vignette|Conférence de George Siemens Le connectivisme est une théorie de l'apprentissage développée par George Siemens et Stephen Downes et basée sur les apports des nouvelles technologies. Elle s'appuie sur leur analyse des limites du béhaviorisme, du cognitivisme et du constructivisme afin d'expliquer les effets de la technologie sur la façon dont les gens vivent, communiquent et apprennent..

Sugata Mitra a mené une étude durant dix ans et démontre que les enfants sont capables d'apprendre (de coapprendre), seuls, sans professeur, c'est-à-dire par eux-mêmes avec un ordinateur, internet et/ou des supports de cours. Il conclut que l'éducation est un système qui s'auto-organise et où l'apprentissage est le phénomène émergent...

Les projets du Lifelong Kindergarten. du Massachusetts Institute of Technology, comme le logiciel Scratch. qui compte des millions de projets réalisés par des enfants du monde entier, dans une vision de partage, avec la capacité de reprendre les travaux des autres, de coapprendre et cocréer se basant sur la culture libre, ont pour mot d'ordre : « Comment les nouvelles technologies peuvent aider à prolonger le style d'apprentissage avec amusement aux personnes de tous âges, qui permet à chacun d'apprendre à travers la conception, la lecture et le partage. »Lifelong Kindergarten: Design, Play, Share, Learn.

Principes du connectivisme Un aspect du connectivisme est l'utilisation d'un réseau composé de nœuds et de connexions comme métaphore centrale de l'apprentissage.. Dans cette métaphore, un nœud est tout ce qui peut être connecté à un autre nœud : informations, données, sentiments, images, etc. L'apprentissage est le processus de création de connexions et de développement des réseaux. Toutes les connexions ne possèdent pas la même force dans cette métaphore, et nombre d'entre elles peuvent être assez faibles.

Pour George Siemens : papier séminal sur Connectivisme.

En d'autres termes, "savoir-faire" et "savoir-quoi" sont complétés par des "savoir-où" (c'est-à-dire savoir où trouver les connaissances quand c'est nécessaire), et le méta-apprentissage devient aussi important que l'apprentissage lui-même.

Principes essentiels L'apprentissage et la connaissance résident dans la diversité des opinions. L'apprentissage est un processus reliant des nœuds spécialisés ou des sources d'information. L'apprentissage peut résider dans des appareils (non humain). La capacité d'en savoir plus est plus critique que ce que l'on sait actuellement. Entretenir et maintenir des connexions est nécessaire pour faciliter l'apprentissage continu. La possibilité de voir les liens entre les domaines, les idées et les concepts est une compétence de base. Obtenir des connaissances précises et mises à jour est ce vers quoi tendent toutes les activités d'apprentissage connectivistes. La prise de décision est un processus d'apprentissage en soi. L'importance que l'on donne à une information est variable dans le temps, selon les modifications de l'environnement de cette information.

Connectivisme et nouvelles technologies

Dans son discours sur les nouvelles technologies., le philosophe Michel Serres, ne retient, parmi les nouveaux apports possibles qu'elles offrent, qu'un seul élément : celui de l'espace. Pour Clive Thompson, les nouvelles technologies prennent peu à peu le pas sur des facultés de notre cerveau, qui sont finalement « externalisées »Wired : Your Outboard Brain Knows All, .

Pour répondre aux problèmes soulevés par Clive Thompson, Jamais Cascio propose une singularité se basant sur l'accès-libre. Selon lui, l'ouverture et la culture libre sont des choix politiques important pour l'avenirOpenness and the Metaverse Singularity by Jamais Cascio, Originally presented at Singularity Summit 2007, September 8, 2007. Reprinted with permission on KurzweilAI.net November 7, 2007. .

Méthodes d'enseignement connectiviste Ce sont des méthodes mobilisées dans une partie des MOOC

En 2008, Siemens et Downes ont donné un cours, gratuit et ouvert à tous, intitulé "Connectivisme et connaissance connective", dans lequel ils enseignaient le connectivisme tout en l'utilisant comme une méthode d'enseignement. Ce type de cours a été nommé « Massively Open Online Course » (« Cours en ligne massivement ouvert » en français, jouant sur l'expression et l'acronyme "Massively Multiplayer Online Game" ou MMO). Tout le contenu du cours était disponible à travers des flux RSS et les étudiants pouvaient utiliser les outils de leur choix pour participer, tels que des réunions en ligne, des discussions dans Moodle, des messages de blog, ou encore via le jeu Second Life.

Méthodes connectivistes selon Siemens Georges Siemens a proposé sur son blog plusieurs pratiques connectivistes, destinées aux professeurs et enseignants. Il conseille :

Comparaison avec les autres théories de l'apprentissage

Selon George Siemens, les points suivants distinguent le connectivisme des autres théories de l'apprentissageGeorge Siemens, Qu'est-ce que Connectivisme?, Septembre 12, 2009, licence sur Twitter : Selon Siemens, les théories actuelles de l'apprentissage ne tiennent pas compte du développement de nouvelles connaissances. Le connectivisme et l'apprentissage en réseau se basent eux sur une expansion continue des connaissances et chaque nouvelle connexion donne accès à de nouveaux savoirs. De plus, la somme des connaissances étant de plus en plus importante, une théorie de l'apprentissage est une théorie qui devrait fournir un moyen de considérer davantage que l'acte d'apprentissage lui-même et informer sur la façon dont les processus de création de l'information interagissent et évoluent entre eux. Le connectivisme insiste sur la primauté de la connexion et suggère que la compréhension de l'apprentissage se trouve dans la compréhension de comment et pourquoi les connexions se forment (à différents niveaux : neuronal, cognitif/conceptuel et social). Les autres formes d'apprentissage reposent sur une connexion initiale à quelque chose (une personne, un concept, une idée, etc.) Selon Siemens, les théories existantes tel que béhaviorisme, constructivisme ou cognitivisme, ne s'imposent pas comme des idées totalement achevées et originales, mais sont uniques par la manière dont elles rassemblent des recherches et des concepts à un moment précis de leur vie. Le connectivisme, selon lui, assemble des concepts de différents domaines, qui vont de Dewey à von Glasersfeld et à Papert (neurosciences, sciences cognitives, théorie des réseaux, etc.), d'une nouvelle manière. Il accorde qu'il s'agit d'un mélange maladroit mais qu'autant de preuves existent pour soutenir les idées clés du connectivisme que pour toute autre théorie de l'apprentissage.

Les critiques du connectivisme Le connectivisme a été accueilli de façon critique sur plusieurs fronts. Selon Pløn Verhagen, le connectivisme n'est pas une théorie d'apprentissage, mais est plutôt une vue "pédagogique"20a% 20new Connectivisme 20theory.pdf% : une nouvelle théorie de l'apprentissage?, Pløn Verhagen (Université de Twente), Novembre 2006. Il ajoute que les théories de l'apprentissage devraient porter sur la façon dont les gens apprennent alors que le connectivisme s'intéresse à ce qui est appris et pourquoi c'est appris. Bill Kerr estime que, bien que la technologie affecte l'environnement d'apprentissage, les théories de l'apprentissage existantes sont suffisantes-discontinuity.html qui discontinuité radicale? , Bill Kerr, Février 2007.

Il a également que le connectivisme peut être considéré comme une branche du constructivisme appelée constructivisme social.

Références

Voir aussi

Liens internes Pensée complexe Constructivisme (psychologie)

Liens externes Transcription française d'une présentation de George Siemens sur le thème : Connectivisme : Les musées en tant qu’écologies d’apprentissage. Conférence / connectivisme : George Siemens, François Guité Connectivisme : Théorie de l'apprentissage ou passe-temps pour l'auto-amusé?

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