les années 1980 sous l'impulsion de Montpellier District, ancêtre de Montpellier Méditerranée Métropole. Depuis 2000 il s'articule autour du tramway de Montpellier dont la mise en service progressive des lignes a engendré la réorganisation du réseau de bus.
Historique
Les premiers autobus La ville de Montpellier fait face dans l'entre-deux-guerres au développement de quartiers pavillonnaires ouvriers comme aux Aubes ou à la Pompignane.. En , elle étudie la création de lignes d'autobus complémentaires au tramway et retient la proposition de la ligne en forme de huit du Central Garage. Cette dernière jette l'éponge en et la ville confie à l'exploitant du tramway, la Compagnie des tramways électriques de Montpellier, l'exploitation de deux lignes de bus par une convention signée le :
A : Les Aubes ↔ La Soufrière B : La Pompignane ↔ Maison de l'Agriculture
La ligne A est remplacée par une ligne desservant le Plan des Quatre seigneurs le . Expirant au , la convention est prolongée jusqu'au et l'exploitant obtient un monopole sur les bus. En 1936, un premier service de ramassage scolaire est lancé.
La Compagnie des tramways électriques de Montpellier ne renouvelle pas sa convention avec la ville, cette dernière choisit l'entreprise de Monsieur Benavenq le pour exploiter le réseau de bus.
L'entreprise de Monsieur Benavenq, qui avait cessé l'exploitation entre le et le , est remplacée par l'entreprise de Monsieur Apure le , mais ce dernier n'exploitera que le réseau d'autobus durant et , car le , un arrêté préfectoral suspend tous les transports urbains.
Il se compose de trois lignes : Comédie ↔ Plan des 4 seigneurs Comédie ↔ La Pompignane Comédie ↔ Maison de l'Agriculture
La ligne du Plan des 4 Seigneurs est relancée en avec un service très réduit et des bus au gazogène en raison des nombreuses restrictions causées par la Seconde Guerre mondiale.
L'après-tramway Dès 1946, la ville évalue la suite à donner au réseau de tramway..
Le , la gestion du réseau est confiée à la Régie municipale des transports, en remplacement de la Compagnie des tramways électriques de Montpellier à l'issue de sa concession. Le conseil municipal acte la fin du tramway et la ligne Font d'Aurelle - Octroi de Palavas est ainsi exploitée en autobus le et prolongée au rond-point des Moulins. Le les bus remplacent les tramways sur la ligne Saint-Éloi - Champ de Manœuvres puis sur la ligne Comédie - Celleneuve le . Le , c'est au tour de la et dernière ligne, Comédie - Castelnau-le-Lez, de troquer ses tramways au profit des autobus ; elle fusionne ensuite avec celle de Celleneuve. En une ligne est ouverte entre la gare et la clinique Laennec, la ligne 4 est amputée de son tronçon Gare - Pont-Juvénal et deux nouvelles lignes (École d'agriculture - Rimbaud et Figuerolles - Pompignane) voient le jour. Le réseau est ensuite simplifié en 1962.
+ Évolution du réseau de 1950 à 1967 1950 1956 1962 1964 1965 et 1966 1967 1 : Font d'Aurelle - Rond-point des Moulins 2 : Chemin de Celleneuve à Lattes - Saint-Éloi 3 : Castelnau - Celleneuve 4 : Pont-Juvénal - Plan des 4 Seigneurs A : Castelnau-le-Lez – Celleneuve B : Saint-Éloi – Croix d'Argent C : Font d'Aurelle – Rond-point des Moulins D : Plan des 4 Seigneurs – Gare E : Clinique Laennec - Gare F : Rimbaud – École d'Agriculture G : Pompignane – Figuerolles H : Services spéciaux A : Rond-point des Moulins - École d'Agriculture B : Font d'Aurelle - Croix d'Argent C : Castelnau - Celleneuve D : Plan des 4 Seigneurs - Rimbaud E : Pompignane - Gare F : Gare - Figuerolles A : Zone industrielle - École d'Agriculture B : Font d'Aurelle - Croix d'Argent C : Castelnau - Celleneuve D : Plan des 4 Seigneurs - Comédie E : Pompignane - Gare F : Gare - Figuerolles G : Gare - Rimbaud A : École d'Agriculture ↔ Zone industrielle B : Font d'Aurelle ↔ Croix d'Argent C : Comédie ↔ Castelnau-le-Lez D : Comédie ↔ Lycée Agricole E : Comédie ↔ Pompignane F : Comédie ↔ Notre-Dame-de-la-Paix G : Comédie ↔ Rimbaud H : Comédie ↔ Plan des 4 Seigneurs J : Comédie ↔ Celleneuve K : Comédie ↔ Lemasson L : Gare ↔ Saint-Lazare (ouverte en 1966) 1 : Comédie ↔ Celleneuve (ex-J) 2 : Font d'Aurelle ↔ Croix d'Argent (ex-B) 3 : École d'Agriculture ↔ Zone industrielle (ex-A) 4 : Gare ↔ Castelnau-le-Lez (ex-C) 5 : Gare ↔ Vert-Bois (ex-D) 6 : Gare ↔ Lycée Agricole (ex-H) 7 : Rimbaud ↔ Notre-Dame-de-la-Paix (ex-F et G) 8 : Saint-Lazare ↔ Lemasson (ex-K et L) 9 : Comédie ↔ Pompignane (ex-E) 10 : Plan Cabanes ↔ La Paillade Transversale Tour de ville
En 1966, la ligne L reliant la gare au quartier Saint-Lazare reprend la desserte des Beaux-Arts à la ligne C, la ligne H est prolongée au lycée agricole à la place de la ligne D qui dessert le zoo de Lunaret et Vert-Bois et les lignes « transversales », entre Plan Cabanes et les universités et la ligne de minibus expérimentale « tour de ville ».
En , le réseau s'étend à la ZUP de La Paillade nouvellement construite via une ligne au départ de Plan Cabanes et, en , les lignes sont renommées avec des chiffres selon leur importance, sauf pour les lignes F et G qui fusionnent pour devenir la ligne 7.
La ville se développe Le , le conseil municipal décide de remettre en concession le réseau au suivant, une entreprise privée reprend ainsi l'exploitation et les moyens humains et matériels. : la Compagnie des transports de Montpellier (CTM). Les lignes Transversale et Tour de ville sont supprimées en 1969, faute de fréquentation. Entre 1970 et 1973, le réseau continue de s'adapter au développement de la ville, la ligne 1 est notamment prolongée à La Paillade et la ligne 3 au quartier des Cévennes. L'année 1973 voit la diamétralisation d'un maximum de lignes afin de réduire le nombre de lignes faisant leur terminus en ville.
Une navette entre la place de la Comédie et le Polygone est testée sans succès à l'ouverture du centre commercial en 1975. En 1976, la ligne 2 est à son tour prolongée à La Paillade tandis qu'une ligne 10, en minibus, relie Celleneuve et Saint-Lazare en contournant le centre par Font d'Aurelle et une ligne 11 relie le centre au hameau de Font-Trouvé.
En , les quartiers ouest et sud nouvellement construits comme Estanove sont à leur tour mieux desservis tandis qu'un service nocturne est mis en place le week-end sur le tracé de la ligne 2 pour permettre aux voyageurs de rentrer des salles de spectacles.
+ Évolution du réseau de 1970 à 1977 1973 1977 1 : Comédie ↔ La Paillade 2 : Font d'Aurelle ↔ Croix d'Argent 3 : Cévennes ↔ Marché gare 4 : Notre-Dame-de-la-Paix ↔ Castelnau-le-Lez 5 : Plan des 4 Seigneurs ↔ Lemasson 6 : Font d'Aurelle ↔ Les Près d'arènes 7 : Comédie ↔ Aiguelongue 8 : Rimbaud ↔ Pompignane 9 : Comédie ↔ La Pergola 1 : Comédie ↔ Tritons (la Paillade) 2 : Pas du Loup ↔ Piscine (La Paillade) 3 : Cévennes ↔ Marché gare 4 : Cité Paul Valéry ↔ Castelnau-le-Lez 5 : Plan des 4 seigneurs / Zoo ↔ Lemasson 6 : Les Près d'arènes ↔ Font d'Aurelle 7 : La Chamberte ↔ Aiguelongue 8 : Moularès ↔ Pompignane 9 : Gare ↔ École de Commerce 10 : Celleneuve ↔ Saint Lazare 11 : Font-Trouvé ↔ La Pompignane
Extension au district de Montpellier En 1977, un nouveau maire est élu : Georges Frêche.. Afin de satisfaire les souhaits de la ville en matière de transport, le réseau est repris par une société d'économie mixte le : la Société montpelliéraine de transports urbains (SMTU).
En , la ligne 12 est créée entre la Comédie et la cité Mion puis en la ligne 10 est prolongée de Saint-Lazare à la Comédie afin de faciliter l'accès aux lycées.
La refonte du plan de circulation dans le centre-ville en 1981 affecte le réseau. Des couloirs de bus à contre-sens sont créés sur les axes mis en sens unique comme les avenues de Lodève et Clemenceau ; en la ligne 15 est créée entre la gare et le domaine de Grammont puis ultérieurement prolongée au Zénith Sud. L'année 1982 voit la création de trois lignes urbaines, tandis que les autres lignes continuent d'être étendues : en , la ligne 14 vient compléter la ligne 5 au sud-ouest et relie la place Albert aux Sabines par la gare puis en la navette gratuite de centre-ville, le « Guillem » ou ligne 16 voit le jour et en la ligne 19 vient renforcer la ligne 1 aux heures de pointe en empruntant un tracé express par l'avenue de la Liberté.
En , le réseau s'étend au delà des communes de Montpellier et de Castelnau-le-Lez pour desservir tout Montpellier District après que ce dernier a repris la compétence transport. Dix nouvelles lignes reliant la gare routière aux communes voient le jour, parfois par intégration tarifaire des autocars interurbains : 17 : Gare Routière ↔ Palavas-les-Flots 18 : Gare Routière ↔ Lattes 20 : Gare Routière ↔ Le Crès 21 : Gare Routière ↔ Vendargues 22 : Gare Routière ↔ Clapiers / Jacou 23 : Gare Routière ↔ Montferrier-sur-Lez 24 : Gare Routière ↔ Grabels 25 : Gare Routière ↔ Juvignac 26 : Gare Routière ↔ Saint-Jean-de-Védas 27 : Gare Routière ↔ Maurin 28 : Gare Routière ↔ Pérols
En et à la suite de la LOTI, le district reprend la gestion des transports scolaires. En , la commune de Baillargues rejoint le district et est desservie par la nouvelle ligne 29, toujours au départ de la gare routière puis en c'est au tour de Prades-le-Lez de rejoindre l'intercommunalité en bénéficiant d'un prolongement de la ligne 23. La ligne 5 est prolongée pour desservir Agropolis en 1984.
En 1986, le réseau se compose de desservant Montpellier, Baillargues, Castelnau-le-Lez, Clapiers, Grabels, Jacou, Juvignac, Lattes, Le Crès, Montferrier-sur-Lez, Palavas-les-Flots, Pérols, Saint-Jean-de-Védas et Vendargues :
1 : Gare ↔ La Paillade (Gênes) ; 2 : Pas du Loup ↔ La Paillade (Piscine) ; 3 : Cévennes ↔ Jeune Parque ; 4 : Bouisses ↔ Castelnau le Lez (Place de la Monnaie) / Castelnau le Lez (Devois) ; 5 : Agropolis Lycée Agricole / Agropolis CNEARC ↔ Cave Coopérative / Marquerose ; 6 : Plan des 4 Seigneurs ↔ Zone Industrielle ; 7 : Croix de Lavit / Mas de Neuville ↔ Martelle ; 8 : Pompignane Cité Rimbaud ↔ Moularès ; 9 : Gare ↔ LEP La Paillade ; 10 : Gare ↔ Leclerc ; 11 : Enclos des Lys / Aiguelongue ↔ Pinville ; 12 : Gare ↔ St Martin ; 14 : Les Sabines ↔ Albert ; 15 : Gare ↔ Château de Grammont ; 16 : Le Guilhem (navette de centre-ville circulaire) ; 17 : Gare Routière ↔ Palavas ; 18 : Gare Routière ↔ Lattes ; 19 : Gare ↔ La Paillade ; 20 : Gare routière ↔ Le Crès ; 21 : Gare routière ↔ Vendargues ; 22 : Gare routière ↔ Clapiers ↔ Jacou ; 23 : Gare routière ↔ Montferrier-sur-Lez ; 24 : Gare routière ↔ Grabels ; 25 : Gare routière ↔ Juvignac ; 26 : Gare routière ↔ Saint-Jean-de-Védas ; 27 : Gare routière ↔ Lattes ↔ Maurin ; 28 : Gare routière ↔ Pérols ; 29 : Gare routière ↔ Baillargues.
Du au , le prototype Renault Mégabus a été testé sur la ligne 1..