est une tribune d'un groupe de chercheurs initialement publiée dans The Wall Street Journal le , comme une réponse aux critiques du livre The Bell Curve de Richard Herrnstein et Charles Murray, qui était paru plus tôt la même année. La tribune défend les affirmations controversées d'Herrnstein et Murray's sur les rapports entre race et intelligence.
La tribune a été rédigée par Linda Gottfredson, une professeur de psychologie de l'éducation à l'Université du Delaware. Elle a été envoyée à 131 chercheurs que Gottfredsen décrit comme « experts sur l'intelligence et domaines de connaissance associés ». Sur ces 131, 52 ont signé la tribune, 48 ont retourné la demande avec un refus explicite de la signer, et 31 l'ont ignorée.
D'après une réponse en 1996 par l'ancien président de l'Association américaine de psychologie, Donald Campbell, seuls dix de ceux qui ont signé la tribune sont des experts de la mesure de l'intelligence. Le Southern Poverty Law Center a signalé que vingt des signataires, Gottfredson incluse, avait reçu des fonds du , une organisation suprémaciste blanche.
Les années suivantes, à la fois le contenu et l’interprétation de cette tribune ont reçu des critiques des scientifiques
Description , que l'on pourrait traduire par « De l'état actuel de la science sur l'intelligence », défend les thèses présentées dans le livre The Bell Curve, notamment sur l'importance de l'intelligence, son aspect génétique, et les différences observées entre les groupes ethniques, soit la thématique liée à la controverse sur les rapports entre race et intelligence. La tribune a été écrite par la psychologue et universitaire Linda Gottfredson.
Selon son auteure, il s'agit d'une réponse au traitement imprécis et trompeur qui était fait par les médias de l'état de la recherche dans le domaine de l'intelligence. Elle a été envoyée à 121 chercheurs, et signée et approuvée par 51 d'entre eux, professeurs d'université spécialisés dans le domaine de la recherche en intelligence, dont à peu près un tiers des membres du conseil d'édition du journal Editorial Board., dans lequel elle fut publiée à nouveau en 1997.
La publication du livre The Bell Curve avait d'abord déclenché une controverse puis une large levée de boucliers de journalistes et d'historiens qui l'accusèrent de présenter comme admises des idées qui seraient en fait rejetées par la majorité des scientifiques et d'encourager le racismeLeon J. Kamin, « Behind the Curve », Race & IQ édité par Ashley Montagu (1999). The Bell Curve and the Pioneer Fund, ABC World News Tonight, 22 novembre 1994 Stephen Metcalf, Moral Courage. Is defending The Bell Curve an example of intellectual honesty?, slate.com, 17 octobre 2005..
Thèses
définit l'intelligence comme une capacité mentale à analyser, comprendre et utiliser son environnement immédiat. La publication affirme que les tests d'intelligence, bien que ne mesurant pas la créativité, ni la personnalité ou d'autres différences psychologiques qui contribuent aux différences entre individus, est néanmoins un moyen fiable et valide pour mesurer l'intelligence et, bien qu'il existe une grande variété de tests d'intelligence, tous ces tests mesurent la même intelligence. Elle explique que la distribution relative du quotient intellectuel (QI) à travers la population générale peut être représentée en utilisant une gaussienne. La majorité des personnes aux États-Unis se regroupent aux alentours de 100 de QI. Un score de 70 ou moins indique un retard mental, alors qu'un score supérieur à 130 indique une intelligence élevée. Le QI mesurerait une caractéristique humaine d'une grande importance pratique et sociale qui serait constamment corrélée avec le niveau d'étude, la profession, et la réussite sociale et économiqueGottfredson (1997:14).. Bien que ce ne soit pas une vérité absolue, posséder un meilleur QI augmenterait grandement les chances de succès personnel dans la société américaine.
Toujours selon la publication, les tests d'intelligence ne sont pas culturellement biaisés contre les individus issus d'une minorité raciale ou ethnique, étant donné que des membres de toutes les races et ethnies peuvent être trouvés à tous les niveaux de QI. Néanmoins il y a des différences observables dans la distribution relative du QI selon les groupes. Le QI moyen des Blancs américains est de 100, les Juifs américains et Asiatiques américains ayant un score plus élevé, et les Hispaniques et Noirs ayant un score plus faible, 85 pour ce qui est de la moyenne afro-américaineThe report gives an average IQ of 85 for the African American population. See Gottfredson (1997:14)..
Concernant les différences entre individus, le QI entre les individus d'une même race ou d'un groupe ethnique, la publication affirme que les facteurs génétiques jouent un rôle plus important que les facteurs environnementaux. Cela ne signifie pas qu'un individu naisse avec un niveau d'intelligence prédéterminé et immuable car l'environnement joue aussi un rôle important dans la création de différences de QI entre individus. Néanmoins on ne saurait pas encore à quel niveau le QI peut être élevé via les changements dans l'environnement.
Concernant les différences de QI moyen entre les races et groupes ethniques, la publication admet qu'il n'y a pas de réponse certaine. Selon le rapport, la plupart des experts voient les facteurs environnementaux comme importants, bien qu'ils admettent aussi la possibilité de causes génétiques. En effet, lorsque le niveau socio-économique est contrôlé, les différences raciales de QI peuvent diminuer mais ne disparaissent pas pour autant (comme on aurait pu s'y attendre si les causes étaient purement environnementales).
La déclaration finale du rapport est la suivante :
Abrégé des vingt-cinq conclusions
Signataires connus
Critiques
L'opposition à cet article fut la même que pour le livre The Bell Curve. Ni le livre ni l'article n'ayant été traduits en français, la controverse ne s'étendit que peu jusqu'aux pays francophones où ce type de thèse est généralement vu comme strictement américaine puisque liée aux discriminations subies dans l'histoire des États-Unis par les Afro-Américains et à la thèse de l'hérédité du QI, elle aussi très « américaine » (voir Lewis Terman, )Inequality by Design. Cracking the Bell Curve Myth, Observatoire des inégalités..
Voir aussi Intelligence: Connaissances et inconnues (1996) Survey of Expert Opinion on Intelligence and Aptitude Testing (1987)
Notes et références Références
Bibliographie
Liens externes Mainstream Science on Intelligence: An Editorial with 52 Signatories, History, and Bibliography (1997). Editor's Note to Mainstream Science on Intelligence by Douglas K. Detterman (1997)
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